L’énergie, un gage de stabilité en AlgérieLa hausse des exportations énergétiques de l’Algérie permet au pays de soutenir les prix des produits alimentaires et de financer son développement.
mercredi 7 mai 2008.
En ce moment précis, il est presque impossible de demander plus aux Algériens sans les pousser à bout. Les exigences de l’OMC sont, tout simplement, porteuses de risques pour la stabilité sociale. Le gouvernement a visiblement pris conscience de cette réalité explosive. Après les assurances de Cherif Zaaf, coordinateur des négociations d’adhésion de l’Algérie à l’OMC, c’est au tour de Chakib Khelil, ministre de l’Energie et des Mines, d’insister sur le maintien de la double tarification des produits énergétiques. Etant un pays producteur de gaz naturel et de pétrole, l’Algérie considère cette différence de prix au bénéfice de son marché intérieur comme un avantage comparatif de son économie à même d’inciter les opérateurs étrangers à venir investir in situ. D’autres membres de l’Organisation font valoir la main-d’œuvre bon marché ou les avantages fiscaux comme autant d’indices attractifs pour les IDE. La Sonelgaz, l’Entreprise nationale d’électricité et de gaz, vient à son tour de couper court aux rumeurs insistantes qui annoncent une probable hausse du prix de l’énergie électrique. La question n’est pas inscrite à l’ordre du jour, selon M. Bouterfa, le P-DG de l’entreprise. « Compte tenu que Sonelgaz restera équilibrée en 2009, probablement le gouvernement n’autorisera pas une augmentation des tarifs », a-t-il annoncé sur les ondes de la radio nationale. Le maintien en l’état des prix de l’énergie (carburants et électricité) est non seulement un gage de stabilité sociale, mais également une condition indispensable à la relance de l’économie. Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
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