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Une LFC pour financer les mesures de Bouteflika

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    Le gouvernement revoit sa copie après la contestation sociale
    Une LFC pour financer les mesures de Bouteflika

    Par : Nadia Mellal

    Le recours à une LFC vient “apporter des correctifs à des décisions exceptionnelles prises durant un exercice donné”, a expliqué le ministre des Finances.

    Une loi de finances complémentaire (LFC) pour 2011 est actuellement en cours d’élaboration. L’annonce a été faite, jeudi, par le ministre des Finances, Karim Djoudi, lors d’une séance plénière du Sénat consacrée aux questions orales.
    Interrogé sur les raisons de cet énième recours à une loi de finances complémentaire, le membre du gouvernement a expliqué que “ce correctif budgétaire a été rendu nécessaire par le besoin d'inscrire dans le budget de l'État les incidences financières engendrées par les nouvelles mesures prises dernièrement par le Conseil des ministres pour relancer l'emploi et l'investissement”.
    Pressé par les questions des journalistes sur les fondements du recours à la LFC, le ministre fera remarquer que “le recours à une loi de finances complémentaire ne signifie pas un manque de visibilité en matière de prévisions des finances publiques du pays.
    Le recours à une LFC vient apporter des correctifs à des décisions exceptionnelles prises durant un exercice donné”. Pour se faire plus explicite, il indiquera qu’“avec la mise en œuvre de ces décisions, en plus des dépenses du programme d'équipement, le budget de fonctionnement de l'État sera appelé à augmenter”.
    Interrogé sur de plus amples détails sur les autres dispositions de la prochaine LFC, M. Djoudi relèvera qu’elle “va aussi consacrer certaines dispositions légales”, mais sans pour autant donner plus de précisions. Évoquant la hausse maintenue des recouvrements de la fiscalité ordinaire, le ministre fera observer que “notre objectif est de maintenir le rythme de croissance de la fiscalité ordinaire pour arriver à couvrir toutes nos dépenses de fonctionnement avec les recouvrements de cette fiscalité”.
    Dans ce cadre, le ministre des Finances soutiendra que les investissements consentis par l'État dans les infrastructures n'ont pas une grande rentabilité économique mais une utilité sociale.
    “Les investissements s'adressant au marché au titre de l'accompagnement par l'État du secteur privé sont en mesure de créer cette rentabilité”, dit-il. Abordant dans le même temps la prime de zone, en réponse à une autre question orale, le ministre des Finances annoncera que “toutes les indemnités et primes des fonctionnaires et agents contractuels, y compris la prime de zone ont été mobilisées et seront calculées sur des salaires de base appliqués à partir du 31 décembre 2007”.
    Expliquant que cette mesure touchera l'ensemble des secteurs de la Fonction publique, le ministre dira que la “révision des systèmes indemnitaires se fait actuellement en deux étapes : la première consiste en la révision des systèmes indemnitaires de tous les secteurs, en calculant les indemnités et primes accordées sur la base des nouveaux classements. L'augmentation de la prime de zone sera prise en charge dans la deuxième étape de la révision des systèmes indemnitaires relatifs à la région du Sud”.
    Dans ce contexte, le ministre des Finances n'écarte pas, par ailleurs, une poussée inflationniste en 2011. “Cette poussée sera engendrée par les augmentations de salaires décidées par les pouvoirs publics”, précise-t-il, avant de faire observer : “Si l'argent injecté dans le cadre de l'augmentation des salaires sera dépensé d'un seul coup par les ménages, il pourrait provoquer une pression sur la demande interne qui va se traduire par une hausse des prix de certains produits”.
    Aussi et dans le but de trouver un palliatif par rapport à cette situation, le membre du gouvernement recommande “la transformation des rappels au titre du régime indemnitaire de 2008, 2009 et 2010 en épargne, dans la perspective d'utiliser celle-ci notamment dans les dispositifs de soutien à l'accession au logement”.
    Intervenant, en outre, par rapport à la question du rachat de Djezzy, le ministre des Finances a expliqué qu’“OTH est le seul interlocuteur de l’Algérie dans les discussions pour le rachat de Djezzy”.
    Sollicité pour plus de précisions à propos de l’éventuelle association de Vimpelcom, actionnaire d’OTH à la prise de décision, le ministre notera que “nous avons, en ce qui concerne le rachat d’OTA, un seul interlocuteur en matière de licence, en l'occurrence OTH”.
    Interrogé dans ce cadre sur les actionnaires de Vimpelcom qui ont approuvé la fusion de leur groupe avec l’italien Wind Telecom qui détient 51% d’OTH, le ministre dira que “nous n’avons pas à intervenir dans ce genre d’opérations financières et nous n’avons pas à les apprécier ni à intervenir dans le choix des actionnaires des sociétés étrangères”.
    Liberté
    Mieux vaut un cauchemar qui finit qu’un rêve inaccessible qui ne finit pas…
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