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La guerre américaine contre la Russie est déjà en cours, par Paul Craig Roberts

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  • La guerre américaine contre la Russie est déjà en cours, par Paul Craig Roberts

    Paul Craig Roberts interviewé par la Voix de la Russie le 27 juin 2014

    Je rappelle que cet économiste et journaliste paléoconservateur américain a été sous-secrétaire au Trésor dans l’administration Reagan (1981-1982), et est un des pères fondateurs des Reaganomics. Il a également été rédacteur en chef adjoint au Wall Street Journal. Il est l’actuel président de l’Institute for Political Economy (Institut des sciences économiques). Sa vision décape, en général…
    La Voix de la Russie : les médias américains se font l’écho d’un mécontentement croissant face à la politique étrangère du président Obama, tant du côté républicain que du côté démocrate. Lorsque le sénateur Ted Cruz a pris la parole à Washington au cours de la conférence de la Faith and Freedom Coalition, il a affirmé : « notre politique étrangère est en voie d’effondrement, et partout dans le monde, la situation empire ». Le dernier sondage New York Times/CBS News révèle une défiance croissante envers la politique du président, 58 % des Américains désapprouvant sa politique étrangère. Qu’est-ce qui met les Américains mal à l’aise ?

    Paul Craig Roberts : il est fort possible que les Américains soient en train de se rendre compte qu’on leur ment. Il existe aujourd’hui d’autres sources d’information que les médias occidentaux anglophones. Pour prendre un exemple, le compte-rendu que les Etats-Unis présentent de l’Ukraine est un mensonge évident. Il faut du temps aux gens pour prendre conscience qu’on leur ment. Je pense que la majorité ne s’en apercevra jamais, mais qu’une proportion significative, elle, le fera.

    Nombre de mécontents seraient dès lors mus par des motifs économiques domestiques. Ils réclameraient que les ressources dilapidées dans des guerres soient réallouées aux besoins intérieurs au lieu d’être affectées à des guerres et encore des guerres. Par exemple, la crise irakienne est réapparue et il y a de nombreux débats au sujet de l’envoi de troupes dans les pays baltes et en Europe de l’Est pour prévenir la « menace russe ».

    Le contexte interpelle les gens dont les revenus stagnent, qui ne trouvent pas d’emploi, ou qui sont pénalisés par les lourdes dettes contractées pour financer leurs études, par les coupes sombres dans les indemnisations chômage, par les menaces qui pèsent sur la sécurité sociale, sur le système de santé publique (qui n’en est pas vraiment un, mais il y a des gens qui en ont besoin). Dans ce contexte, lorsque de nouveaux remous à l’étranger conduisent à de nouvelles guerres, nombre d’Américains y voient un surcroît de difficultés économiques. Cela fait maintenant treize ans que les Etats-Unis sont en guerre. Tout cela engloutit des trilliards de dollars sans résultat. Voilà la principale source de ressentiment : aux Etats-Unis, les gens souffrent pour des guerres en lesquelles ils ne croient plus.

    VDLR : mais où se situe la logique de ces guerres interminables ?

    PCR : elles ont plusieurs causes qui s’entretiennent mutuellement. L’une de celles-ci est que l’idéologie néoconservatrice est parvenue au sommet de sa puissance avec l’effondrement de l’Union soviétique. Cette idéologie part du principe que l’Histoire a placé les Etats-Unis à la tête de la planète, qu’il n’existe pas d’alternative au système politico-économique américain, et que ce choix de l’Histoire confère aux Etats-Unis une prérogative hégémonique mondiale.

    Il s’agit là d’une idéologie radicale, la plus radicale que les Etats-Unis aient jamais connue.

    Il y a une seconde raison : le complexe militaro-sécuritaire. Il s’agit là d’un groupe d’intérêts privés d’une taille et d’une puissance impressionnantes, qui englobe des composantes étatiques comme les agences de sécurité – CIA, Département de la sécurité intérieure, FBI, Pentagone. Chaque année, il absorbe des centaines de milliards de dollars, peut-être bien près d’un trilliard.

    Pour ce groupe d’intérêts, cet argent est crucial. Une partie de l’argent du contribuable est recyclée, retourne au Congrès, aux candidats à la présidence sous forme de contributions aux campagnes électorales, garantissant leur élection et leur réélection. Il s’agit là d’un deuxième puissant levier, dont les intérêts matériels sont alimentés par les guerres et les menaces de guerres.

    Et il y a un troisième puissant groupe d’intérêts, le lobby israélien. Nombre de néoconservateurs sont Juifs, voire citoyens américains-israéliens. Presque tous sont très proches d’Israël. Par ailleurs, l’idéologie néoconservatrice d’hégémonie américaine va de pair avec ces treize ans de guerres au Moyen Orient. En effet, ces guerres présentent l’avantage subsidiaire d’éliminer des états arabes non alignés avec les Etats-Unis et Israël et qui, au Moyen Orient, sont des garde-fous potentiels contre la politique expansionniste d’Israël.

    Ces trois facteurs forment un tout, s’inter-entretiennent et impliquent globalement les mêmes individus.

    VDLR : ainsi, vous affirmez que cette politique est conçue, pour l’essentiel, par un lobby israélien. Pourtant, la politique américaine au Moyen Orient peut être à double tranchant pour Israël.

    PCR : effectivement, cette politique possède un effet pervers. Certains analystes ont tenté d’avertir les néoconservateurs du caractère artificiel des frontières moyen-orientales, que l’on retrouve en Afrique, où les frontières ont été tracées par les colonisateurs européens, essentiellement Anglais et Français. Vous avez donc des pays qui comportent une majorité chiite et une minorité sunnite, et des pays qui présentent la configuration inverse, une majorité sunnite et une minorité chiite. Cela rappelle les frontières africaines, dont le tracé a placé dans le même pays deux tribus rivales, traditionnellement ennemies. Ces frontières n’ont pas grand sens. Il n’y a que des Occidentaux ignorants pour en être les artisans.

    Le choc entre branches de l’Islam a été étouffé par des régimes laïcs forts comme celui de Saddam Hussein ou celui d’Assad en Syrie. En renversant ces gouvernements, on ranime le conflit.

    Sans surprise, l’ISIS – ou ISIL – veut redessiner les frontières [NDT : Islamic State of Iraq and Syria ou encore Islamic State of Iraq and the Levant]. En cas de succès islamiste, une partie des territoires de Syrie et d’Irak formera un nouvel état. S’il est encore trop tôt pour dire s’ils réussiront ou non, il existe néanmoins une dynamique créative qui s’affranchit des artifices mis en place par les empires coloniaux.

    L’une des raisons pour lesquelles l’éclatement de l’Irak et de la Syrie n’a pas été perçu comme un risque pour Israël est que les stratèges israéliens et néoconservateurs se sont dit : c’est tout bénéfice ; si nous brisons ces états et qu’ils implosent, eh bien cela fera autant d’états constitués en moins pour mettre des bâtons dans les roues d’Israël.

    Sur les ruines de l’Irak et de la Syrie se dresseront des factions en guerre, tout comme en Libye aujourd’hui. Or un Etat dépourvu de gouvernement central cesse d’être une menace pour Israël. Nous encourageons donc la destruction de ces entités politiques opposées au rapt de la Palestine par Israël. L’Irak n’a plus de gouvernement, il n’a plus que des factions en guerre, tout comme la Libye, ou comme la Syrie où Washington agit de manière identique.

    Voilà comment les Israéliens et les néoconservateurs voient les choses. Ces insensés ne voient aucune menace dans la destruction d’états musulmans laïcs, ils n’y voient que la dislocation de pays unifiés susceptibles de présenter une forme ou une autre d’opposition aux desseins israéliens et américains.

    VDLR : mais alors, le gouvernement et les institutions étatiques se verraient-ils remplacés par des mouvances politiques paramilitaires, celles-là même que nous qualifions d’extrémistes et auxquels nous faisons face aujourd’hui ? Ces entités ne représenteraient-elles pas une menace encore plus grande que celle de gouvernements constitués ? Ou bien ces gens croient-ils qu’ils sont capables de les contrôler plus ou moins ?

    PCR : non, ils ne peuvent pas les contrôler. Oui, ces mouvances sont dangereuses, parce qu’elles ne sont pas laïques. Certains d’entre nous avaient prévenu, mais nous avons été ignorés parce que les Israéliens et les néoconservateurs voyaient en la dislocation de ces pays l’affaiblissement d’une menace.

    VDLR : l’idéologie néo-conservatrice et son credo de mission universelle tels que vous les avez dépeints ne présentent-t-ils pas d’étonnantes similitudes avec, l’idéologie marxiste communiste ?

    PCR : Oui, absolument. L’histoire a investi les Etats-Unis d’une mission. Aux yeux des marxistes, c’est le prolétariat qui joue ce rôle. Aux yeux des néoconservateurs, c’est Washington.

    VDLR : ces deux idéologies auraient-elles une racine commune ?

    PCR : non, je le pense pas ; mais leurs conséquences sur le monde sont comparables parce dans les deux cas, le pays qui professe cette idéologie est animé d’une volonté de s’imposer à d’autres pays et de s’y implanter, parce qu’il se perçoit comme le référent légitime. C’est en ce sens que les idéologies marxiste et néoconservatrice sont comparables, même si leurs racines sont distinctes.

    Je note par ailleurs que cette notion de monde unipolaire et d’unique superpuissance américaine va dans le sens des intérêts de la finance. Je les ai éludés dans mon triptyque, mais ils en sont en quelque sorte un quatrième élément, du fait de l’hégémonie financière américaine actuelle. Cette hégémonie financière est ce qui permet à Washington d’imposer des sanctions à d’autres pays.

    Si votre devise n’est pas la devise planétaire et que vous n’êtes pas aux manettes du système mondial de paiements, vous ne pourrez imposer de sanctions. Ce pouvoir de sanction place vos institutions financières en position de primauté sur les institutions des autres pays. L’idéologie que j’évoque séduit également Wall Street et les grandes banques, parce qu’elle leur garantit de même l’hégémonie.

    VDLR : cela m’incite à m’interroger : tout ce qu’ont fait les Etats-Unis ces dix bonnes dernières années n’a fait que renforcer la Chine, que les Etats-Unis semblent identifier comme leur premier adversaire. Etait-ce là un calcul, ou était-ce involontaire ? Vous évoquez le système financier. Les Chinois commencent à envisager de promouvoir leur propre devise comme nouvelle monnaie de réserve sur le marché mondial. Cela est largement le résultat de toutes ces crises provoquées par les Etats-Unis.

    La suite...
    L'Homme s'obstine à inventer l'Enfer dans un monde paradisiaque. Jacques Massacrier

  • #2
    PCR : ce que les Etats-Unis ont fait, et qui a apporté à la Chine son démarrage économique, a été de délocaliser les emplois de l’industrie manufacturière. Celle–ci a été transférée à l’étranger par les capitalistes, sous la pression de Wall Street, dans le but d’abaisser le coût du travail et d’atteindre des gains plus élevés pour les actionnaires, pour Wall Street et pour les dirigeants via les bonus. Du point de vue des intérêts nationaux, il s’agissait là d’une politique à très courte vue, mais elle allait dans le sens des intérêts de Wall Street et dans celui des intérêts individuels des dirigeants des grandes sociétés.

    Une fois que la Chine a capté la technologie américaine et le savoir-faire américain en affaires, elle s’est trouvée libérée de la prééminence économique américaine. De fait, en termes d’industrie manufacturière, la Chine possède maintenant une économie beaucoup plus puissante que celle des Etats-Unis.

    Un autre facteur a contribué à affaiblir le système économique américain : l’essor de l’Internet à haut débit. Il est maintenant possible, dans le domaine des professions de services comme l’ingénierie, le développement logiciel, l’informatique, ou tout type de travail ne nécessitant pas d’être effectué sur site, de réaliser celui-ci n’importe où dans le monde puis de le livrer via l’internet à haut débit.

    Cela a permis à des pays comme l’Inde et la Chine de positionner leurs prestataires à des postes jusque-là occupés par des diplômés d’universités américaines. Une fois de plus, il y a là une réduction des coûts pour les grandes sociétés, cela plait à Wall Street, cela optimise les profits.

    C’est de là que provient l’essor de la Chine. C’est une conséquence involontaire de la globalisation. Là encore, certains d’entre nous ont prévenu, cela fait dix ou quinze ans que je mets en garde, mais ils n’écoutent pas. Ils disent – bah, tout cela n’est que du libre échange, cela nous sera profitable d’une manière ou d’une autre. Il est évident qu’ils avaient tort, ce n’est pas du libre-échange et nous n’en avons pas tiré profit.

    VDLR : cela implique-t-il que, si l’on met en regard les intérêts des grandes sociétés et les intérêts nationaux, les intérêts nationaux pourraient bien être de plus en plus perdants face aux grandes entreprises ?

    PCR : il n’y a plus d’intérêt national américain au sens propre du terme. Il y a l’intérêt de ces puissants groupes d’intérêts. De récentes études menées par des universitaires ont conclu que la population américaine est quantité négligeable dans les décisions politiques gouvernementales. La conclusion de cette étude, qui s’est penchée sur des milliers de décisions gouvernementales, est que le peuple américain compte pour zéro dans le processus de décision politique.

    Autrement dit, en ce qui concerne la prise en compte de l’intérêt de la population ou de l’intérêt national, rien n’est fait. Ce qui est fait l’est au profit d’une demi-douzaine de puissants groupes d’intérêts. Je vous ai parlé des quatre qui sont selon moi les plus puissants en termes de politique étrangère.

    Sous cet angle, les Etats-Unis se vulnérabilisent de nombreuses manières. Voyez par exemple la politique économique. Cela fait des années que pour soutenir une poignée de grandes banques, la Réserve fédérale crée des trilliards de dollars, de nouveaux dollars.

    Cette création de dollars dévalue les dollars déjà existants détenus par des gens du monde entier. Ces gens observent et se demandent : que vont valoir mes actifs en dollars si la Réserve fédérale crée autant de nouveaux dollars chaque année ?

    De là est née l’idée de sortir du dollar comme monnaie de réserve mondiale. Lorsque la valeur réelle des instruments financiers libellés en dollars est menacée et que cela s’ajoute à l’intimidation financière de pays souverains par Washington, la dynamique pour trouver un autre mécanisme que le dollar pour régler les transactions internationales est renforcée.

    Sans surprise, les Chinois ont déclaré qu’il était temps de désaméricaniser le monde. Les Russes ont récemment affirmé que nous avions besoin de dédollariser le système de paiement. Nous avons donc cet accord entre la Russie et la Chine, portant sur le grand contrat énergétique qui va se faire hors du système de paiements en dollars.

    Nous voyons les BRICS, ces cinq pays – Inde, Chine, Russie, Brésil et Afrique du Sud ; ils parlent de régler leurs déséquilibres commerciaux [sic] en leurs propres devises, et même de créer entre eux une banque sur le modèle du FMI et de la Banque mondiale.

    Voilà donc les évolutions nées du mauvais usage du dollar comme monnaie de réserve mondiale. Washington utilise le dollar pour intimider, pour sanctionner, pour apporter à ses institutions financières l’hégémonie sur les autres. Avec le temps, tout cela engendre l’animosité et le malaise. Si vous ajoutez à cela tous les nouveaux dollars que la Réserve fédérale crée depuis 2008, vous obtenez une grave problématique financière. Les Etats-Unis ont donc compromis leur position.

    VDLR : jusqu’à quel point pensez-vous que les Etats-Unis sont prêts à se mobiliser pour défendre le dollar ? Ou alors tous ces groupes d’intérêts ne voient-ils plus l’intérêt de protéger cette devise-là ? Peut-être ont-ils déjà pris certaines précautions ?

    PCR : du point de vue du pouvoir de Washington, la perte du statut de monnaie mondiale serait dévastatrice parce que c’est précisément là que se situe l’assise du pouvoir. C’est de là que Washington tient son hégémonie financière et c’est pour cela que Washington peut imposer des sanctions à des pays souverains. Par conséquent, si Washington voit ce statut lui échapper, si le dollar cesse d’être la monnaie de réserve mondiale, nous assisterons à un profond affaiblissement du pouvoir de Washington.

    Tous ces groupes d’intérêts qui profitent du pouvoir de Washington verraient là un handicap. Evidemment, la plupart de ces grands sociétés sont aujourd’hui globales, c’est-à-dire transnationales, et il est bien possible qu’elles aient des comptes bancaires dans de nombreux pays.

    VDLR : mais enfin, jusqu’à quel point Washington est-il prêt à s’impliquer ? Pourrait-il se permettre une nouvelle guerre ? Lorsqu’en 2000, Saddam Hussein a essayé de remettre le dollar en question, il a payé le prix fort, comme chacun sait. Aujourd’hui, alors que la Chine, la Russie et d’autres pays commencent à envisager sérieusement l’idée, quels risques courent-ils ?

    PCR : ils courent un risque. Nous savons déjà que les Etats-Unis ont annoncé un redéploiement de 60 % de la marine américaine vers la mer de Chine méridionale afin de contrôler les flux de ressources dont dépend la Chine. Les Etats-Unis sont en train de signer des contrats de construction pour un réseau de nouvelles bases aériennes et navales qui s’étend des Philippines au Vietnam, dans le but de menacer les voies maritimes d’approvisionnement de la Chine, voire même de les couper [NDT : précision apportée par M. Roberts postérieurement à l’interview].

    Au cours de ce siècle, nous avons vu les Etats-Unis se retirer du traité ABM [NDT : missiles anti-missiles] signé avec la Russie. Nous les avons vus mettre au point un système ABM et commencer à le déployer aux frontières de la Russie. La raison d’être d’un ABM est de neutraliser la dissuasion stratégique de l’autre pays.

    Nous avons vu les Etats-Unis réorienter leur doctrine militaire, les armes nucléaires n’ayant plus pour finalité de répliquer à une attaque, mais d’être désormais une force de première frappe préventive. Cela est clairement dirigé contre la Russie. Or, l’Ukraine est sur la route de la Russie. La guerre est donc déjà entamée, elle est en cours. Là est la signification de ce qui se passe en Ukraine : contre la Russie, c’est la guerre.

    La guerre contre la Chine est, quant à elle, en préparation. Les Etats-Unis prennent parti pour tout pays qui vient à se trouver en désaccord avec la Chine, même si c’est sur des sujets mineurs qui ne concernent absolument pas les Etats-Unis.

    Les Etats-Unis sont en train d’encercler les deux pays avec des bases militaires. Ils veulent intégrer la Géorgie, patrie de Joseph Staline, et qui a fait partie de la Russie pendant deux ou trois siècles, ils veulent l’intégrer à l’OTAN. Ils vont intégrer l’Ukraine à l’OTAN.

    Washington a trahi tous les accords que Reagan et Gorbatchev avaient eus sur la non-expansion de l’OTAN en Europe de l’Est. Aujourd’hui, l’OTAN a atteint les pays Baltes et toute l’Europe de l’Est. Les ex-membres du Pacte de Varsovie font maintenant partie de l’OTAN.

    Il est donc clair que la guerre est déjà en cours. Les Etats-Unis s’y préparent depuis des années. Quant aux Russes, ils ne peuvent que le savoir. S’ils ne le savent pas, ils sont dans de sales draps.

    VDLR : les Etats-Unis peuvent-ils se permettre [cette guerre] ?

    PCR : bien sûr ! Evidemment ! La devise de réserve est là pour payer les factures en imprimant de la monnaie.

    La suite.....
    L'Homme s'obstine à inventer l'Enfer dans un monde paradisiaque. Jacques Massacrier

    Commentaire


    • #3
      VLDR : mais vous l’avez indiqué, cela comporte de sérieux risques.

      PCR : tant que le statut de monnaie de réserve est préservé, il n’y a pas de limite. Récemment, j’ai lu qu’un conseiller de Poutine avait affirmé que la Russie avait besoin de quelque alliance avec d’autres pays pour faire basculer le statut du dollar en tant que monnaie de réserve mondiale, et que c’était là l’unique manière de stopper l’agression militaire de Washington. Eh bien, il a parfaitement raison. Mais une question demeure : peuvent-ils mettre en œuvre aussi vite quelque chose qui marche ?

      En effet, l’Europe est un état fantoche américain. Les gouvernements européens ne sont pas plus indépendants que la Hongrie ou la Tchécoslovaquie ne l’étaient du parti communiste soviétique. Quant au Japon, il est lui aussi un état fantoche et non un pays indépendant.

      Or, si l’euro et le yen soutiennent le dollar, la position de ce dernier reste plutôt confortable. Cela ne va pas être simple pour la Russie, pour la Chine ou pour quiconque souhaite avancer vers une solution rapide.

      Par ailleurs, regardez ce qui s’est passé en Ukraine. La Russie n’avait d’yeux que pour les jeux olympiques, et les Etats-Unis se sont emparés de l’Ukraine. La Russie n’a pas pris garde ; les jeux de Sotchi semblaient plus importants. Et qu’est-ce qui s’est produit ? Washington a avancé et s’est emparé de l’Ukraine. Le gouvernement russe et le leadership de Poutine sont maintenant confrontés à un problème énorme.

      Poutine a demandé à la Douma d’abroger le droit de déployer des troupes russes en Ukraine. D’évidence, il agit avec une grande retenue. Il tente d’éviter le conflit. Il réalise certainement que le conflit sera beaucoup plus dangereux pour tout le monde que les néoconservateurs de Washington ne le croient.

      Mais la question est : Poutine pourra-t-il éviter le conflit ? Que va-t-on penser à Washington ? Pensera-t-on : « Ah, que voilà un homme raisonnable, discutons donc avec lui ». Ou bien pensera-t-on : « voyez comme il a peur, la Russie est faible, on peut y aller ! »

      VDLR : intéressant ! Je me souviens que George W. Bush, lors d’une interview au Wall Street Journal vers la fin de son second mandat, a dit à propos de Poutine quelque chose qui, dans sa bouche, paraissait surprenant. Il a dit que Poutine n’avait jamais trahi une seule des promesses qu’il lui avait faites. Ce jugement était plus positif que négatif.

      PCR : Je pense qu’il disait vrai. Cependant, voyez-vous, la propagande de Washington est déconnectée des faits. Elle n’a pas d’équivalent. Washington est capable de justifier tout et n’importe quoi. Poutine n’en est pas capable. Les Américains sont persuadés que les troubles en Ukraine sont du fait de Poutine, qu’il a envahi, annexé, que c’est lui qui est aujourd’hui derrière tout ce qui se passe en Ukraine du sud-ouest ; que tout ça, c’est la faute à une Russie menaçante contre laquelle nous devons nous armer. Washington ressuscite la Guerre froide qui l’avait opposé à l’Union soviétique.

      Il s’agit là d’une excellente opportunité pour alimenter le complexe militaro-sécuritaire américain avec l’argent du contribuable. Et d’une certaine manière, c’est moins risqué qu’une guerre, car les guerres d’Irak et d’Afghanistan ont mal tourné. Mais si on a la possibilité d’une Guerre froide sans combattre soi-même, on peut la faire durer des années, comme cela a été le cas pour la Guerre froide avec l’Union soviétique. C’est d’ailleurs la Guerre froide qui a engendré le complexe militaro-sécuritaire américain.

      C’est tout au moins une ligne rouge pour Washington. Néanmoins, je ne suis pas certain que l’on puisse attendre de Washington le bons sens d’éviter de transformer l’invasion de l’Ukraine en guerre chaude. Cela dit, il paraît difficile de croire que Washington puisse s’engager dans une guerre chaude contre la Chine et la Russie. Il s’agit là de deux pays vastes et puissants dotés d’armes nucléaires.

      Mais beaucoup de choses difficiles à croire se sont réellement produites. Il arrive souvent que les gouvernements succombent aux sirènes de leur propre propagande. Et il est clair qu’à Washington quelqu’un est persuadé qu’une guerre nucléaire est gagnable, parce que sinon, à quoi bon modifier la doctrine de guerre pour que les armes nucléaires cessent d’être des armes de représailles et deviennent une arme de première frappe ? Pourquoi construire des missiles anti-missiles et les déployer à la frontière de la Russie et sur des navires en mer Noire et en mer de Chine méridionale ?

      Il est certain qu’à Washington, il y a des gens pour croire que les Etats-Unis peuvent gagner une guerre nucléaire. Dans les faits, un article a été publié il y a quelques années dans Foreign Affairs, le magazine de réflexion du Council on Foreign Relations – un aréopage influent d’analystes en stratégie et d’ex-responsables gouvernementaux. Il y était affirmé que les Etats-Unis avaient une telle avance sur la Russie en matière d’armement nucléaire que nous pourrions sans difficulté attaquer la Russie sans risquer de représailles. Il y a des gens qui pensent réellement cela.

      VDLR : mais cette expérience pourrait nous coûter une planète.

      PCR : Tout à fait ! Mais voyez la Première Guerre mondiale. Voyez combien d’empires elle a couté. Elle a coûté au tsar la Russie et son empire. Elle a coûté l’empire austro-hongrois, qu’elle a détruit. Elle a abattu la dynastie régnante allemande. La guerre a laissé la Grande-Bretagne dépendante de l’aide financière américaine.

      VDLR : Certes, mais il n’y avait pas d’armes nucléaires à l’époque.

      PCR : une vaste propagande affirme que les armes nucléaires peuvent réellement être utilisées. Je tente de la combattre. J’ai récemment mis en ligne sur mon site web des articles de scientifiques qui démontrent qu’il ne peut pas y avoir de vainqueur.

      VDLR : je reste bouche bée devant la manière dont le Département d’Etat gère sa propagande ; on n’y trouve pas la moindre argumentation. Comment est-ce possible ? Ne prennent-ils même plus la peine de paraître crédibles ?

      PCR : c’est ça, le pouvoir. Comment fonctionne la politique étrangère américaine ? Toujours sur la coercition, les menaces, le chantage ou la corruption. Si un pot-de-vin ne fonctionne pas, on recourt à la menace. Je m’explique ; l’un des objectifs que poursuit la NSA en espionnant toute la planète est de se placer en position de pouvoir faire chanter n’importe quel dirigeant politique. Ils font cela très bien. Tout le monde ayant quelque chose à cacher, ils recourent aux pots-de-vins, à des valises d’argent. Dans un premier temps, Washington tente d’acheter les dirigeants étrangers. En cas de résistance, ils les renversent, comme dans le cas de Saddam Hussein ou de Khadafi. Dans d’autres cas, en Amérique du Sud, ils les ont purement et simplement assassinés, parce qu’ils n’obéissaient pas. La politique étrangère des Etats-Unis est donc basée sur la force, et pas sur la diplomatie ou la persuasion. Elle est basée sur la force brute.

      Qu’est-ce que le Département d’Etat dit à ses interlocuteurs ? Faites ce que nous vous disons de faire, sinon nous vous bombardons jusqu’à ce que votre pays retourne à l’âge de pierre. Souvenez-vous, c’est ce qu’ils ont dit au dirigeant pakistanais. Faites ce que nous vous disons de faire – et que ça saute !

      Avec une telle posture, peu importe que vous disiez la vérité ou pas, puisque vous êtes le souverain, vous êtes le César. Tout ce que vous pouvez bien raconter s’en va, que ce soit vrai ou pas. Peu importe que vous disiez la vérité, puisque que vous ne vous placez pas dans une logique diplomatique.

      C’est une chose que Poutine et Lavrov, son ministre des Affaires étrangères, n’ont pas l’air de comprendre. Ils continuent de croire que si le gouvernement russe se montre raisonnable et de bonne volonté, il est possible de dialoguer avec Washington. Il s’agit là d’une illusion russe. Washington n’a aucune bonne volonté.

      VDLR : cette stratégie, telle que vous la présentez, n’a-t-elle pas de point faible ?

      PCR : si ; qu’à un moment donné, les gens prennent conscience de la réalité et la regardent en face, et c’est cela que Poutine attend. Que va-t-il se passer en Allemagne et en France ? Les Allemands et les Français vont-ils comprendre, vont-ils se dire « mais les Américains nous mènent tout droit au chaos ! Qu’avons-nous donc à gagner de leur hégémonie mondiale ? Qu’avons-nous à gagner d’un conflit avec la Russie ou avec la Chine ? Arrêtons tout ! Faisons marche arrière ».

      Si un pays quelconque devait se retirer de l’OTAN ou de l’UE, alors le mutisme de la « coalition des volontaires » sur les crimes de guerre de Washington se lézarderait. Concrètement, Washington a déclaré au Congrès qu’à partir du moment où la Maison blanche a le soutien de l’OTAN, le président n’a plus besoin du feu vert du Congrès pour partir en guerre. La vieille citation « le pouvoir absolu corrompt absolument » est attribuée à Lord Acton. Sans grand risque de se tromper, on peut en conclure que Washington a été corrompu par le pouvoir.

      L’un des effets pervers de l’usage brutal de la force par Washington serait que les pays de l’OTAN réalisent qu’ils sont menés vers un conflit par un gouvernement devenu fou, qui prend des risques invraisemblables avec la vie humaine et même avec la planète.

      Ainsi, il se pourrait bien que Poutine parie sur une prise de conscience du danger que représente Washington pour les vivants. Il espère que plus la Russie se montrera pondérée, moins elle adoptera une attitude provocatrice, plus grandes seront les chances que les gouvernements allemand et français réalisent que l’agenda de Washington est funeste pour le genre humain ; plus grandes seront les chances que l’Europe prenne des décisions pour s’affranchir, elle, ses pays et ses peuples, du contrôle de Washington. Dans ce cas, l’empire s’effondrerait.

      Je suis convaincu c’est là que se situe le pari de Poutine. Il n’est pas fou, loin de là, il prend la mesure de la menace d’une guerre, il en a conscience. Et c’est très certainement la raison pour laquelle il a demandé à la Douma d’abroger le droit au déploiement de forces russes en Ukraine. Il tente de dire aux Allemands et aux Français – Vous voyez bien, ce n’est pas moi, ce n’est pas nous.

      J’espère qu’il réussira. Car en fin de compte, l’avenir du monde est suspendu à la question suivante : l’usage de la diplomatie par Poutine prévaudra-t-il sur celui de la force par Washington ?
      L'Homme s'obstine à inventer l'Enfer dans un monde paradisiaque. Jacques Massacrier

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      • #4
        La guerre américaine contre la Russie est déjà en cours, par Paul Craig Roberts
        ce n'est pas la peine de lire l'article pour comprendre que la guerre contre les russes, a déjà commencé.

        Et depuis plusieurs mois déjà ! ca tout le monde le sait !

        mais çà va aller crescendo ... jusqu'à l'ultime clash !
        Lorsque vous changez votre manière de voir les choses, les choses que vous voyez changent !

        Ne cédez donc plus à la tentation de victimisation, si vous voulez êtes l’acteur principal de votre vie.

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        • #5

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          • #6
            La guerre aura lieu si les américains attaquent de face les russes, chose qu'il ne le feront pas. La Russie deuxième puissance militaire du monde est bien différente de celle de l'union soviétique.
            Le traité de Fès, nommé traité conclu entre la France et le Maroc le 30 mars 1912, pour l'organisation du protectorat français dans l'Empire chérifien,

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            • #7
              Le chemin de la guerre est renforcé par la doctrine Wolfowitz. Paul Wolfowitz, l'intellectuel néoconservateur qui a formulé la doctrine militaire et de politique étrangère des Etats-Unis, a écrit entre autres:

              "Notre tout premier objectif est d'empêcher la ré-émergence d'un nouveau rival, soit sur le territoire de l'ancienne URSS ou ailleurs (Chine), ceci pose une menace sur l'ordre existant auparavant avec l'URSS. Ceci est une considération dominante dont la nouvelle stratégie de défense régionale est sous-jacente et qui demande que nous œuvrions pour prévenir toute puissance hostile de dominer une région dont les ressources seraient, sous un contrôle renforcé, suffisantes pour générer une puissance globale."

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              • #8
                La stratégie du chaos de l'empire contre la stratégie de Poutine

                Paul Craig Roberts
                25 mai 2014

                Traduit par Résistance 71

                Le jour du souvenir est le jour de commémoration de nos morts à la guerre et tout comme la fête nationale du 4 Juillet (NdT: fête de "l'indépendance"), le jour de la commémoration a été transformé en célébration de la guerre.


                Ceux qui perdent des membres de leur famille et des amis chers à la guerre ne veulent pas que ces morts aient été en vain. Par conséquent, les guerres deviennent ces glorioles de nobles soldats se battant pour la vérité, la justice et le mode de vie américain. Des discours patriotiques nous expliquent à quel point nous sommes tous endettés envers ceux qui ont donné leurs vies pour que l'Amérique puisse demeurer libre.

                Les discours sont pleins de bonnes intentions, mais les discours créent une fausse réalité qui soutient toujours plus de guerres. Aucune des guerres de l'Amérique n'a eu quoi que ce soit à faire avec "garder l'Amérique libre", bien au contraire, les guerres ont balayé nos libertés civiles, nous rendant prisonniers.

                Le président Lincoln a émis un décret pour l'arrestation et l'emprisonnement des journalistes du Nord et leurs rédacteurs en chef. Il a fait fermer 300 journaux et a fait mettre en prison 13 000 prisonniers politiques. Lincoln a fait arrêter le critique de la guerre et député Clement Vallandigham de l'état d'Ohio et l'a fait exilé vers les états confédérés. Le président Woodrow Wilson a utilisé la première guerre mondiale pour supprimer la liberté d'expression et le président Franklin D. Roosevelt a utilisé la seconde guerre mondiale pour faire interner dans des camps de concentration plus de 120 000 citoyens américains d'ascendance japonaise sur le simple fait que la race les rendait suspects. Le professeur Samuel Walker a conclu que le président George W. Bush a utilisé la "guerre contre le terrorisme" pour un assaut généralisé sur les libertés civiles américaines, ceci faisant du régime Bush la plus grande menace que la liberté américaine n'ait jamais eu à faire face.

                Lincoln a détruit à tout jamais les droits des états (de l'union), mais la suspension de la liberté de parole et de l'Habeas Corpus qui va main dans la main avec les trois plus grandes guerres, fut levée à l'issue. Néanmoins, la révocation de la constitution par le président Bush, a été reconduite et étendue par le régime Obama et codifiée par le Congrès et les décrets-lois. Loin de défendre nos libertés, nos soldats qui sont morts au cours de "la guerre contre la terreur" sont morts de façon à ce que le président des Etats-Unis puisse faire détenir indéfiniment des citoyens américains sans autre forme de procès et faire assassiner tout citoyen sur une simple suspicion sans absolument aucune responsabilité face à la loi ou la Constitution.

                La conclusion est inévitable que les guerres de l'Amérique n'ont pas protégé notre liberté, mais au contraire, détruit notre liberté. Comme l'a dit Alexandre Soljénitsine: "Un état de guerre ne sert seulement que d'excuse pour la tyrannie intérieure."

                La sécession des états du sud a posé une menace sur l'empire de Washington, mais pas pour le peuple américain. Ni les Allemands de la première et seconde guerres mondiales, ni les Japonais de la seconde guerre mondiale n'ont posé une menace sérieuse à l'Amérique. Comme les historiens l'ont parfaitement clarifié, l'Allemagne n'a pas débuté la première guerre mondiale et n'est pas entrée en guerre dans le but d'une expansion de son territoire. Les ambitions du Japon étaient en Asie. Hitler ne voulait pas la guerre avec la France et l'Angleterre. Les ambitions territoriales d'Hitler n'étaient que de restaurer à l'Allemagne les provinces dont elle fut destituée après la 1ère guerre mondiale et ce en violation des garanties offertes par le président Wilson. Toute autre ambition allemande se situait à l'Est. Aucun des deux pays n'a jamais eu un plan d'envahir les Etats-Unis. Le Japon a attaqué la flotte américaine à Pearl Harbor en espérant enlever l'obstacle à ses activités en Asie et non pas comme une manœuvre précurseuse d'une invasion.

                De manière tout à fait certaine, les pays qui ont été ravagés par Bush et Obama en ce XXIème siècle: l'Afghanistan, l'Irak, la Somalie, la Libye, la Syrie, le Pakistan, le Yémen, ne posent aucune menace militaire aux Etats-Unis. En fait, ce furet des guerres utilisées par une branche tyrannique de l'exécutif américain pour établir un État Stasi qui existe maintenant sur notre sol.

                La vérité est dure à avaler, mais les faits sont là et bien clairs. Les guerres de l'Amérique ont été combattues afin de faire avancer la puissance de Washington, les profits aux banquiers et aux industries d'armement ainsi que les fortunes des entreprises américaines. Le général du corps des Marines Smedley Butler a dit: "J'ai servi en tant que sous-lieutenant jusqu'au grade de général d'armée. Durant cette période, j'ai passé le plus clair de mon temps à être le muscle et la trique pour le monde du gros business, pour Wall Street et pour les banquiers. En bref, j'ai été un racketeur pour le capitalisme." Il est presque impossible de commémorer les morts à la guerre sans les glorifier et il est impossible de les glorifier sans glorifier leurs guerres.

                Pour la totalité de ce qui est écoulé du XXIème siècle, les Etats-Unis ont été en guerre, pas une guerre contre des armées massées et menaçant la liberté américaine, non, mais des guerres contre des civils, des femmes, des enfants, des anciens de villages, des guerres contre notre propre liberté. Des "élites" en conflit d'intérêt dans ces guerres nous disent que ces guerres devront encore continuer pendant 20 ou 30 ans avant que nous vainquions la "menace terroriste".

                Tout ceci bien sûr est un non-sens total. Il n'y avait pas de menace terroriste avant que Washington ne commence à essayer de créer des terroristes par ses attaques militaires, justifiées par des mensonges, sur des populations musulmanes.

                Washington a réussi avec ses mensonges de guerre à un tel point que l'audacité et l'arrogance de Washington ont dépassé son jugement.

                En renversant un gouvernement démocratiquement élu en Ukraine, Washington a amené les Etats-Unis en confrontation directe avec la Russie. Ceci est une confrontation qui pourrait fort bien très mal se terminer, peut-être pour Washington et peut-être aussi pour le monde entier.

                Si Kadhafi et Al-Assad ne se sont pas couchés devant Washington, pourquoi penser que la Russie va le faire ? La Russie n'est pas la Libye ou la Syrie. Washington est le caïd de cour de récré qui a battu le gamin d'école maternelle et qui pense maintenant aller s'attaquer au talonneur de l'équipe de rugby du bahut.

                Les régimes Bush et Obama ont détruit la réputation de l'Amérique avec leurs mensonges incessants et leur violence contre les autres peuples. Le monde perçoit en fait Washington comme la menace principale (à sa sécurité).

                Dans le monde entier, des sondages montrent de manière consistante que le peuple du monde regarde les USA et Israël comme les deux pays présentant la plus grande menace à la paix sur Terre.

                http://www.ibtimes.com/gallup-poll-b...merica-1525008 et 
http://www.jewishfederations.org/eur...rld-peace.aspx

                Les pays que Washington déclare être des "états voyous" et "l'axe du mal", comme l'Iran et la Corée du Nord, sont très loin dans la liste lorsque les peuples du monde sont consultés. Il ne peut pas être plus clair que le monde ne croit pas la propagande de Washington qui s'intoxique lui-même. De fait, le monde voit les Etats-Unis et Israël comme les véritables états voyous.

                Ce sont les deux seuls pays dans le monde qui sont emprisonnés dans une idéologie. Les USA sont dans la tenaille de l'idéologie néoconservatrice qui a déclaré que les Etats-Unis étaient "le pays exceptionnel et indispensable", choisi par l'histoire pour exercer son hégémonie sur tous les autres. Cette idéologie est renforcée par les doctrines Brzezinski et Wolfowitz qui sont la base même de la politique étrangère américaine.

                Le gouvernement israélien est sous la poigne de l'idéologie sioniste qui déclare le "Grand Israël" du Nil à l'Euphrate. Bon nombre d'Israéliens eux-mêmes ne soutiennent pas et n'acceptent pas cette idéologie, mais c'est l'idéologie des colons et de ceux qui contrôlent le gouvernement.

                Les idéologies sont des causes importantes de guerre. Tout comme l'idéologie allemande hitlérienne de supériorité est reflétée comme dans un miroir par celle néoconservatrice de la supériorité américaine, l'idéologie communiste disant que la classe laborieuse est supérieure à la classe capitaliste est reflétée dans l'idéologie sioniste qui dit que les Israéliens sont supérieurs aux Palestiniens. Les sionistes n'ont jamais entendu parler des droits des squatters et clament que des immigrants juifs récents en Palestine, des envahisseurs en fait, ont le droit à une terre occupée par d'autres depuis des millénaires. (NdT: Les Américains, Canadiens, Australiens, Néo-Zélandais, disent la même chose au sujet des terres aborigènes respectives...)

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                Dernière modification par choucha, 09 décembre 2015, 07h47.

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                • #9
                  Les doctrines de supériorité de Washington et d'Israël sur les autres ne conviennent pas très bien aux "autres". Lorsqu'Obama déclare dans un discours que les Américains sont le peuple exceptionnel, le président russe Poutine répond: "Dieu nous a tous créé égaux".

                  Au détriment de sa population, Israël s'est fait un nombre incalculable d'ennemis. Israël s'est totalement et efficacement isolé du reste du monde. L'existence d'Israël dépend entièrement de la volonté et de la capacité de Washington de le protéger. Ce qui veut dire que la puissance d'Israël est un dérivé de la puissance de Washington.

                  Le pouvoir de Washington est une autre affaire. En tant que seule économie debout après la seconde guerre mondiale, le dollar US est devenu la monnaie de réserve du monde. Ce rôle pour le dollar a donné à Washington une hégémonie financière sur le monde, et la source primordiale de pouvoir. Tandis que d'autres pays montent en puissance, l'hégémonie de Washington est mise en danger.

                  Pour empêcher d'autres pays de monter en puissance, Washington invoque les doctrines Brzezinski et Wolfowitz. Pour faire bref, la doctrine Brzezinski dit qu'afin de rester la seule superpuissance au monde, Washington se doit de contrôler toute la zone eurasienne. Brzezinski pense que ceci doit se passer pacifiquement en subordonnant le gouvernement russe dans l'empire américain. "Une confédération de Russie affaiblie et décentralisée sera moins susceptible de se mobiliser pour l'impérialisme." En d'autres termes, briser la Russie en des associations de petits états semi-autonomes dont les politiciens seront à la botte par l'argent de Washington.

                  Brzezinski a promulgué une "géostratégie pour l'Eurasie". Dans cette stratégie, la Chine et une "Russie confédérée" font parties d'un "cadre de sécurité transcontinental", géré par Washington afin de perpétuer les Etats-Unis et leur rôle de seule superpuissance au monde (NdT: en fait la structure du Nouvel Ordre Mondial).

                  Une fois, j'ai demandé à mon collègue Brzezinski, que si tout le monde était allié avec nous, contre qui nous organisions-nous donc ? Ma question l'a surpris, parce que je pense que Brzezinski demeure coincé dans la stratégie de la guerre froide et ce même après la chute de l'URSS. Dans la pensée stratégique de la guerre froide, il était très important d'avoir et de garder la haute main ou de prendre le risque de se voir éliminer du jeu. L'importance de prévaloir consume et cet élan a survécu à la guerre froide et à l'effondrement de l'URSS. Prévaloir sur les autres est la seule politique étrangère que connaît Washington.

                  Cet état d'esprit qui veut que l'Amérique doive prévaloir a fait le nid des néoconservateurs et de leurs guerres du XXIème siècle ; cette scène, qui voit maintenant Washington renverser le gouvernement élu ukrainien, a résulté en une crise qui a amenée Washington en conflit direct avec la Russie.

                  Je connais très bien les instituts stratégiques qui servent Washington. J'ai occupé la chaire d'économie politique E. Simon au Centre for Strategic and International Studies pendant une douzaine d'années. L'idée dominante est que Washington doit prévaloir sur la Russie en Ukraine ou devra perdre prestige et son statut de superpuissance.

                  L'idée de prévaloir mène toujours à la guerre une fois qu'une puissance pense qu'elle prévaut.

                  Le chemin de la guerre est renforcé par la doctrine Wolfowitz. Paul Wolfowitz, l'intellectuel néoconservateur qui a formulé la doctrine militaire et de politique étrangère des Etats-Unis, a écrit entre autre:
                  "Notre tout premier objectif est d'empêcher la ré-émergence d'un nouveau rival, soit sur le territoire de l'ancienne URSS ou ailleurs (Chine), ceci pose une menace sur l'ordre existant auparavant avec l'URSS. Ceci est une considération dominante dont la nouvelle stratégie de défense régionale est sous-jacente et qui demande que nous œuvrions pour prévenir toute puissance hostile de dominer une région dont les ressources seraient, sous un contrôle renforcé, suffisantes pour générer une puissance globale."
                  Dans la doctrine Wolfowitz, tout autre pays fort est défini comme une "menace et une puissance hostile" aux Etats-Unis et ce indépendamment de la volonté de ce pays à s'accorder avec les Etats-Unis pour un bénéfice mutuel.

                  La différence entre Brzezinski et les néoconservateurs est que Brzezinski veut subordonner la Russie et la Chine en les incluant dans l'entreprise impériale en tant qu'éléments importants dont la voix pourrait être entendue, si ce n'est que pour des raisons diplomatiques, alors que les néoconservateurs sont préparés à s'appuyer sur la force militaire combinée avec une subversion interne orchestrée par les ONG financées par les Etats-Unis (NdT: la 5ème colonne américaine) ainsi que par des organisations terroristes.

                  Ni les Etats-Unis ni Israël ne sont embarrassés par leur réputation mondiale d'être les deux pays posant la plus grande menace à la sécurité du monde. En fait, les deux pays sont en fait très fiers d'être reconnus comme de grandes menaces, les plus grandes menaces. La politique étrangère de ces deux nations est totalement dénuée de toute diplomatie. La politique étrangère américaine et israélienne ne repose exclusivement que sur l'emploi de la force et de la violence. Washington dit aux nations de faire comme on leur dit ou de se préparer à être "bombardés jusqu'à un retour à l'âge de pierre". Israël déclare les Palestiniens, y compris les femmes et les enfants, comme terroristes. Et les fait abattre dans la rue, tout en clamant qu'Israël ne fait que se défendre contre des terroristes. Israël, qui ne reconnaît nullement l'existence de la Palestine en tant que pays, couvre ses crimes en clamant que les Palestiniens ne reconnaissent pas Israël.
                  "Nous n'avons pas besoin d'une salo-perie de diplomatie, nous avons la puissance."
                  Ceci est une attitude qui garantit la guerre et c'est là que les Etats-Unis sont en train d'embarquer le monde. Le premier ministre britannique, la chancelière allemande, et le président de la France sont les facilitateurs de Washington (NdT: et de Tel Aviv...). Ils offrent une couverture. Au lieu de "crimes de guerre", Washington a une "coalition des volontaires" et les invasions militaires qui amènent "la démocratie et les droits aux femmes" aux pays qui ne sont pas d'accord.

                  La Chine subit le même traitement. Un pays qui a quatre fois la population des Etats-Unis mais une bien plus petite population carcérale en proportion, mais la Chine est constamment critiqué par les Etats-Unis comme étant un "état autoritaire". La Chine est accusée d'abus des droits de l'Homme tandis que la police américaine brutalise sans relâche sa population.

                  Le problème pour l'humanité est que la Russie et la Chine ne sont ni la Libye, ni l'Irak. Ces deux pays possèdent des armes nucléaires stratégiques. Leur masse terrestre excède de loin celle des Etats-Unis et les Etats-Unis qui furent complètement incapables d'occuper de manière efficace Bagdad ou l'Afghanistan, n'ont aucune chance de prévaloir sur la Russie ou la Chine dans une guerre conventionnelle, Washington poussera à coup sûr le bouton nucléaire. A quoi d'autre pouvons-nous attendre d'un gouvernement dépravé, sans plus aucune moralité ?

                  Le monde n'a jamais expérimenté de tels états voyous que le sont les Etats-Unis et Israël. Leurs deux gouvernements sont prêts à massacrer quiconque et tout le monde. Regardez la crise que Washington a créé en Ukraine et les dangers qui en découlent. Le 23 Mai 2014, le président Poutine a parlé au Forum International Economique de St Pétersbourg, une congrégation de trois jours pour des délégations de 62 pays et les PDG/CEO des 146 plus grosses entreprises occidentales.

                  Poutine n'a pas parlé des milliards de dollars d'échanges commerciaux qui étaient en train d'être formalisés. Au lieu de cela, Poutine a parlé de la crise que Washington a amené sur la Russie et il a critiqué l'Europe pour être la vassale de Washington et de soutenir sa propagande contre la Russie et les interférences américaines avec des intérêts vitaux russes.

                  Poutine fut très diplomatique dans le choix de ses mots, mais le message envoyé (et reçu) par les puissants intérêts politiques et économiques occidentaux des Etats-Unis et de l'Europe est que cela va mener aux troubles si Washington et les gouvernements européens continuent d'ignorer les préoccupations de la Russie et continuent d'agir comme s'ils pouvaient interférer avec les intérêts vitaux de la Russie comme si elle n'existait pas.

                  Les patrons de ces grandes entreprises vont ramener le message à Washington et dans les capitales européennes. Poutine a été très clair sur le fait que tout manque de dialogue avec la Russie pourrait mener l'occident à faire l'erreur d'inclure l'Ukraine dans l'OTAN et d'établir des bases de missiles sur la frontière de l'Ukraine avec la Russie. Poutine a appris qu'il ne pouvait pas faire confiance dans l'occident et il a clarifié sans pour autant menacé, que des bases militaires occidentales en Ukraine seraient inacceptables.

                  Washington va continuer à ignorer la Russie. Mais les capitales européennes devront décider si Washington les pousse au conflit avec la Russie et si cela est contre les intérêts européens. Ainsi, Poutine est en train de tester les politiciens européens pour déterminer s'il y a suffisamment d'intelligence et d'indépendance en Europe pour parvenir à un rapprochement.

                  Si Washington, dans son arrogance débordante force Poutine à faire une croix sur l'occident, la stratégie d'alliance russo-chinoise, qui se forme pour contrer la politique d'agression de Washington à vouloir encercler les deux pays par ses bases militaires, se renforcera en préparation d'une guerre devenue inévitable.

                  Les survivants, s'il y en a, pourront remercier les néoconservateurs, la doctrine Wolfowitz et la stratégie Brzezinski pour la destruction de toute vie sur Terre.

                  Le public américain contient un grand nombre de gens très mal informés qui pensent néanmoins tout savoir. Ces gens ont été programmés par la propagande de leur pays et Israël à assimiler l'Islam avec une idéologie politique. Ils pensent que l'Islam, une religion, est une doctrine militariste qui appelle au renversement de la civilisation occidentale, comme s'il restait quoi que ce soit de cette civilisation.

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                  Dernière modification par choucha, 07 décembre 2015, 21h57.

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                  • #10
                    Beaucoup croient en cette propagande, même devant la preuve complète que les sunnites et les chi'ites se détestent bien plus entre eux qu'ils ne détestent leurs occupants et oppresseurs occidentaux. Les Etats-Unis sont partis d'Irak, mais le carnage aujourd'hui y est plus important que pendant l'invasion et l'occupation américaines. Les pertes quotidiennes du conflit sunnite/chi'ite sont énormes. Une religion si désunie ne pose aucun problème à quiconque si ce n'est aux islamistes eux-mêmes. Washington a utilisé avec succès la désunion islamiste pour renverser Kadhafi et utilise en ce moment même ces désaccords dans son effort de renverser le gouvernement syrien. Les islamistes ne peuvent même pas s'unir pour se défendre contre l'agression de l'occident. Il n'y a aucune chance que les islamistes ne parviennent jamais à s'unir pour le renverser.

                    Et même si l'Islam pouvait le faire, pourquoi le ferait-il ? L'occident s'est renversé lui-même. Aux Etats-Unis, la constitution a été assassinée par les régimes Bush et Obama. Il n'en reste plus rien. Comme les Etats-Unis SONT la constitution, ce qui fut autrefois les Etats-Unis n'existe plus. Une autre entité a pris sa place.

                    L'Europe quant à elle est morte avec l'avènement de l'Union Européenne, qui demande la solution finale pour la souveraineté de tous les pays membres. Quelques bureaucrates ne rendant de compte à personne (NdT: si ce n'est aux banquiers...) sont devenus, depuis Bruxelles, supérieurs à la volonté des peuples français, allemand, britannique, italien, hollandais, espagnol, grec, portugais etc...

                    La civilisation occidentale n'est plus qu'un squelette. Toujours debout certes, tout juste, mais sans vie. Le sang et le souffle de la liberté sont partis. Les peuples occidentaux regardent leurs gouvernements et ne voient rien d'autre que leurs ennemis. Pourquoi donc Washington a t'il militarisé les forces de police locales, les équipant comme si elles étaient des armées d'occupation ? Pourquoi dont le Ministère de la Sécurité de la Patrie (NdT: le tristement célèbre DHS ou Departement of Homeland Security, la Stasi du pays du goulag levant), le ministère de l'agriculture et même les postes et administration de la sécurité sociale ont-ils commandé des milliards de cartouches et même des pistolets-mitrailleurs ? A quoi bon cet arsenal payé avec l'argent du contribuable si ce n'est pour réprimer le peuple américain ?

                    Comme le dit si bien l'excellent conseiller en prévisions économiques Gerald Celente dans le dernier numéro de la revue "Trends Journal": "Les soulèvements populaires sont partout dans le monde". A travers l'Europe, des peuples en colère, désespérés et écœurés marchent contre les politiques financières de l'UE qui laminent les populations. Malgré la cinquième colonne bien financée des ONG de Washington et leurs efforts de déstabilisation de la Russie et de la Chine, les gouvernements de ces deux pays ont bien plus de soutien de leur peuple que ceux des Etats-Unis et d'Europe.

                    Au XXème siècle, la Russie et la Chine ont appris en première main ce que voulait dire le mot tyrannie et elles l'ont rejeté.

                    Aux Etats-Unis, la tyrannie est entrée sous le déguisement de la "guerre contre la terreur", une escroquerie utilisée pour faire peur aux moutons et leur faire abandonner leurs libertés civiles, libérant ainsi Washington de toute responsabilité devant la loi et lui permettant d'ériger un état policier militariste. Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, Washington a utilisé son hégémonie financière et la "menace soviétique", aujourd'hui reconvertie en "menace russe", pour absorber l'Europe dans son empire.

                    Poutine espère que les intérêts des pays européens prévaudront sur la soumission à Washington. Ceci constitue le pari actuel de Poutine. Ceci est aussi la raison pour laquelle Poutine ne répond pas à la provocation de Washington en Ukraine.

                    Si l'Europe trompe la Russie, Poutine et la Chine se prépareront pour la guerre que la poussée hégémonique de Washington rend inévitable.
                    Dernière modification par choucha, 07 décembre 2015, 20h06.

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                    • #11
                      Le général Wesley Clark a noté:

                      En 1991, Le néoconservateur puissant et l'architecte de la guerre en Irak Paul Wolfowitz] était le sous secrétaire à la Défense pour la politique - la position de numéro 3 au Pentagone.

                      Le général Wesley Clark est allé le voir quand il était un 1-Star général commandant le Centre national de formation.

                      Et je l'ai dit, "M. Secrétaire, vous devez être assez content de la performance des troupes en opération Tempête du désert ".

                      Et il repondue : "Oui, mais pas vraiment, parce que la vérité est que nous nous sommes pas débarrassés de Saddam Hussein. Mais une chose que nous avons appris [de la guerre du golfe Persique] est que nous pouvons utiliser nos militaires dans la région - dans le Moyen-Orient - et les Soviétiques ne nous arrêtera pas. Et nous avons environ 5 ou 10 ans pour nettoyer les vieux régimes soutenue par soviétiques - Syrie, Iran, Irak - avant la prochaine superpuissance vient à nous remettre en question ".

                      Les faucons ont renversé les alliés soviétique en Irak et en Libye.

                      Et ils ont fait pression pour un changement de régime en Syrie depuis des années.

                      En bombardant Isis, Al Nusra et d'autres jihadistes en Syrie qui se concentrent sur renverser Assad allié russe, Poutine a mis fin à la doctrine Wolfowitz.
                      Le traité de Fès, nommé traité conclu entre la France et le Maroc le 30 mars 1912, pour l'organisation du protectorat français dans l'Empire chérifien,

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                      • #12
                        Paul Craig Roberts affirme ce que savent depuis très longtemps les anti-impérialistes, qu'on appelle les communistes dont Marx, Lénine, Staline et bien d'autres.

                        Marx, Engels, Lénine et Staline leurs idées et faits ont été déformées, parce qu'ils nous révélaient les tares du capitalisme monopoliste arrivé au stade d'impérialisme. Et tout cela avec une exactitude scientifique.

                        La vérité a toujours fait peur au grand nombre de gens.

                        Mais, cette vérité est crue quand surviennent des catastrophes, donc, quand le mal est fait et la solution trop difficile ou impossible dans l'immédiat.

                        Depuis mon adolescence, il y a presque 45 ans, j'avais lu dans les ouvrages de Marx et de Lénine ce que dit aujourd'hui Paul Craig Roberts.

                        Donc, le socialisme scientifique, le marxisme, ont raison sur toute la ligne.

                        Le régime des USA personnifie l'impérialisme, le capitalisme arrivé à son stade monopoliste.

                        Commentaire


                        • #13
                          The obama fake war against Islamic State (ISIS)

                          Lorsqu'on voit ce documentaire ..... édifiant !

                          The obama "Fake" War against Islamic State (ISIS)


                          Lorsque vous changez votre manière de voir les choses, les choses que vous voyez changent !

                          Ne cédez donc plus à la tentation de victimisation, si vous voulez êtes l’acteur principal de votre vie.

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                          • #14

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