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Algérie – Haftar : le point de non-retour

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    Algérie – Haftar : le point de non-retour
    TSA - Par: Makhlouf Mehenni 09 Sept. 2018 à 13:08

    C’est un secret de polichinelle. Entre l’Algérie et le maréchal Khalifa Haftar, ça n’a jamais été la lune de miel. Ce n’est pas la première fois que l’homme fort de l’Est libyen s’en prend au « voisin de l’Ouest », sauf que les propos qu’il a tenus ce samedi 8 septembre sont résolument belliqueux, dénués de toute précaution diplomatique.

    Cette fois, la menace n’est ni voilée ni sous-entendue. Elle est directe et explicite : « Nous pouvons déplacer la guerre de l’autre côté ». Le maréchal réagissait à une prétendue incursion d’éléments de l’ANP dans le territoire libyen. Ses accusations sont-elles fondées et faudra-t-il prendre la menace au sérieux ? Sans doute que non, l’homme de guerre libyen n’ayant ni les moyens ni « la folie » de s’en prendre à une force de la trempe de l’armée algérienne. Mais sa sortie aura des conséquences certaines, peut-être irréversibles sur le plan diplomatique et sur l’évolution de la crise libyenne.


    Quant au bien-fondé de l’incursion qu’il dénonce, il faudra attendre la réaction de notre ministère des Affaires étrangères pour savoir s’il s’agit d’une affabulation, un malentendu, un acte isolé ou une action dictée par quelque urgence sécuritaire aux frontières, comme une tentative d’introduction d’armes par des groupes terroristes.

    Toujours est-il, Haftar a brûlé ses vaisseaux dans sa relation avec l’Algérie, acteur clé s’il en est dans le règlement de la crise libyenne. La question n’est donc pas tant de savoir s’il dit vrai ou s’il compte mettre sa menace à exécution, mais de comprendre pourquoi une telle sortie et pourquoi maintenant. La coïncidence est en effet troublante. Le 6 septembre, soit deux jours seulement avant de s’en prendre à l’Algérie, le maréchal avait émis des menaces similaires à l’égard de son principal rival sur la scène interne, le gouvernement de Tripoli reconnu par l’ONU et la communauté internationale.

    La menace de Haftar de marcher sur la capitale n’était pas non plus fortuite, car intervenant à la veille de l’entérinement de la nouvelle constitution libyenne, prévu en principe pour ce lundi 10 septembre mais qu’il juge maintenant inopportun, estimant que cela doit se faire après les élections présidentielles et législatives prévues à la fin de l’année en cours et qui devraient, en principe, déboucher sur la mise sur pied d’instances consensuelles et définitivement instaurer la paix et la stabilité dans le pays.

    Ce n’est pas la première fois, depuis son « incursion » dans la crise libyenne, que Khalifa Haftar revient sur un agenda après l’avoir avalisé. Ses volte-face et ses coups de théâtre ont souvent dérouté la communauté internationale et les observateurs. Si plus personne n’a de doutes concernant son ambition, qui est de prendre le pouvoir, pour le reste, l’homme est difficile à cerner. Qualifié d’homme des Américains à son entrée en scène avec une petite milice, à cause sans doute de son long séjour aux États-Unis des années 1990 jusqu’à la chute de Kadhafi en 2011, il sera ensuite « celui » de la Russie pour ses convergences de vue avec Vladimir Poutine sur le dossier libyen, puis de la France au lendemain de son accueil comme un chef d’État par Emmanuel Macron à Paris et maintenant des Émirats et de l’Égypte.

    Mais jamais celui de l’Algérie dont la position est basée sur deux principes fondamentaux dont ne peut s’accommoder l’ambition du maréchal : le règlement de la crise par un dialogue « inclusif » englobant toutes les factions et le rejet de toute intervention militaire étrangère. Haftar a compris qu’il ne pouvait pas compter sur le voisin de l’Ouest dès décembre 2016. Au lieu du soutien qu’il était venu chercher à Alger, il s’était vu rappeler par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, la position immuable de l’Algérie, qui est d’encourager « toutes les parties libyennes à atteindre un accord consensuel pour le règlement de la crise ».

    S’ensuivra alors une méfiance réciproque qui atteindra son paroxysme en mai 2017 lorsqu’une visite du même Messahel dans certaines villes libyennes, comme Benghazi, Zenatne, Tripoli et Misrata, fut dénoncée par le clan Haftar comme une « ingérence ». Un membre du parlement de Tobrouk -seule autorité que reconnait M. Haftar et qui du reste l’avait fait maréchal en septembre 2016- avait parlé de “tournée sans autorisation préalable” de M. Messahel en Libye, “comme s’il s’agissait d’une wilaya algérienne”.

    “Nous mettons en garde monsieur le ministre algérien des conséquences de ses dépassements et sa criante violation flagrante de la souveraineté de l’État libyen”, avait-il menacé. Mais la position de l’Algérie restera immuable. “Le processus en Libye est contrarié par trop d’agendas qui ne permettent pas à la volonté du peuple libyen d’aboutir selon la stratégie arrêtée par les Nations unies”, insistera M. Messahel.

    Avec les menaces directes d’agression proférées ce 8 septembre par le maréchal en personne, la relation entre ce dernier et l’Algérie a peut-être atteint le point de non-retour. La diplomatie algérienne n’est certes pas exempte de critiques dans sa gestion du dossier libyen, ne serait-ce qu’en se montrant trop à cheval sur les principes, sans un brin de realpolitik et peut-être aussi en ne prévoyant pas le poids qu’allait prendre la milice fondée par cet ancien général de Kadhafi.

    Quoi qu’il en soit, les péripéties de ces quatre dernières années font qu’il n’y a pas que Haftar qui a brûlé ses vaisseaux. L’Algérie aussi. Avec déjà des relations plus que tumultueuses avec le Maroc à l’Ouest, sa stabilité et sa sécurité ne pourraient s’accommoder d’une Libye dirigée par un homme qui lui a témoigné tant d’inimitié avant même d’accéder au pouvoir. Le nouveau credo de la diplomatie algérienne dans le dossier libyen devrait du coup ressembler à ceci : « Tout sauf Haftar ».
    Othmane BENZAGHOU

  • #2
    Une menace aussi directe est franche relayée par El Jazira n'a comme objectif que d'entraîner l'Algérie dans un conflit, exacerbé par le calendrier jupitérien irréaliste qui a promis des élections en fin d'année avant de revenir sur la nécessité d'une réforme constitutionnelle, tel qu'appelé par son rival italien... La diplomatie jupiterienne accusée de soutenir l'offensive sur Tripoli n'est probablement pas innocente de cette mise en garde pour amener don allié à régner sur la Libye par la force, pressée par des calendriers européens... A force de faire subir à un pays meurtri des calendriers étrangers, les lybiens souffrent des affres de la guerre et de l'instabilité. Il est temps pour l'Union Africaine de jouer un rôle redoublé, en collaboration avec l'ONU pour mettre en échec des calendriers militaires et externes.

    Ces déclarations graves méritent une communication diplomatique à la hauteur de l'audace de cet outrage belliciste, bien calculé, pour mettre à nu les desseins sombres de ceux qui veulent disent-ils des élections démocratiques, mais qui favorisent une solution militaire qui sent le gazoil et les intérêts directs de Total qui a été exclue de l'Iran dans son approvisionnement en gaz...
    Othmane BENZAGHOU

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    • #3
      Il ne fera rien, il parle dans le vent.

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      • #4
        Il ne fera rien, il parle dans le vent.
        Il n'est pas fou pour attaquer militairement l'Algérie, par contre, ceux qui ont actionné ces déclarations veulent pousser l'Algérie plus en avant dans ce conflit, après les incartades du général Hassan, mettent en garde l'Algérie contre tout soutien militaire contre Haftar...
        Dernière modification par ott, 09 septembre 2018, 14h53.
        Othmane BENZAGHOU

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        • #5
          Oui l'Algérie n'est pas rentrée dans ce piège qu'est le bourbier Libyen.

          On tente par tout les moyens de forcer l'Algérie à intervenir en Libye, au Sahel ect... Mais ce sont des pièges.

          De plus connaissant les méthodes brutales de l'armée algérienne, on accuserait l'Algérie de crimes contre l'humanité, car dans la lutte contre le terrorisme on ne fait pas dans la dentelle.

          Non c'est clairement un bourbier, les Soviétiques eux étaient tombés dans le panneau en Afghanistan. Et les Americains en ont ensuite profiter pour affaiblir l'URSS via le financement et armement des « Moudjahidine » Afghans.

          Ne répétons pas la même erreur.

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          • #6
            Absolument. Cependant, l'audace de ce général qui s'est finalement retourné contre tous ses anciens "amis" ne peut rester lettre morte et une communication diplomatique à la hauteur de cette audace serait à envisager pour déshabiller certains desseins funestes..
            Othmane BENZAGHOU

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            • #7
              On pourraient se cotiser pour lui offrir un baton de maréchal.
              Comme celui du feldmarchal Rommel son prédécesseur en
              Libye.
              L'excès de fierté altère la rigueur.

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              • #8
                Je ne sais pas, la diplomatie algérienne est trop molle, même le Niger peut se moquer de nous et nous lancer des invectives. Personne ne nous respecte.

                En même temps qui pourrait respecter un pays dont le chef d'état est un légume ?

                Il faut un dirigeant fort, capable de vraiment représenter l'Algérie en tant que puissance régionale sans pour autant mener une politique impérialiste.

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                • #9
                  Le crédo diplomatique algérien n'est il me semble de ne pas faire de la diplomatie médiatique, tapageuse, mais de la véritable diplomatie de fond, celle des dossiers. Cependant, en effet, quand certains se permettent des dérives médiatiques graves, car menacer d'exporter un conflit l'est, au même titre que le Niger qui sous la pression radio-active, veut là aussi amener notre pays dans un bourbier dangereux, la communication diplomatique est mise à l'épreuve pour aussi y apporter la réponse qui les replacent dans leur orbite...

                  Il est en effet temps pour que nos militaires prennent doublement conscience qu'il faudrait non une diplomatie bicéphale pour combler une tache ardue, mais une voix présidentielle forte qui puisse neutraliser certaines audaces par un déploiement tout autre que celle d'un ministre des affaire étrangère, aussi valeureux soit il ne peut assumer pleinement à lui seul dans le concert des nations...
                  Dernière modification par ott, 09 septembre 2018, 15h57.
                  Othmane BENZAGHOU

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                  • #10
                    Il dit avoir envoyé un émissaire à Alger et que le algériens étaient coopératifs, d'après lui le dossier est clos...

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                    • #11
                      Ouf ...

                      ... on y a échappé belle ! ...
                      "L'armée ne doit être que le bras de la nation, jamais sa tête" [Pio Baroja, L'apprenti conspirateur, 1913]

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                      • #12
                        “LES MENACES DE HAFTAR À L’ADRESSE DE L’ALGÉRIE RÉPONDENT À DES ENJEUX INTERNES” (EXPERTS)
                        Maghreb Emergent - PAR LYNDA ABBOU - 9 SEPTEMBRE 2018

                        « Nous pouvons transférer la guerre d’un côté à l’autre en quelques instants », avait menacé le maréchal libyen.

                        Les déclarations de l’homme fort de l’Est libyen, le maréchal Khalifa Haftar qui accuse l’ANP d’incursion en Libye et qui a même menacé l’Algérie, répondent à des enjeux internes, soulignent des observateurs algériens contacté par Maghreb Emergent. Globalement, ils affirment que l’Algérie ne réagira pas aux déclarations de Haftar.

                        Akram Kherief, spécialiste des questions de sécurité et de défense, a expliqué que le maréchal libyen « autoproclamé » est en « panique », par rapport aux derniers événements qui ont eu lieu dans la capitale libyenne, Tripoli. Cette ville est sur le point de tomber dans la main des milices. « Chose qui met Khalifa Haftar en situation de panique » souligne Akram Kherief. « Il est en train de parier sur le silence des Algériens. Cela lui donne une certaine allure, car il sait qu’il n’y aura pas de réponse officielle de la part de l’Algérie », ajoute-t-il. « L’Algérie a affirmé, à plusieurs reprises, qu’elle ne voulait pas prendre part au conflit Libyen, il n’y aurait donc sûrement pas de réaction officielle », soutient-il.

                        De son côté, Abdelaziz Rahabi, ancien ministre et diplomate de carrière, pense, lui aussi, que les déclarations du maréchal libyen répondent à des enjeux internes. « C’est un message interne, destiné aux Libyens. Je pense que Haftar essaie de mobiliser, autour de lui, des gens à l’intérieur de son pays, sans plus ».

                        « L’Algérie ne cherche pas l’escalade, Il n’y aura donc pas de réaction de son côté », Abdelaziz Rahabi. Selon lui, l’Algérie croit que toutes les parties libyennes doivent s’impliquer pour trouver une solution à la crise. Et je ne pense pas que ces déclarations auront des conséquences sur les relations entre l’Algérie et la Lybie », ajoute Rahabi.

                        Il faut noter que les milices de Hatar n’opèrent que dans l’est libyen, très loin des frontières algériennes. A rappeler que dans une allocution faite hier samedi devant des représentants des coordinations des affaires sociales, l’homme fort de l’est libyen a affirmé que des troupes algériennes avaient pénétré dans le territoire libyen. “Les Algérien ont trouvé une occasion pour entrer en Libye, lorsqu’on a découvert cela, j’ai envoyé le général Abdelkrim en Algérie pour expliquer que ce qui a été fait par l’Algérie était loin d’être fraternel. Nous pouvons transférer la guerre d’un côté à l’autre en quelques instants”, avait déclaré Haftar.
                        Othmane BENZAGHOU

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                        • #13
                          Les secrets de la guerre que se livrent la France et l’Italie en Libye
                          Algérie Patriotique - septembre 7, 2018


                          De Rome, Mourad Rouighi – «Nul doute que le pétrole est à la base de la guerre que se livrent depuis des années la France et l’Italie au sujet de la Libye. Mais la circonscrire à ce secteur serait une grave erreur à ne pas commettre, car cela risque d’occulter d’autres acteurs sur la scène géostratégique dans ce pays», ont indiqué à ****************** des sources proches du dossier.



                          Ce sont les entreprises italiennes qui paient le plus les effets des récents événements de Tripoli et de ce qui est perçu comme le reflet du tropisme du président Macron et qui a fini par mettre en alarme la communauté internationale et les Nations unies.

                          Un constat que confirme Michele Marsiglia, le président de Feder Petroli Italia, l’organisme des opérateurs italiens du secteur pétrolier, qui ne cache plus son inquiétude et souligne qu’«il n’est plus question de continuer à négocier pour poursuivre nos investissements et nos activités économiques et pétrolières en Libye. Après ce qui vient de se passer, les tractations sont bloquées. Pour nous c’est l’alerte maximum pour notre opérativité. Nous ne pouvons pas exposer à de sérieux risques nos ressources humaines, nos activités et nos entreprises de ce secteur. La situation est hors de contrôle».

                          On le voit, Rome prend très au sérieux l’évolution dangereuse de la situation sécuritaire en Libye et réfléchit à un plan d’action préservant les 50 sociétés italiennes et les quelque 60 000 employés qui opèrent dans ce pays. Les Italiens sont convaincus que derrière les derniers épisodes de violence, se cache la longue main des services français, désireux de renforcer la position de leur protégé, le maréchal Khalifa Haftar, au détriment du Premier ministre, Fayez Al-Sarraj. Or, pour le président Marsiglia, la situation se normalisait petit à petit, «même si nous étions très loin de l’époque du colonel Mouammar Kadhafi».

                          Pour mieux étayer ses dires, Marsiglia nous montre un tableau indiquant la chute vertigineuse de la production pétrolière dans ce pays : de 2 millions de barils/jour en 2011, nous en sommes aujourd’hui à 300 000 barils/jour. De quoi décourager les plus téméraires, d’autant que les recettes engrangées doivent évidemment servir avant tout à répondre aux besoins de la population locale. Or, il nous est impossible, après ce qui vient de se passer à Tripoli, de programmer des rencontres d’affaires avec nos homologues locaux, tant le flou règne dans la capitale libyenne. Certes, le gouvernement d’Al-Sarraj apprécie beaucoup qu’ENI ait décidé de poursuivre son activité dans le pays, mais il est clair que la situation devient intenable pour nous».

                          Selon Rome, le «système» du français Total vise à diminuer l’influence historique du groupe énergétique italien ENI en Libye.

                          Lorsque que Mouammar Kadhafi signait en 2008 les accords de coopération stratégique avec le gouvernement Berlusconi, ENI détenait une quote-part très élevée sur les droits d’extraction du pétrole et du gaz de Libye. Ce mariage d’intérêt entre Rome et Tripoli avait déplu à une certaine Europe, à tel point que les Italiens sont de plus en plus convaincus que c’est la cause de la guerre qui sera déclenchée contre le régime de Kadhafi sous couvert de «printemps arabe» et d’«aspiration populaire à plus de liberté», bien que légitime.

                          Cette guerre continue encore de nos jours puisque le «Chien à six pattes» (ENI), a réussi à préserver ses positions dans le pays, voire à les renforcer en Tripolitaine, zone de passage du Green Stream qui achemine le gaz de ce pays vers le port de Gela, dans le sud de l’Italie.

                          Pour mieux sceller cette synergie, le Premier ministre Al-Sarraj a participé en personne, le 5 juillet dernier, à la signature d’un nouvel accord entre ENI et NIOC, l’opérateur étatique libyen, créant les bases d’une joint-venture, Mellitah Oil & Gas, qui devra entamer la production du premier puits de l’installation offshore de Bahr Essalam, le premier d’une dizaine de puits similaires.

                          D’où, selon les experts italiens, la réaction de Paris qui, par le biais d’acquisition de sociétés, parmi lesquelles une quote-part (16%) de la concession Waha, rachetée à l’américain Marathon Oil le mois dernier et forte de sa position prédominante en Cyrénaïque et à Fezzan, grâce au maréchal Haftar, a eu recours à des atouts en sa possession pour contrecarrer les objectifs italiens et ne compte, à l’avenir, céder aucune position à son «encombrant» voisin.

                          M. R.
                          Othmane BENZAGHOU

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                          • #14
                            Makri réclame une riposte à l’ « insulte » du maréchal Haftar
                            TSA - 18:31

                            Le président du MSP, Abderazak Makri a exigé ce dimanche des autorités, des « éclairages » après ce qu’il qualifie d’« insultes », les propos tenus par le maréchal Khalifa Haftar à l’encontre de l’Algérie.

                            « Ce qui est demandé en tant qu’Algériens, ce sont des éclairages à l’opinion publique sur ce qui est arrivé et quelles mesures politiques et diplomatiques seront prises par les autorités pour répondre à cette insulte », écrit Makri sur son compte Facebook.

                            Pour le président du MSP, Haftar, réputé proche des « Égyptiens et Émiratis », a fait « preuve d’audace sans précédent ». « C’est une audace sans précédent de l’auteur de coups d’État qui a livré son pays aux puissances étrangères criminelles (…), une offense que ne peuvent supporter les Algériens ni l’accepter », souligne Makri.

                            « S’il maitrisait les usages politiques et de la diplomatie, et s’il évaluait le poids de l’Algérie et la redoutait, il n’aurait pas montré son agressivité devant son peuple et ne nous aurait pas toisés par le son et l’image après que l’incident soit résolu avec les autorités algériennes, comme il dit lui-même », ajoute le texte.
                            Othmane BENZAGHOU

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                            • #15
                              L'ignorence est la meilleure des ripostes face à ce genre d'énergumène.

                              De toute manière il ne peut rien faire contre nous.

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