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Le Maroc mise sur le Fast Fashion

 
Le secteur du textile au Maroc mise sur le fast fashion pour répondre aux besoins d’une mode sans-cesse renouvelée en Europe qui semble acquise au textile chinois.
jeudi 29 mars 2007.

Ouvrières du textile au Maroc. Si, en janvier et février 2005, le secteur du textile au Maroc a accusé une baisse substantielle (-35% et -21%), les mesures de sauvegarde ont permis de redresser la barre soldant l’année avec un CA à l’export de 26,7 milliards de DH, soit un honorable recul de 7%. En 2006, c’est le jackpot. L’industrie textile réalise un chiffre d’affaires historique de 30 milliards de DH à l’export. Et en 2008 ? Justement, toute la difficulté est de convaincre les partenaires importants de l’industrie, que ces superscores ne vont pas s’effondrer comme des châteaux de cartes dès janvier 2008, date à laquelle l’UE lève ses restrictions sur la Chine.

Améliorer l’image du textile auprès des banques était, en tout cas, l’objectif de la rencontre organisée par l’Amith en collaboration avec le GPBM le 28 mars dernier à Casablanca. Et pour El Hadi Chaibainou, directeur général du GPBM, « il n’y a aucune raison pour que cette ascension soit démentie ». Le textile-habillement se porte bien selon les tableaux de bord et semble bien outillé pour rentrer en force dans l’après-2008, ajoute-t-il. De quoi redonner confiance aux plus pessimistes. Quoique l’on en pense, l’entrée des nouveaux quotas n’a pas réellement changé grand-chose dans les proportions accordées par l’UE à ses pays fournisseurs. La part de la Chine n’a pas bougé d’un iota (32% en 2005 et en 2006) et celle du Maroc est passée de 4,2% en 2005 à 4% en 2006.

L’après-2008 ne sera certainement pas l’après-2005. L’engouement pour la Chine sera nettement moins marqué car les donneurs d’ordre diversifient aujourd’hui leur sourcing pour sécuriser l’approvisionnement. L’objectif est d’éviter la crise de 2005 qui a conduit à l’instauration des quotas. Mais la Chine continuera à concentrer le plus gros des approvisionnements, sans oublier une ascension en amont programmée. De plus, la Roumanie et la Bulgarie qui font partie des 27 aujourd’hui verront certainement leurs coûts salariaux augmenter. Par ailleurs, le plus gros risque, selon cet expert, serait de continuer à dépendre d’un seul client. Une éventualité écartée en 2006 puisque l’Espagne a détrôné la France devenant ainsi grâce au groupe Inditex, notamment, l’un des plus gros donneurs d’ordre du Maroc.

Synthèse de Souad
D’après l’Economiste