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Voir la version complète : Meda II : Ce que l'Algérie a snobé


morjane
01/09/2004, 07h16
Bonjour,

MEDA (Mesures d'Accompagnement aux réformes) est un systéme d'aides Européennes dans le cadre d'un partenariat euro-Méditéranéen qui a pour objectif
- le renforcement de la stabilité politique et de la démocratie,
- la création d'une zone de libre-échange entre l'Union européenne et ses partenaires méditerranéens d'ici à 2010
- le développement de la coopération économique et sociale, prise en compte de la dimension humaine et culturelle.

Et bien le gouvernement algérien faute de volonté politique n'a soumis aucun projet ou si peu et a trainé les pieds ce qui fait qu'elle n'a obtenu que 365 Millions d'euros, alors que la Tunisie a obtenu 960 Millions d'euros et le Maroc 730 Millions d'euros.
Je vous conseille de lire
Ce que l'Algérie a raté (http://www.algerie-dz.com/article1059.html)
Je suis d'autant plus dégoutée de voir ce gâchis parce que c'est le deuxième programme MEDA (1996-2000) et pour le premier c'etait déja la même chose et donc rien n'a changé et puis l'Algérie est coutumière de bouder les aides Comment l'Algérie a saboté un programme de l'U.E. (http://www.algerie-dz.com/article472.html)
Je ne comprend pas une telle politique.

Stanislas
02/09/2004, 13h27
Bonjour Morjane,


Effectivement, c'est désolant.Ce type d'aide est basé avant tout sur une étude préalable du fontionnment de l'economie d'un pays le notre est catastrophique.

Voici une "overview" de notre économie présenté par un jeune chef d'entreprise privé Samy Boukaila, directeur général de BKL, et responsable du programme du NAED/SFI (North Africa Entreprise Développement) en Algérie et qui aussi est fondateur du Groupe de jeunes industriels algeriens care

http://www.care.org.dz



Voici quelques extraits

http://lnweb18.worldbank.org/mna/mena.nsf/Attachments/PSD-Conference-Boukalia/$File/Private+instititutions.ppt




http://img89.exs.cx/img89/5090/Algeria01.jpg
http://img89.exs.cx/img89/9050/Algeria02.jpg
http://img89.exs.cx/img89/3281/Algeria03.jpg
http://img89.exs.cx/img89/3910/Algeria04.jpg
http://img89.exs.cx/img89/3810/Algeria05.jpg

hey
02/09/2004, 17h36
c'est archi faux satanislas ; stop à la propagande marocaine , où tu as trouvé cet overview ?sur maroc hebdo ? :razz:

Stanislas
02/09/2004, 18h31
Bonsoir Hey,


Malheureusement notre économie est ainsi, sinon pire!

Cette presentation se trouve sur le site de la banque mondiale. J'ai inclus le lien

Tu pourra me citer un seul point de cette présentation ou tu trouve que c'est de la propagande ?

Cordialement.

morjane
02/09/2004, 18h45
Azul Stan,

Je trouve que c'est le secteur bancaire qui est d'urgence à réformer ( tu dois avoir vus que la BCIA a tenté d'escroquer la BEA?) et que cela fait cruellement défaut et aussi combattre l'informel. Il y a tant de choses à faire, apprendre la citoyenneté aussi, apprendre que c'est bien de payer des impots.
L'économie va mal car elle ne peut s'appuyer nulle part. Mais c'est en train de changer car il y a une prévision de croissance de plus de 5% pour 2004 et on ne peut qu'être optimiste, etant donné la conjoncture.

Je te remercie pour le lien, j'etais heureuse de voir qu'il y a des volontés de s'en sortir et si triste de lire leurs constats qui est tout a fait ce que je pensais.

Pour le MEDA , j'étais si désolée, surtout quand on voit que même Israël obtient bien plus d'aides. Et pourtant en Algérie aussi on peut présenter des projets et répondre aux appels d'offres .

GAbdelkader
03/09/2004, 11h58
Essalam/Hello/Bonjour/Azul (tout le monde aura sa part :)

Je viens de consulter la presentation de Mr. Samy Boukaila, je ne sais pas de quel pays il parle mais sans doute pas de l Algerie!

Les points qu il souleve existes; mais c est la definition meme du tiers-monde. Avons-nous oublie que nous en faisons partie ?

Maintenant, dire que dans l economie Algerienne il n y a que ces points c est absolument faux! De plus sa presentation est plus proche d'une discussion de kahwadji qu a une presentation economique/scientifique: pas de chiffres, aucune etude ... rien!! que des generalites qui sont passees dans notre inconscient collectif maintenant et j espere pas trop longtemps :)

Je ne sais pas qui est ce monsieur, peut etre qu il est frustre de certaine choses autant qu entrepreneur mais de la a dire des choses aussi grossieres; il porte un sacre prejudice a l economie et a l investissement en Algerie.

Cordialement,

Stanislas
03/09/2004, 13h19
Bonjour GAbdelkader

Je ne pense pas que Mr. Samy Boukaila nuit à l'economie Algerienne. Au contraire c'est avec ces constats qu'on peut un jour ameliorer notre économie. Notre économie à besoin d'une vrai révolution des mentalités.

Arretond de nous regarder le nombril. Oui notre économie est malade. Est ce une fatilité non!. Nous avons les moyens de nous en sortir et de rebondir. Seulement soyons lucide.

Rino
03/09/2004, 13h24
@GAbdelkader
Je pense qu'il faut juste prendre ces constats avec moins de sensibilité.
Bien à toi.

GAbdelkader
03/09/2004, 13h49
Hello tout le monde,

J étais le premier à reconnaître les points évoqués; c est la définition même du tiers monde alors pourquoi être surpris!!

L économie c est beaucoup de psychologie/rumeur/réputation. Faire une étude sérieuse sur les services publics en Algérie et leurs relations avec le secteur prive oui !! et il y en a dans la littérature. C'est des études sérieuses, chiffrées ou effectivement on trouve les caractéristiques d un pays tiers-monde post-socialiste et puis d autres points positifs.

Mais faire une liste de points -- comme si on parlait entre potes -- sans aucune assise scientifique, même éthiquement cela est répréhensible.

C est quoi le but de cette présentation vu qu'elle est destinée a un public étranger? Si vous avez de l argent chercher ailleurs ?

Cordialement,

zek
03/09/2004, 14h08
Je crois que les Algériens n’ont pas besoin de toutes ces institutions à la c…. qui sont plutôt la pour les intérêts des multinationales et pour s’immiscer dans la gestion du pays, nous avons de bons spécialistes, ayons confiance en eux.

http://www.care.org.dz/

GAbdelkader
03/09/2004, 14h41
Je viens de consulter le programme MEDA, et je pense qu une partie de l explication vient du retard d integration de l Algerie de ce progamme.

En effet, l Algerie integre le programme en 2001; elle est presque l avant dernier pays: le Liban, en 2002. Tunisie, Israel et Maroc ont ete les premiers pays a integrer le programme (1995 et 1996).

Cela est surement du a la situation securitaire du pays durant cette periode. Nous avons interet a rattraper ce retard apres le chao de la decennie noire (1991-2001).

Cordialement,

morjane
03/09/2004, 16h30
Bonjour,

En effet, l Algerie integre le programme en 2001 En 2001, il y a eu un accord d'Association entre l'Algérie et l'UE qui est venus remplacer l'accord de coopération existant. Est ce de cela que tu parles? Car durant la période 1996-1999 l'Algérie a bénéficié de 30 Millions d'euros sous MEDA.
Il y a un article très intérréssant à lire à ce sujet Algérie-Union Européenne (http://www.algerie-dz.com/article589.html)

P.S. Je te souhaite la bienvenue à F.A.

GAbdelkader
03/09/2004, 17h25
Hello,

Je suis desole je crois que j ai lu une mauvaise page, il suffit des fois d un click et ca change tout :)

Tu as raison pour le progamme MEDA, voici une page de l ambassade Algerienne a Bruxelles qui detaille le programme MEDA Algerie:

http://www.algerian-embassy.be/dz-ue-coopfinan/dz-ue-copfinan-index.htm

Concernant mon erreur et les dates donnees, il s'agissait au fait de la zone de libre echange:

http://europa.eu.int/comm/external_relations/euromed/free_trade_area.htm

Desole pour cette confusion!!
Cordialement,

Stanislas
07/10/2004, 22h23
Plus de 400 PME algériennes ont bénéficié d'un programme de mise à niveau

7/10/2004
ALGER (AP) - Le programme «MEDA» d'appui pour la mise à niveau des petites et moyennes entreprises industrielle algérienne soutenu par l'Union européenne a profité à 10% du tissu industriel des PME, depuis son lancement en septembre 2001.
Quelques 400 entreprises algériennes, sur un total de 4.000, en ont en effet bénéficié.
Ce décompte a été fait jeudi par le directeur d'Europe-Developpement/PME Algérie, à l'occasion d'une journée d'information et de sensibilisation organisée conjointement par cet organisme et la chambre nationale de commerce et de l'industrie à la ville de Tizi-Ouzou en Kabylie.
Initié entre la commission européenne et le ministère algérien de la petite et moyenne entreprise et de l'artisanat, le programme MEDA projette, selon Olivier de Velp, expert européen, de «mettre à niveau quelques 650 entreprises d'ici septembre 2005, soit plus de 15% du tissu industriel algérien représenté par la PME».
Ce taux de prise en charge a été jugé par ce même expert comme étant «suffisant pour induire sur le reste des entreprises les effets d'entraînement escomptés en en terme de compétitivité et de concurrence», deux exigences préalables au démantèlement des tarifs douaniers.
Les critères d'éligibilité au programme MEDA qui dispose de cinq antennes en Algérie concerne exclusivement les entreprises industrielles de droit privé ayant plus de trois ans d'existence et employant plus de dix salariés à temps plein. AP
Bg/oao

On peut dire que le bilan est maigre mais il porté quelques fruits

morjane
08/10/2004, 18h29
Azul Stan,

Merci pour l'info.400 sur 4000, depuis 2001 c'est peu mais bon, pour les PME qui en ont profité c'est toujours ça alors espèrons qu'au prochain programme Méda les projets et appels d'offres afflueront .

Stanislas
14/10/2004, 11h35
Voici une excellente analyse sur les reticences des invessitisseurs envers le marché algérien

Le Quotidien d'Oran du 14-10-2004

En prenant en considération trois pays, la France, l’Espagne et l’Allemagne, il y aurait actuellement en Algérie 110 investisseurs originaires de ces pays. Une enquête menée auprès de ces opérateurs ainsi qu’auprès d’investisseurs potentiels, nous éclaire sur les facteurs qui jouent ou qui ne jouent pas sur la décision de réaliser des IDE. Ainsi, l’accès au marché, le coût de la main-d’oeuvre, la qualification de la main-d’oeuvre, la disposition du pays face aux investisseurs étrangers, le cadre légal, la stabilité économique sont des facteurs primordiaux pris en considération dans la décision d’investir. Par contre, les ressources naturelles (à l’exception bien sûr des hydrocarbures), l’infrastructure, l’accès aux finances locales, les affinités culturelles avec le pays ne constituent pas des facteurs déterminants pour la décision d’investir.

L’enquête menée auprès des investisseurs classe la potentialité du marché comme facteur primordial n°1. En seconde position, on trouve la stabilité politique et/ou économique. En troisième position, se situe le cadre légal et règlementaire. Les facteurs main-d’oeuvre, coût des investissements et foncier viennent respectivement en 4e, 5e et 6e position. L’étude révèle que le seul avantage qu’offrent les pouvoirs publics algériens, c’est-à-dire les incitations à investir, ne constitue pas un facteur déterminant pour les investisseurs.

Pour les investisseurs étrangers, le site Algérie présente bien évidemment des facteurs positifs et des facteurs négatifs. Malheureusement, les facteurs négatifs sont plus nombreux. Ainsi, les facteurs plutôt bons et même très bons sont au nombre de 2: la taille du marché national et le coût de la main-d’oeuvre. L’étude des experts européens recense 12 facteurs mauvais ou très mauvais. Il s’agit de la productivité de la main-d’oeuvre, la stabilité politique, la corruption et la gouvernance, les infrastructures, les services des douanes, les services bancaires, la criminalité, vol et ordre public, concurrence du secteur informel, l’accès aux financements, le coût des financements, l’accès au foncier, la qualité de la vie.

Lorsqu’on prend connaissance de l’opinion qu’ont les investisseurs étrangers réels ou potentiels du «produit Algérie», on constate qu’il reste encore beaucoup à faire pour améliorer l’attractivité de notre économie. Les investisseurs étrangers interrogés lors de l’enquête ont eux-mêmes déterminé les principaux facteurs à améliorer. Trois facteurs dominent dans les réponses des interviewés:

1) la réforme du secteur bancaire et du contrôle des changes (50% des réponses),

2) l’amélioration de la sécurité dans le pays (26%),

3) l’allégement des procédures douanières (26%).

Les règles et procédures administratives viennent en 4e position, soit 15% des réponses.

L’étude réalisée par l’Union européenne nous apprend aussi que 62% des investisseurs (réels et potentiels) interviewés affirment que leurs expériences avec les autorités algériennes ont été mauvaises et même très mauvaises (29% des interviewés affirment que ces relations ont été bonnes). Dans le domaine du partenariat et de la joint-venture, 60% des sociétés étrangères préfèrent investir seules, 37% choisiraient «le cas échéant» un partenaire privé. Mais «les investisseurs potentiels ne cherchent ni de partenariat étatique, ni à racheter des sociétés algériennes en cours de privatisation».

On peut retenir aussi de l’étude citée que l’absence de disparition du terrorisme n’est pas la raison principale de la réticence des investisseurs étrangers à choisir le site Algérie. De même, ces derniers considèrent que la main-d’oeuvre algérienne, malgré sa faible productivité et son savoir-faire insuffisant, constitue une bonne «matière première».

Toutes ces considérations expliquent pourquoi, aujourd’hui, les sociétés étrangères préfèrent faire du commerce avec l’Algérie avec installation d’un simple bureau de représentation. Ces mêmes sociétés sont, pour l’instant, «loin d’être prêtes à effectuer des investissements lourds en Algérie». En conclusion, on peut souligner que cette étude (encore crue) montre clairement que les pouvoirs publics algériens ont grand intérêt à reprendre dans un cadre clair, cohérent et de dialogue les réformes économiques en panne depuis près de dix ans.

http://www.quotidien-oran.com/quot2979/actualite.htm

Stanislas
14/10/2004, 15h41
Le World economic Forum vient de publier la liste des pays les plus compétitifs :

Les pays nordiques arrivent ne tête. L'Algérie est classée 71
devancée dans le monde arabe par ;

les emirats : 16
la jordanie 35
La tunisie 42
le maroc 56
l'egypte 62

http://www.weforum.org/pdf/Gcr/Growth_Competitiveness_Index_2003_Comparisons

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