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L’Algérie veut développer le nucléaire civil

 
L’Algérie ambitionne de développer le nucléaire civil pour renforcer la production électrique, annonce le ministre de l’Energie et des Mines, Chakib Khelil, qui s’exprimait à l’occasion de la deuxième journée de la Semaine de l’énergie, organisée à Oran.
lundi 27 novembre 2006.

L'Algérie veut construire des centrales nucléaires « L’Algérie possède des gisements d’uranium. A long terme, nous projetons de produire de l’électricité à partir du nucléaire », a précisé Khelil. Le ministre a assuré que ce projet sera réalisé en partenariat avec des groupes étrangers. Sans doute pour rassurer les autres pays sur les intentions algériennes dans le nucléaire, au moment où le dossier du nucléaire iranien focalise les regards de la communauté internationale. Le ministre de l’Energie et des Mines a également rassuré que le partenariat avec les étrangers est une option stratégique de la politique nationale de développement. Un autre message pour les compagnies pétrolières étrangères qui s’inquiètent des réformes algériennes dans le domaine des hydrocarbures. En plus de la nouvelle taxe sur les superprofits, les majors pétroliers attendent en effet la publication des détails de la nouvelle loi sur les hydrocarbures et les amendements apportés par l’ordonnance présidentielle de juillet dernier.

Dans les coulisses de la Semaine de l’énergie, les majors pétroliers tentent aussi de rassurer sur leur présence en Algérie. Le cas d’Anadarko revient souvent dans les discussions. En fait, la compagnie pétrolière américaine serait la plus touchée par l’introduction de la nouvelle loi sur les superprofits pétroliers. Tout dépend de la nature des contrats passés entre Sonatrach et ses partenaires. Tout comme le gouvernement algérien, les compagnies étrangères veulent également rassurer sur leur avenir en Algérie, un pays convoité par les grands consommateurs d’énergie. « Maintenant, ce sont les pays consommateurs qui courent derrière nous pour signer des contrats dans le gaz et le pétrole. Nous sommes en position de force et nous négocions en conséquence », confie un responsable de Sonatrach.

Le commissaire européen à l’Energie Andris Piebalgs a évoqué l’intérêt de l’Union européenne (UE) pour l’Algérie, comme partenaire stratégique et fiable dans le gaz. L’Europe soutient la construction du gazoduc transsaharien entre l’Algérie et le Nigeria. L’Italie, la France et la Russie auraient déjà manifesté leur intérêt pour participer financièrement à la réalisation de ce gazoduc qui fournira entre 20 et 30 milliards de gaz par an à l’Europe à l’horizon 2015. « L’UE va augmenter de 50% ses approvisionnements de gaz à partir de l’Algérie d’ici à 2010. Nous voulons établir un partenariat énergétique fort avec l’Algérie, non seulement dans les énergies fossiles, mais dans les nouvelles énergies. Il est nécessaire d’investir dans ce pays pour développer la production, la commercialisation et trouver de nouvelles énergies ». Le commissaire européen à l’Energie a assuré les Algériens de l’intérêt de l’UE pour le câble électrique sous-marin entre l’Algérie et l’Espagne.

Synthèse de Kahina, algerie-dz.com
D’après le Quotidien d’Oran