L’Algérie réduit sa production de pétroleL’Algérie a annoncé une réduction de sa production de pétrole de 71000 barils par jours conformément à ses engagements avec l’OPEP.
mercredi 5 novembre 2008.
La demande de pétrole a baissé de 7,8% au cours des quatre dernières semaines, alors que l’on n’est encore qu’au début de la crise. Outre la baisse de la demande, de nombreux opérateurs, ceux qui spéculaient sur le pétrole, ont disparu du marché. Cette tendance au retrait est renforcée par la hausse du dollar qui a fait perdre au pétrole sa position de valeur refuge contre l’érosion de la devise américaine. Mais en l’état actuel, l’offre pétrolière dépasse clairement la demande. Les pays non-Opep ne veulent pas participer à l’effort de compression de l’offre. La Russie, par exemple, a signifié qu’elle ne réduira pas sa production, même si elle déclare souhaiter une plus grande collaboration avec l’Opep. Mais le risque immédiat est celui de l’indiscipline au sein de l’Opep qui ruinerait la crédibilité, déjà atteinte, de l’organisation. Cette crédibilité dépend de la décision claire de l’Arabie Saoudite d’appliquer sa part dans la réduction de l’offre pétrolière décidée récemment à Vienne. Plus celle-ci tarde et plus les marchés y verront un signe que l’Opep n’est plus en mesure d’influencer le niveau de l’offre. Dans ce cas, les prix pourraient poursuivre leur logique descendante. Le paradoxe est que tout indique que cette baisse des prix est conjoncturelle. A moins de 80 dollars, de nombreux projets deviennent non rentables et cela entraînerait à terme une réduction de l’offre, alors que la demande va nécessairement reprendre. En fait, la vraie question, pour l’Algérie comme pour les pays pétroliers peuplés, est de savoir quelle sera la « durée » de cette mauvaise conjoncture. Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
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