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Coup dur pour Mobilart

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  • Coup dur pour Mobilart

    Le fameux projet de Mobilart à Oran Bahia Center composé de 4 tours d’appartements haut-standing est sérieusement compris suite à l’affaire des transferts illégaux de devises vers l’Espagne.


    ________________________________________________
    Extrait de :

    Alger et Oran, villes privilégiées des passeurs de devises

    El-Watan
    11-08-2009
    Salima Tlemçani

    Le scandale a finalement fait tache d’huile dans le milieu des affaires oranais et assène un sérieux coup à Mobilart un des plus importants promoteurs immobiliers de la ville. Il est le créateur d’un ensemble de quatre tours en verre, type haut standing qui domine le front de mer, pour un montant de 12 milliards de dinars, construit sur un terrain déclaré par le maire de la commune inconstructible en 1957. Mais le patron de Mobilart explique que « les techniques de construction ont depuis beaucoup évolué pour rendre l’assiette foncière apte à recevoir des tours à plusieurs étages ». Le chantier d’El Bahia Center est unique, dans sa conception nouvelle destinée à une clientèle à la recherche de haut standing, reste l’un des plus importants projets immobiliers de la région. Mais, « l’élan » est vite interrompu avec l’affaire des devises, parce que l’entreprise est désormais dans l’œil du cyclone, depuis que le nom de son patron a été porté par les autorités espagnoles sur la liste des personnes ayant enfreint la législation du contrôle des changes. Toute la marchandise qu’elle importe est bloquée par les services des douanes alors qu’une mesure d’interdiction de commerce extérieur a été notifiée par la Banque d’Algérie à toutes les banques qui hébergent ses comptes, bloquant toute opération d’acquisition de matériaux pour les chantiers.

    A ces décisions, est venue s’ajouter celle des impôts relative à une vérification approfondie de sa situation fiscale. Une vérification élargie, nous dit-on, aux acquéreurs des appartements standing des tours, dont les prix d’achat n’auraient pas été totalement déclarés. C’est en fait, une cascade de mesures qui risquent de mettre à genoux l’entreprise, déjà fortement secouée par les rumeurs les plus fortes sur sa faillite. L’un de ses avocats explique que dans cette affaire, il y a une confusion entre la personne physique, dont le nom a été listé par les Espagnols et la personne morale qu’il dirige et qui est Mobilart. Ce qui, pour lui, cause un préjudice énorme à tous les projets de la société et provoque également la panique chez les clients potentiels. Il reconnaît avoir fait passer une somme ne dépassant pas les 600 000 euros, pour faire face à la bureaucratie comme le font tous les opérateurs algériens confrontés aux lenteurs bancaires en matière de crédit documentaire. Pour notre interlocuteur, la majorité des importateurs utilise le cash par le transfert de devise en petites sommes, remises aux fournisseurs étrangers. La somme en litige est pour lui très minime par rapport à ce que brasse Mobilart. Ce qui le laisse croire qu’il y a quelque part une volonté de pousser celle-ci à mettre la clef sous le paillasson. D’autant, explique la source, que des rumeurs ont déjà imputé le retrait de la commande de Sonatrach. « Or, la compagnie, qui devait acheter deux tours, s’est désistée, à la suite d’une mésentente avec son partenaire saoudien. » En tout état de cause, Mobilart a fini par privilégier la voie de la transaction, qui lui permet de payer aux services des douanes une amende évaluée à 30% du montant du corps du délit, qui permet de surseoir aux poursuites pénales, en attendant l’examen du dossier par le comité national de transaction. Si Mobilart est la seule entreprise qui a opté pour la voie de la transaction, les autres entreprises et opérateurs attendent plutôt la décision de la justice.
    Dernière modification par shadok, 11 août 2009, 13h15.
    Un seul Héro, le Peuple !
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