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Top secret! La guerre froide aérienne Algéro-Marocaine

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  • Top secret! La guerre froide aérienne Algéro-Marocaine




    Si tout le monde ou presque se doute de l’existence d’une “guerre froide”, toujours persistante, entre l’Algérie et le Maroc, très peu en connaissent le volet aérien.
    De 1975 au début des années 90, une intense activité aérienne, parfois ponctuée de combats, a eu lieu sur la bande frontalière Algéro-Marocaine. Ceci sans parler des efforts anti-aériens entrepris par le Polisario, sur ses terres, contre le Maroc et qui a pratiquement décimé l’aviation Alaouite.

    Par deux fois des avions portant la cocarde rouge ont essayé d’user un supposé droit de poursuite contre des éléments du Polisario en territoire Algérien, on été abattu, selon le site “ejection history” qui recense les crash (accidentels ou pas) d’avions militaires dans le monde.
    L’écrivain et journaliste, spécialiste de l’aviation, Tom Cooper raconte l’histoire d’un Mirage F1 marocain qui, en 1986, se mit à poursuivre une colonne sahraoui à l’intérieur du territoire Algérien. Immédiatement détecté, il fut pris en chasse par deux Mig 21 Algériens qui le guidèrent vers la zone de couverture d’une batterie anti-aérienne. Le Mirage F1, illuminé par le radar mais volontairement épargné a du s’engager dans des manœuvres évasives, larguant au passage et en urgence, réservoirs de carburant et armement. La batterie Algérienne l’aura laissé s’épuiser jusqu’à ce que le pilote décide de fuir au Maroc.

    Les actions les plus spectaculaires de l’AAF furent l’oeuvre de Mig 25. L’avion de chasse le plus rapide de l’histoire et volant le plus haut avait été acquis par l’Algérie au début des années 80 pour se doter de réelles capacités d’interception contre des ennemis ayant une aviation moderne (France, Israel ..) et pour effectuer de la reconnaissance loin des frontières sur les pays limitrophes et même ceux se trouvant sur l’autre rive de la Méditerranée.
    En 82 ou 83, les forces royales de l’air (FRA) ragaillardies par un un exercice aérien commun avec l’US Air Force se sont mis à voler de façon agressive et provocatrice tout au long de la frontière Algéro-Marocaine. L’Etat Major des forces aériennes décide alors de sortir le grand jeu, pour ce faire un Mig 25 fut secrètement déployé à Tindouf, arrivé à basse altitude et de nuit de d’Ain Ouessara. La configuration de la base aérienne de Tindouf est simple, la piste est dirigée vers le Maroc et généralement les avions les moins agiles la prennent à contre sens ou bien bifurquent rapidement afin de ne pas se retrouver de l’autre coté de la frontière. Les Algériens avaient pris l’habitude de monitorer les exercices Américains et Marocains ont attendu que tous les appareils se posent pour faire décoller le Mig25, qui prit rapidement vitesse et altitude, traversa de part en part le Maroc, puis, au dessus de l’atlantique, opéra une boucle et revint par le même chemin à sa base d’origine. Les Marocains tétanisés, n’ont fait décoller aucun de leurs chasseurs ni même activés leur défense aérienne. Depuis, raconte Tom Cooper, leurs vols sont devenus plus “diplomatiques”.

    Il est rapporté aussi que plusieurs missions de reconnaissance Mig 25, furent entreprises au dessus du Maroc, pour ce faire, les Mig 25 décollaient de leur base d’attache de Ain Ouessara, allaient plein nord à toute vitesse (imaginez 80 kilomètres par minute), bifurquaient en méditerranée vers l’Ouest en survolant l’Andalousie pour traverser enfin du Nord au Sud le Royaume Allaouite et revenir à Tindouf. Entre temps l’opération aura affolé les défenses aériennes de plusieurs pays, qui ne pouvaient rien contre les performances de l’oiseau gris bleu. Ce sont ces survols intempestifs qui ont poussé l’Espagne à acquérir en urgence des F18 et une frégate Aegis.
    Depuis les années 90 et avec la dégradation de l’aviation Marocaine doublée de l’édification du Mur au Sahara Occidental, les tentatives d’intimidations Marocaines se sont réduites, les FAR comme les FRA se contentant de vivre à l’ombre du Mur de sable, loin des positions Algériennes qui ont su, depuis 1962, garantir l’inviolabilité du territoire national.

    Menadefence

  • #2
    La configuration de la base aérienne de Tindouf est simple, la piste est dirigée vers le Maroc et généralement les avions les moins agiles la prennent à contre sens ou bien bifurquent rapidement afin de ne pas se retrouver de l’autre coté de la frontière. Les Algériens avaient pris l’habitude de monitorer les exercices Américains et Marocains ont attendu que tous les appareils se posent pour faire décoller le Mig25, qui prit rapidement vitesse et altitude, traversa de part en part le Maroc, puis, au dessus de l’atlantique, opéra une boucle et revint par le même chemin à sa base d’origine. Les Marocains tétanisés, n’ont fait décoller aucun de leurs chasseurs ni même activés leur défense aérienne. Depuis, raconte Tom Cooper, leurs vols sont devenus plus “diplomatiques”.
    plus jeune ,le paternel qui était à Tindouf vers 77/78 m'avait raconté cette histoire dans les années 80 .
    le MIG 25 est un avion incroyable , l'un des plus rapide intercepteur jamais construit , la Russie avait proposé d'échanger ces avions contre des MIG 29 plus récents et plus modernes ,l'Armée de l'air Algérienne a toujours refusé.
    Dernière modification par xenon, 25 novembre 2022, 13h11.
    ارحم من في الارض يرحمك من في السماء
    On se fatigue de voir la bêtise triompher sans combat.(Albert Camus)

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    • #3
      pourquoi les russes ne peuvent pas construire des MIG 25 ??

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      • #4
        Il y'a le Mig 31 , c'est aussi un intercepteur.
        Le mig31K ...avec le missile kinjal peut faire mal au porte avion.
        Maintenant que le Mig 25 a été retiré de Anp , pourquoi l'Algérie n'opte plus pour un nouvel intercepteur ?

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        • #5
          ice berg

          ​​​​​
          pourquoi les russes ne peuvent pas construire des MIG 25 ??
          Ce n'est pas qu'il ne soit pas possible de construire un appareil aux mêmes caractéristiques de nos jours, mais plutôt que le coût d'un tel développement serait inadéquat avec un besoin qui est devenu aujourd'hui obsolète. Pour faire simple :

          Dans le domaine de la reconnaissance, un tel appareil offrait à l'époque des atouts incomparables car il permettait de survoler n'importe quel espace prèsque en toute impunité car les systèmes de défense aérienne courants à l'époque ne pouvaient pas atteindre des cibles d'une telle vitesse à une telle altitude. De nos jours, ces limites ont été dépassées alors que le même boulot peut-être effectué -bien plus rapidement et avec bien plus de précision- par les satellites ou par les drones de reconnaissance, à un coût bien moindre, sans exposer la vie des équipages.

          En matière d'interception, la spécificité du MiG-25 à l'époque était sa vitesse hors du commun couplée à l'usage de missiles dont la portée n'avait pas encore d'équivalent (40 km), ce qui lui permettait de frapper avant même d'être vu. Mais la donne à changé de nos jours, et ce qu'offrait jadis cet avio n'est plus, alors que la contre-partie des avantages en question est qu'il s'agit d'un appareil très lourd, incapable de manœuvrer en combat rapproché, coûteux en maintenance à cause de ses conditions d'utilisation extrêmes et très gourmand en carburant ... etc.

          Bref, c'est tout simplement un magnifique avion ... d'un autre temps.
          "L'armée ne doit être que le bras de la nation, jamais sa tête" [Pio Baroja, L'apprenti conspirateur, 1913]

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          • #6
            Plus besoin de ce genre d'avion hors du commun.
            Un R36M ou R77-1 fait le job en BVR.
            Le sol c'est la patrie, améliorer l'un c'est servir l'autre.
            L' agriculture.

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            • #7
              Monsieur
              pourquoi l'Algérie n'opte plus pour un nouvel intercepteur ?
              Parcequ'avec le Su-30MK, le choix qui a été fait est celui d'une flotte faite presque totalement d'appateils multi-rôles et, à la base, le Su-30 dérive du Su-27 qui est un intercepteur. Le MiG-25 est un cas à part et il ne peut être comparé à rien de ce qui existe de nos jours.

              Sinon, un parc aérien militaire coûte très cher de nos jours, et prèsque plus personne ne peut plus se permettre d'opérer une myriade de modèles spécialisés exclusivement en ceci ou en cela, surtout que la technologie actuelle permet de faire en sorte qu'un avion soit capable de réaliser un spectre de missions beaucoup plus large qu'il y a 30 ou 40 ans.
              "L'armée ne doit être que le bras de la nation, jamais sa tête" [Pio Baroja, L'apprenti conspirateur, 1913]

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