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Gamal
24/04/2006, 09h18
Le chantier qui va labourer l’Algérie du Nord démarre
C’est le plus grand chantier de l’histoire du pays. Le plus cher aussi. 11 milliards de dollars. Il va enfin démarrer... et creuser un sillon dans le nord de l’Algérie. Chronique d’un événement aux implications encore très largement sous-estimées.






Il faut juste refaire le calcul deux fois pour croire ses yeux. 376 milliards de dinars pour les Japonais du groupement Cojaal à l’est du pays, 192,5 milliards pour les Chinois de Citic-Crcc au centre et encore 258,4 milliards de dinars pour les même Chinois à l’ouest : les 927 kilomètres de l’autoroute Est-Ouest qui restent à réaliser coûteront environ 824 milliards de dinars au Trésor public. C’est-à-dire environ 11,1 milliards de dollars à la parité courante de 1 dollar US pour 74 dinars. Trop cher ? Ce n’est pas le propos. Les coûts de transport sur l’actuel réseau routier rapportés au jour et au mois sont hors gabarit. Il faut donc peut-être se résoudre à le croire. Le plus gros contrat de l’Algérie indépendante a été négocié et conclu par une équipe de cadres techniciens des travaux publics sous la lointaine protection de leur ministère de tutelle. L’engagement il est vrai se divise en trois lots différents. Jamais un tel montant n’a été décaissé d’un coup pour une seule opération. Etait-il vraiment possible qu’aucune interférence politique ne soit venue faire pencher la balance en faveur des groupements japonais et chinois qui se partagent les trois tronçons ?

Des centaines de kilomètres encore sans études
Au ministère des Travaux publics, le chargé de la communication M Omar Oukil jure que « c’est le travail souverain de l’Agence nationale des autoroutes qui a donné ces résultats. D’ailleurs dès la confection du cahier des charges un document énorme qui a coûté des problèmes de santé à l’un de nos cadres, c’est l’autonomie des avis techniques qui a été respectée ». Il est toujours possible de trouver à redire lorsque l’enjeu financier et stratégique est aussi colossal. Exemple, le barème d’évaluation a avantagé la libre appréciation de la partie algérienne en donnant 60 points à la qualité technique de l’offre et seulement 40 points à la compétitivité de l’offre financière. C’est ce qui a propulsé les Japonais devant le groupement Italia pour les 399 km du lot est. Plus sérieux encore, le coût global de l’équipement est passé de 7 milliards de dollars à 11 milliards de dollars. Explications : l’évaluation de 7 milliards de dollars se limitait à des offres incomplètes. En effet les offres ont porté sur des lots sur lesquels subsistent encore de longs tronçons pour lesquels le tracé est délimité mais l’étude technique de réalisation n’existe pas encore. Un saut dans l’inconnu pour les groupements de réalisation ? « Le cahier des charges a prévu une solution pour fermer toutes les brèches à une quelconque révision. Le coût moyen du kilomètre en études et réalisation proposé sur la partie pour laquelle existe l’étude est étendu au reste du tronçon », explique Omar Oukil. Il ne devrait donc pas y avoir d’avenant, l’engagement des opérateurs portant sur la totalité du lot même la partie sans études. Celle-ci leur incombera. C’est cette pirouette qui explique les écarts importants entre les offres financières révélées au public le 28 mars dernier et l’offre finale retenue par l’Agence nationale des autoroutes (ANA) est beaucoup plus chère car intégrant les kilomètres pour lesquels l’étude n’existe pas encore. Et ces kilomètres se comptent en centaines : de l’échangeur d’Oran (au sud de Sig) jusqu’à la frontière marocaine ; de Azzaba jusqu’à la frontiète tunisienne, et cerise sur le gâteau la trentaine de kilomètres de franchissement de la région de Zbarbar au centre.
« Il y aura beaucoup de travail pour les Algériens »
Le plus grand chantier de l’histoire du pays va donc pouvoir démarrer. 100 millions de m3 de terre vont être déplacés, 11 tunnels percés sur deux fois 3 voies, 390 ouvrages d’art réalisés dont 25 viaducs, 19 wilayas directement traversées, 24 desservies. Il faudra le recul du temps pour juger de la qualité du contrat qui va être signé entre l’ANA et les deux groupements asiatiques retenus. Pouvait-on rechercher plus d’effets internes sur l’économie algérienne en privilégiant un choix plus utilisateur de sous-traitance locale. « Les Japonais à l’est auront sans doute besoin de Cosider pour leur agrégat. Les gens se trompent, il y aura beaucoup de travail pour les Algériens », rassure le chargé de la communication du ministère des Travaux publics. C’est un sillon pharaonique qui va labourer le nord de l’Algérie et le pays n’a pas encore pris la mesure de la moisson. Dans les mois qui viennent il sera de moins en moins question du coût de ce contrat hors-norme mais de sa satisfaction dans les délais des 40 mois. Les choses vont s’accélérer avec probablement un rush des importations des équipements de réalisations, une prise d’assaut des quais portuaires, la construction des bases-vie, la mise en œuvre des expropriations au sujet desquelles le gouvernement affiche une totale et redoutable tranquillité. Une partie de l’autoroute Est-Ouest est d’ailleurs en chantier depuis trois ans. Le paysage de la RN 5 vers Constantine et de la RN 4 vers Oran a déjà changé dans la vallée de l’oued Isser entre Kadiria et la montée vers Bouira ou dans la vallée de l’oued Djer entre El Affroun et Boumedfâa où l’on peut apercevoir les progrès de l’autoroute. D’autres tronçons sont déjà opérationnels comme à l’arrivée sud-ouest de Constantine, à Bouira, ou encore entre Blida et El Afroun sud. La vie quotidienne des Algériens va apprendre à intégrer l’autoroute Est-Ouest dans les années qui viennent. Les Algérois en connaîtront plus intimement une arborescence avec la mise en œuvre imminente du projet de la seconde rocade sud - groupement italo-portugo-algérien - qui va organiser en 24 mois un contournement autoroutier de l’agglomération algéroise de Zéralda à Boudouaou entrant dans la Mitidja à hauteur de Birtouta. Tout le monde finalement sera concerné. Des entreprises algériennes, publiques et privées réalisent aussi des parties de l’autoroute Est-Ouest mises en travaux avant les trois derniers lots de 927 kilomètres. C’est le cas pour les 72 kilomètres entre Hoceinia et Oued Fodda. Il faudra prier - face aux Chinois et aux Japonais - qu’ils ne soient pas les derniers à livrer leur tronçon. Des signes montrent qu’ils sont déjà en retard.



El Kadi Ihsane

ferrailleur
24/04/2006, 11h43
je vais peut être dire une bêtise mais est ce que cette autoroute est vraiment si prioritaire ?a t on tellement de productions à transporter.? une industrie automobile à promouvoir ?
le seul aspect bénéfique c'est ,pour l'instant du moins , faciliter les déplacements pour l'aîd.
c'est vrai qu'il reste encore un peu de sous dans la cagnotte pétrolière.j'espère qu'on va enfin penser à l'université et à la culture (pour soigner le génocide identitaire)

GAbdelkader
24/04/2006, 13h56
Ferrailleur je crois que oui c est un peut une betise ;)

Le transport est une des infrastructures les plus importantes pour une economie! Si les biens ne circulent pas et bien on ne peut avoir une economie moderne qui cree des richesses, car tot ou tard on va avoir besoin de faire circuler les biens.

D'ailleurs la France sous De Gaulles a fait ce qu on fait maintenant en terme de construction des auto-routes et chemin de fer. C etait la cle pour la France apres la seconde guerre mondiale pour retouver sa place.

tariqlr
24/04/2006, 14h36
Ceci me rappelle une discution que j'ai eu en 1988 avec des universitaires de Bab Ezouar à Alger. Comme gestionnaire je leur ai expliqué comment nous avons rédigé une étude de faisabilité, après enquêtes (population et qualification, infrastructures, moyens de communications.... (mis à part côté commercial avec étude de gestion). Projet, à l'époque pour 6 Mds de $ à St Domingue.
Après la visite d'un établissement en construction à Boudouaou, je leur ai signalé les anomalies: les accés à la RN5, les gens marchent dans la boue, dans un tel chantier il n'y a pas de téléphone, les camions roulent à tombeaux ouverts..... tout est fait en dépit du bon sens.
Avant de construire, d'installer quoi que ce soit, en effet il faut penser aux moyens de communications: routes, eau, énergie, sécurité... après vient le reste.
L'algérie a un grand retard qu'elle doit combler dans le domaine des infrastructures routières et autoroutières. Surtout les routes en zone rurale.

velsatis
24/04/2006, 14h49
tout a fait mon cher therry!
il y aura gain meme si se n'est qu'un retour d'experience!
de plus cela permettra de desenclaver beaucoup de territoire et d'avoir un meiilleur repatition de la population.....etc etc.

DZmes Bond
24/04/2006, 17h44
Un bon réseau d'infrastructure est primordial pour le développement économique !

Harrachi78
24/04/2006, 18h04
Moi aussi je trouve que c'est un éxcellent projet, ca va créer de l'emploi, dynamiser le secteur du bâtiment à travers tout le pays et enfin de compte le doter d'une infrastructure de transport trés performante. Bon, le projet coûte certe la peau des fesses mais franchement si l'argent ne servais pas à cela je ne vois pas à quoi vat-il servir ?

ferrailleur
24/04/2006, 19h08
je faisais référence à une émission de radio ou un intervenant critiquait le portugal qui avait utilisé les aides européennes pour créer un magnifique réseau autoroutier avec un retour sur investissement tres modeste par contre il donnait en exemple l'irlande qui avait préféré développé les réseaux (fibre optique je crois) et les plate formes industrielles.les résultats sont là l'irlande décolle et se place dans le peloton de tête.
mais si je me trompe ,tant mieux.

absent
24/04/2006, 19h46
11 milliards de dollars dans la poche de quelques privilegiés :mrgreen:
comment l'argent de l'algerie est gaspillé, comme s'il y avait pas de routes en ce moment, faut deja remettre en etat le reseau routier existant, ça couterais moins cher à mon avis :lol:

Pihman
24/04/2006, 22h03
Une autoroute a aussi un anti-cout humain,

il y a bcp moins d'accidents sur l'autoroute que sur les nationales, surtout quand le trafic sur ces dernières atteind un certain niveau rendant les dépassements fréquents et dangereux

Il y a aussi une économie de carburant et d'usure des vehicules et des pneumatiques.

absent
25/04/2006, 00h50
11 mds de dollars pour une autoroute, de qui se moque t'on ?

L'optimiste
25/04/2006, 03h01
j'espere qu'on se moque pas de toi :mrgreen:

sindbad
25/04/2006, 07h00
Ce n'est pas tout les jours qu'on a de l'argent et pour une fois il sert a quelque chose de bien constructif. A mon avis cette oeuvre, entre autre, inscrira l'Algerie au chapitre du XXI siecle tellement sont impacte sera benefique. Des centres urbains se developeront autour du reseau, les gens et les produits se deplaceront plus vite et de facon plus efficace, etc ...

Pour ce qui de l'investissement on peut tout aussi investir dans la fibre optique et construire des autoroutes, l'un n'excluant pas necessairement l'autre. Je ne crois pas aussi que la comparaison avec le portugal et l'Irlande soit dans ce cas judicieuse. Ces pays ont une situation geographique (pour ne citer que ce parametre) qui differe notablement du notre.

Je souhaite beaucoup de succes a cette entreprise.

Harrachi78
25/04/2006, 19h55
11 mds de dollars pour une autoroute, de qui se moque t'on ?

Il faut quand même préciser que c'est une autoroute de près de 1000 km !!! Je me suis penché sur le cas du tronçon Est (El-Taref / B. B. Aririj) qui fait environ 400 km et bien il comporte environ 100 viaducs (ponts) et 4 tunnels le tout à 4 voies ... Combien ca coute ce genre d'ouvrages selon toi ?!

D'autre part je rejoint SINDBAD pour ce qui est de l'absurdité de citer le Portugal et l'Irlande comme exemples ! Primo ce sont des pays de la taille d'une petite wilaya algérienne, secondo je doute qu'ils souffernt du déficit algérien en matière de transport !!!! Soyons donc raisonables et comparons ce qui est comparable !

ferrailleur
25/04/2006, 20h23
je ne comparais ni le portugal ni l'iralnde à l'algerie .je comparais les stratégies choisies entre je dis bien entre le portugal et l'irlande.et les résultats comparés entre ces 2 pays.

Pihman
25/04/2006, 22h07
Ce qui m'etonne c'est le cout au kilomêtre

11 milliards de $ pour 1000 km c'est 11 million de $ par Km

alors que l'appel d'offre de l'autoroute de Marakech Agadir 233 km est passée au prix de 6.2 milliards de DH soit 620 million de $

soit 2.7 million de $ par km

comparée à 11 millions, l'écart est énorme bien que coté topographie l'autoroute Marrakech Agadir traverse le Haut Atlas en plein milieu.

Harrachi78
25/04/2006, 22h17
Bah si l'on prend uniquement le tronçon Est de l'autoroute en projet c'est 400 km passant par l'Atlas aussi ! Les Aurès du Nord Constantinois notamment !!!!! On a donc presque le double de l'autoroute Marrakech-Agadir, dans la même topographie si ce n'est plus et ce n'est que 1/3 de la taille totale du projet !

Pihman
25/04/2006, 22h23
@ Harrachi78

mais en ramenant le cout au km c'est là ou il y a la différence

233 km contre 1000 km ................. c'est 1 pour 4

620 million $ contre 11 mds $ ........... c'est 1 contre 17

Harrachi78
25/04/2006, 22h25
Mais non, la différence est de taille puisque en 400 km tu as au moins 2 fois plus de chances de percer des tunnels et de construire des ponts que sur 200 !!! Or, il se trouve que ce sont ces ouvrages d'art qui coûtent le plus chére dans de tels projets ! Alors imagine ce que sa donne sur 1000 km !

velsatis
25/04/2006, 22h29
a nos amis marocain qui denigre systematiquement se qui se fait en algerie
nous prennez vous pour des anes? a question simple je voudrai une reponse simple!

Pihman
25/04/2006, 22h29
oui mais le diviseur du cout est aussi le double

diviser sur 400 au lieu de diviser sur 200

peut être que la topographie de l'itinéraire choisi est beaucoup plus accidenté que le haut atlas marocain.!

menara
28/04/2006, 11h47
Il ne faut pas comparer les coûts au kilomètre du réseau autoroutier marocain avec celui du réseau autoroutier algérien pour plusieurs raisons :


Car l’ADM (Société des autoroutes du Maroc) gère la construction de son réseau en optimisant au maximum les coûts et le tracé, et les tronçons sont prioritairement confiés à des entreprises marocaines, ou aux filiales des groupes internationaux installées au Maroc qui doivent obligatoirement s’aligner sur les prix pratiqués au pays par les entreprises nationales pour pouvoir décrocher des contrats. De plus les possibilités de dérapages sont très limitées puisque l’ADM est une compagnie publique mais elle est gérée comme une compagnie privée comme c’est le cas pour la RAM, ou l’ONCF, car elle a une obligation de résultat.

Les risques de corruption et de dérapages sont limités au maximum car le conseille de surveillance de l’ADM est constitué par l’état, (Fond Hassan II, et le trésor public), Itissalat Al Maghrib (Maroc Telecom), l’ONCF, l’ONDA, l’ODEP, la Banque Populaire, la BMCE Bank, la Samir, les compagnies d’assurance nationales et les fonds d’investissements, koweitien, et récemment les fonds barahinie, et émiratis, donc logiquement les actionnaires sont la pour veiller à la bonne utilisation de leurs argents il est hors de question pour eux d’accepter des contrats à pris d’or pour faire plaisir à tels ou tels états ou a tels ou tels compagnies, ce qui les intéressent c’est le développement de leur entreprises et de leurs investissements.

http://www.adm.co.ma/ADM/conseilactionariat.htm


Pour l’Algérie c’est très différent les négociations ne sont pas mener par des responsables de la compagnie algérienne des autoroutes, les négociation sont faites par le ministère de l’équipement, donc toutes les possibilités de Bakchich et de corruption sont envisageables, puisqu’il n’existe aucun contrôle par un comité d’actionnaire, ou un comité de surveillance, le seul contrôleur et l’état donc on imagine facilement jusqu’ou peuvent aller les dérapages.

A cela l’état par l’intermédiaire de Omar Ghoul dénigre complètement les compagnies algériennes de BTP et l’expertise des bureaux de conceptions algériens qui d’embler ont étaient mis hors jeu de la conception des études et de la conception des gros œuvres, en plus le ministre évoque seulement un hypothétique participation des entreprises algériennes à d’unique tâche de sous traitance.


On remarque que les capacités nationales sont totalement rabaissées et dénigré par le ministre lui-même, donc dans un tel contexte les entreprises étrangères ne sont pas folles, elle vont maximiser le plus possible le montant des travaux car se sont elles même ou d’autres bureaux d’études étrangers qui confectionnent eux même les études et les travaux.

Donc dans ce cadre on comprend pourquoi l’Algérie paie le prix fort pour ses infrastructures et ajouter a cela en plus toutes les possibilités de corruption et de détournement de fond entre Khobziste et profiteur locaux et internationaux.


En plus de cela les compagnies japonaises et chinoise sélectionnées emploient leurs propres mains d’œuvre nationales aux détriments des millions de chômeurs algériens qui ne demande qu’à travailler. Malgrés que l’Algérie dispose des ingénieurs à très bon marché payé seulement 15 000 DA soit 150 Euros pratiquement 5 fois moins qu’un ingénieur marocain payé environ 8000 dirham soit 800 €.

http://www.elwatan.com/2006-04-26/2006-04-26-41321


Le projet global de l’autoroute est ouest coûterait environ 11 000 0000$/km soit 111 000 000 dirham/km !!!!!!!!!!!!!

11 milliards $/1000km => 11 000 000 $/km (1000 KM car environ 200 Km existe déjà)

Car même les tronçons les plus chers gérés par l’ADM sont évalués à :

Desserte du port de O. Rmel 56 millions de dirhams/km soit 5,6 millions $/km

Asilah - Tanger 47 millions de dirhams/km soit 4,7 millions de $/km

Celui de Marrakech Agadir coûte seulement 26 millions de dirham/km malgré qu’il traverse toute la région du haut Atlas.

http://www.adm.co.ma/ADM/progdev.htm


Donc les autoroutes algériennes coûtent pratiquement 2 fois plus chère 11 000 000 /5 600 000 = 1,94

GAbdelkader
28/04/2006, 12h35
Menara j allais dire et alors?

Je rappelle juste le but: c est pas de constuire des autoroutes moins cher que dans un autre pays, mais de disposer d infrastructures pour soutenir la croissance et le developpement economique.

Pour le reste, tu crois vraiment que tu peux arriver a une conclusion comme la tienne sur un dossier aussi enorme avec un post dans forum. Soyons serieux un peu!

Encore une fois si qq un d autre fait mieux que nous dans cette planete! Elah yzedah, on veut aller de l avant et disposer d infrastructures et basta :)

absente
28/04/2006, 12h46
je ne remets pas á cause la nécessité de cette autoroute, pour les algériens et leur économie.

pourquoi cite t#on les chinois, les japonnais.....et les algériens il font quoi , ils regardent passer les voitures ???? Ils ne participent pas á ce chantier ?

Tizinissa
28/04/2006, 12h55
et les algériens il font quoi , ils regardent passer les voitures ???? Ils ne participent pas á ce chantier ?

C'est justement l'un des points (car il y en a d'autres ) des plus encombrant dans tous ses projets en Algerie !!

Mais quand un non algerien pose la question il a droit a plein de slogon patriotique mais jamais une reponse !!

RdP
28/04/2006, 13h04
@Menara

je pense que faire de l'arithmétique de degré 0; peut induire en erreur.

J'ai consulté le lien que vous avez donné et voilà ce que j'ai pu trouver :

Section d'autoroute Montant d'investissement Coût /Km
1) Asilah - Tanger 1400 millions de dirhams 47 millions de dirhams
2) Had Soualem - Tnine Chtouka 700 millions de dirhams 20 millions de dirhams
3) Contournement de Settat 362 millions de dirhams 21 millions de dirhams
Tnine Chtouka – El Jadida 727 millions de dirhams 26 millions de dirhams

4) Settat – Marrakech 3300 millions de dirhams 23 millions de dirhams
5) Tétouan - Fnideq 1000 millions de dirhams 36 millions de dirhams
6) Desserte du port de O. Rmel 3000 millions de dirhams 56 millions de dirhams

Comment peut on expliquer, que le 2° trançon coute 26 M/Km tandis que le 6° coûte 56M/Km ?. Plus du doubleLorsque vous y répondrez; vous trouver réponse à vos questionnements sur l'autoroute Est-Ouest.

DZmes Bond
28/04/2006, 13h06
Menara:
Les risques de corruption et de dérapages sont limités au maximum car le conseille de surveillance de l’ADM est constitué par l’état,...

Bonjour menara, ça fait plaisir de te relire même si je ne suis pas d'accord sur plusieurs points avec toi. ;)
Un ami marocain me parlait justement d'une autoroute qui est à l'arrêt au Maroc (il reste 50 kilomètres à faire) mais je ne sais plus entre quelles villes... et il me faisait part de la corruption qui y rêgne ! Et d'après lui, ce n'est pas limité.

@Tizinissa : Non, on a le droit et il faut se poser la question ! D'un côté, les entreprises algériennes n'ont pas le savoir-faire, surtout pour un tel projet. Si elles étaient chargées de ce projet, celui-ci nécessiterait 10 ans de plus et 20 milliards de plus...rappelez-vous le métro d'Alger ! De l'autre, l'Etat aurait dû penser à des entreprises étatiques compétentes surtout pour le domaine des infrastructures avec salaires attayants, formation intensive et acquisiton de matériels dernier cri.

Tizinissa
28/04/2006, 13h11
les entreprises algériennes n'ont pas le savoir-faire,

Dz bond

Il y a que quelque jours, j'ai dis la meme chose lors d'une discussion au sujet des batiments et j'etais envahies de reponses frenetiques voulant prouver coute que coute que c'etait pas le cas !!

Ca m'etonne de ne pas avoir lu une telle intervention labas
et ca m'etonne toujours des forumeurs algeriens de dire une chose ici et de dire tout a fait son contraire juste a coté ! comme si les contradictions etainet de plus qu'il y a de logique !!!!!

absente
28/04/2006, 13h18
L'état ne peut il signer des contrats ou les entreprises algériennes se devraient de réaliser une partie des travaux, ce qui obligerait les parties á former le personnel......c'est une aberration d'un point de vue humain que de laisser des milliers de chomeurs d'un coté et que de financer des projets avec de la main d'oeuvre : parce qu'il s'agit d'ingénieurs mais aussi d'ouvriers étrangers.
Dans tous les contrats, les versements effectués sont fait par tranches de réalisation et les retards sont pénalisants, pourquoi ne pas appliquer cette forme de contrats aux entreprises algériennes ????
Il y a suffisement de diplomés en Algérie pour penser et mettre en oeuvre un minimum de travaux !!!! ou le gouvernement n'aurait il pas confiance en ses propres entrepises et citoyens ????

tariqlr
28/04/2006, 13h30
Pour couper court: les entreprises algériennes sont toutes occupées.
Qui a fait les tronçons autour des villes, les aménagements, ect.?
Les entreprises avec qui j'ai des relations (consultant d'une entreprise en France) ne trouvent pas d'ouvriers qualifiés.
En fin de compte, aussi bien en France qu'en Algérie, on manque d'ouvriers qualifiés. Ou tout simplement ils boudent le bâtiment (dur, sale, mal payé..!).

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