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Les bavardages du seul

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  • Les bavardages du seul

    Bavardages sur l'auteur du livre: "les bavardages du seul".

    J'ai rarement été confronté à un genre de lecture qui a suscitée en moi moult interrogations comme la lecture de cette œuvre intitulée les " BAVARDAGES DU SEUL " enfantée par monsieur Benfodil Mustapha. Aussi, j'ai rarement été amené à douter de mes capacités à cerner les contours d'une oeuvre littéraire comme celle que je viens de lire ces derniers jours.

    Une réaction somme toute normale puisque l'auteur nous propose un style d'écriture tout à fait singulier qui sort de l'ordinaire et qui suggère une démarche personnelle et personnalisée qui, si elle trouvait une oreille attentive de la part du lecteur, ferait peut être école ou, pour le moins, une critique abondante sur la scène de la littérature contemporaine algérienne de langue française.

    C'est dire combien il est nécessaire de comprendre l'homme avant d'essayer de comprendre son œuvre qui n'est en fait que le reflet d'un vécu partagé fait de douleurs, de tristesse, de déception, de privation, d'ignorance de la part des autres, de frustrations subies, de stigmatisation, d'incompréhension, de révolte, de préjugés défavorables, de timidité (surtout de timidité) et parfois aussi d'espoir et d'aspiration.

    C'est en fait l'éternelle question qui se repose, du moins pour ce qui me concerne, de ce qui fait la grandeur des hommes et des femmes et par la même occasion de ce qui fait la chance ou la malchance d'un Homme.

    Là encore, l'idée généralement conçue, nous fait savoir que la chance est associée souvent aux facilités de la vie ainsi qu'à la possibilité d'accès à tous ses plaisirs et la chance de ne pas subir ses aléas qui sont faits de privation, de misère, de maladies, de violence, de tristesse, de haine, d'absence d'amour et autres tableaux noirs.

    Les gens qui sont confrontés à ces aléas se considèrent souvent comme pas gâtés par la vie et se demandent souvent si celle-ci vaut la peine d'être vécue alors que les autres qui sont épargnés de tous ces descriptifs sont perçus comme des élus de l'univers car détenteurs des moyens d'accès aux plaisirs de la vie. Parfois même, ils croient être les propriétaires du destin du reste des humains.

    Du profond de mes convictions personnelles faites aussi d'un vécu pas tendre, loin s'en faut, je m'insurge pour dire que les lumières de la vie ne peuvent paraître qu'a celui qui a eu à en découdre avec elle soit en subissant une partie de ses facettes douloureuses, soit en partageant la douleur des autres ou encore en s'y imprégnant et là, les notions de chance et de réussite peuvent trouver un autre sens qui pourrait se révéler à certains comme étant idéaliste, imaginaire et même utopique mais pour moi, il demeure le véritable espoir et la véritable aspiration pour le commun des mortels. C'est là d'ailleurs qu'il faudra puiser sa substance et sa détermination pour continuer le combat de tous les jours. C'est aussi, de cette manière qu'on aura le sentiment de vivre pour une cause, de servir sa société, l'humanité et aussi sa propre identité.

    Ce sont en fait les composantes motrices que je perçois de l'auteur dont je vous parle, me faisant aider par un délit d'initié qui me permet d'aller au-delà de ce que peut contenir une ouvre dans la description de l'homme mais que l'œuvre a complétée pour toutes les facettes de l'homme non révélées jusqu'alors dans sa vie de tous les jours.

    Il faut dire aussi qu'un homme truffé de timidité, malgré que ce fût le signe révélateur d'une intelligence hors paire, n'était pas de nature à révéler sa véritable personnalité, encore moins ses profondes tendances et convictions. On aurait, tout au moins, approché les contours assez généralistes de sa profondeur à l'image de la profondeur des douleurs qu'il a subit et qu'il subit encore.

    Vivre, depuis sa tendre enfance, orphelin de père sous la bénédiction d'un oncle qui n'a perçu dans les désirs de cet enfant et de sa famille que le besoin de se nourrir, de se couvrir sous un toit et d'aller chaque matin à l'école, serait vu comme étant un geste de grande générosité et c'est le cas pour un homme qui ne pouvait approcher les profonds désirs d'un enfant à l'égard de sa personne et de sa famille pour laquelle il se serait sûrement cru responsable d'elle étant l'aîné des garçons.

    Vivre sa tendre enfance sans pouvoir exprimer ses joies et ses douleurs au grand jour constituerait certainement un objet de frustrations difficile à palier dans un environnement qui n'offre aucune possibilité d'expression. Vivre en étant incompris est la pire des sanctions que nous pourrions subir et le fait d'attribuer cette privation à l'absence d'un père est encore plus dur à accepter, ou du moins, à comprendre. Cela incite l'être humain à poser des questions, a essayer de comprendre, parfois même à faire des comparaisons et souvent, à se révolter.

    Et comme les malheurs, quand ils s'abattent sur une personne, parfois ils l'accompagnent durant une longue période dans sa vie, la décennie noire a été pour l'homme un autre tournant important dans ce qui va façonner son avenir. Il venait de prendre une décision des plus importantes pour la suite de son existence en décidant de donner une autre orientation à ses études et donc de s'impliquer directement dans tous les évènements désastreux qu'à vécu le pays. En effet, dans un pays où l'avenir scolaire d'un étudiant n'est pas déterminé en fonction de ses propres penchants et où le choix des filières est effectué selon une échelle qui accorde un certain prestige à certaines filières et anéantie la valeur de certaines autres filières, l'homme a décidé d'abandonner les études de mathématiques, si prestigieuses, pour se consacrer aux études de journalisme, filière considérée parmi les filières situées au bas de l'échelle.

    C'est en fait, à partir de ce moment que l'homme a commencé a évaluer les choses selon une échelle qui lui était propre et qui répondait le mieux à ses profondes aspirations plutôt que de se confiner en des choix qui sont la résultante d'idées préconçues basées principalement sur le prestige.

    Plus d'un aurait regretté ce choix, particulièrement suite aux évènements qui se sont succédés dans un pays mis a feu et a sang mais l'homme a plutôt choisi de mener un combat, de résister tout en essayant de comprendre ce qui a mené le pays vers cette dérive. Il a étudié les facteurs exogènes et endogènes, analysé les liens de causalité existant entre le phénomène national et les différents phénomènes internationaux pouvant avoir un lien direct ou indirect avec le chaos vécu dans le pays.
    C'est ce qui peut être va aider à comprendre l'œuvre de l'homme sans aucune prétention de ma part que cette dernière est une page blanche qu'il suffit de parcourir pour pouvoir prétendre la comprendre. Elle est truffée d'énigmes, de symboles, de suggestions et d'objets de déroute qui rendent la tâche difficile et qui me font dire que ce qui ne peut être compris aujourd'hui pourrait l'être dans un avenir qui reste à déterminer.

    Dans ma prochaine intervention sur le sujet, j'essaierai en tant que simple lecteur, de vous livrer mes sentiments et ma compréhension qui gagnerait à être confortée par une seconde et peut être même une troisième lecture, de l'œuvre de ce déroutant journaliste me faisant toujours aidé par une sorte de délit d'initié.

    …à suivre

    C.B.

  • #2
    thanks

    Bonjour Visa (CB, tu permet que je t'appelle par ton prénom ? )
    Aussi impatiente de relire ton intervention que de prendre connaissance de la suite... Et l'oeuvre de l'intéressé qu'il faut que je songe à me procurer...

    Commentaire


    • #3
      Les bavardages du seul (1)

      L’œuvre de MUSTAPHA BENFODIL, excusez moi d’insister sur le terme « œuvre », a introduit une approche entièrement singulière dans l’écriture du roman algérien et peut être même à travers le monde (je dis bien "peut être" du fait que je ne suis pas vraiment imprégné des écritures usitées à travers le monde contemporain) en ce sens qu’elle inclut une multitude de suggestions sur la manière d’écrire et de présenter une œuvre littéraire et que je tenterai de résumer dans ce qui suit :

      Sur le titre du roman :

      Le titre du roman (les bavardages du seul) renvoi à l'analyse abondante faite par l'auteur des évènements décrits dans le récit et qui se prétend être diamétralement opposée à toutes les lectures des mêmes événements par d'autres analystes. Cette déduction découle du fait que le personnage central du récit (Ouali Ben Oualou) est plutôt du genre silencieux, simple d'esprit mais intelligent en même temps, qui ne fait aucune analyse des événements qu'il vit, qui les subits plutôt qu'il ne les influence mais qui finit tout de même par séduire tout son monde par son naturel et sa spontanéité alors que le vieil homme qui connaît personnellement la mort est plutôt son guide spirituel et son protecteur.

      C'est en fait les personnages du récit qui font l'objet des bavardages et non les auteurs des bavardages.

      Sur l'approche usitée :

      C’est un livre volumineux, de plus de 500 pages, publié en caractères petits afin de ne pas décourager les lecteurs rarement habitués à en découdre avec des textes aussi longs, écrits dans un style souvent énigmatique et particulièrement déroutant et déconcertant qui nécessite une concentration de tous les instants pour espérer ne pas perdre le fil des idées.

      Le roman est constitué de deux récits traitant d'un même sujet mais vu sous des angles différents et dont les personnages principaux sont une seule et même personne. Le premier récit relate la vie du personnage partant de son trentième anniversaire avec des rétrospectives sur ce qui a fait son existence depuis sa naissance et le second récit relate ses origines depuis la nuit des temps et les événements qui se sont succédés avant et après sa venue au monde. On aurait dit aussi que les deux récits qui se succédaient à dessein étaient disposés de telle sorte à ce que chaque étape vécue par l’homme depuis sa naissance puisse trouver ses origines et ses explications dans le second récit.

      Contrairement à l’habitude, les récits étaient souvent interrompus par l’auteur qui s’insurgeait dans le roman pour rapporter et éclairer le lecteur sur des vérités historiques, contemporaines et parfois même laissait son imagination nous inonder de quelques fantaisies ironisantes soit pour faire le lien avec des événements étrangers de même nature, soit pour livrer ses propres lectures soit pour nous renvoyer aux solutions qui s'imposent.

      Sur le contenu des récits :

      L'auteur nous relate le vécu d'un homme plein d'intrigues, à la fois simple d'esprit et intelligent, d'une culture immense et n'ayant jamais été à l'école, ni dans la rue pour en découdre avec les choses de la vie mais qui a lu une encyclopédie et qui a vécu dans un balcon avec une souris, un cafard et une fourmi. Il a été amené un jour à prendre son courage à deux mains pour aller se chercher et se frayer une place dans un monde extérieur auquel il n'a jamais accédé, qu'il ne connaissait pas et qu'il devait découvrir, quittant ainsi la chaleur d'une famille qui l'a, de tout temps, protégée des aléas du monde extérieur, faite de frères et sœurs jumeaux (deux à deux) sauf lui qui était seul et ma mabrouka la maman noire.

      Son périple lui fera vivre des expériences et aventures douloureuses et périlleuses mais lui qui était guidé et protégé par un vieil homme ayant vécu ce qu'à vécu l'humanité entière et qui connaissait personnellement la mort s'en est toujours sorti à bon compte. L'un des moments forts qu'il a vécu et qui va constituer un tournant important dans la suite de son existence, c'est cet événement qui va le conduire dans le maquis ou été basé un groupe islamiste dont l'émir n'est autre que son frère jumeau. C'est là aussi ou il fit la connaissance d'une certaine Sarah, fille du général invisible, retenue dans le maquis en otage et qui va être déterminante dans la suite de son périple.

      Par un heureux hasard, Ouali parvient à se défaire de la prise de ce groupe et à sauver avec lui Sarah qui utilisera les relations de son père pour essayer de lui soutirer les raisons de décès de son fiancé Chakib. C'est aussi de cette manière qu'elle va le mettre en rapport avec des personnages qui vont essayer de découvrir ce qu'il cache et le type de relations qui existe entre lui et le vieillard. Ces même relations (Raja et le professeur) vont l'étudier sous tous les angles sans parvenir à déchiffrer le mystère jusqu'à ce qu'il fasse la connaissance de musta kim son agent qui va l'aider à révéler en lui des capacités intellectuelles et sportives inédites qui lui ouvriront les portes du professionnalisme dans la fameuse NBA des états unis qu'il quittera finalement pour retourner en Algérie afin de sauver la population d'Alger d'un déluge de bulles de pétrole qui allaient s'abattre sur la ville.

      Le premier récit qui a finalement été collé au second s'est terminé par les retrouvailles de Ouali et de Sarah dans la ville de tataouine mais avant cela, le second récit s'est attelé à nous faire la genèse de la descendance de Ouali depuis le vieil homme qui connaît personnellement la mort, jusqu'à l'apparition du docteur Alfred Djelloul Bensimson, père de Ouali, et qui effectua des recherches sur les secrets de la mort et la manière de la stopper. Recherche commandée par un riche dignitaire marocain, avide de pouvoir et père du frère jumeau de Ouali.

      Quant à visa je ne connais LaPinta et merci pour tes appréciations.

      A suivre…

      C.B

      Commentaire


      • #4
        Bonjour Clémence-Bienveillance,

        Cette fois, je note ce pseudo en entier, il le vaut bien et j'avoues après avoir relu ta contribution, m'être rendu compte avoir surement usé de manière bien cavalière en usant du petit surnom "CB Visa" à ton sujet ; quitte à être plus familière qu'il ne se doit avec un inconnu, "MasterCard Gold", "Visa Premier" ou "Infinite" eu mieux convenu...
        Merci pour cette suite que je m'empresserai de lire au calme et pour ce discret "balisage" sur une piste contemporaine...
        A bientôt peut-être pour de nouvelles pérégrinations ou à plus long terme pour mon avis lorsque j'aurai pu m'en faire un sur pièce...

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        • #5
          Les bavardages du seul (2)

          La presse nationale a été presque unanime dans l'interprétation qu'elle a faite de cette œuvre et qu'elle rapporte généralement aux années de terrorisme vécues par l'Algérie mais aussi à l'histoire de l'humanité depuis son arrivée sur cette terre jusqu'à cette période fatidique de l'apparition du terrorisme. Elle se base, en cela, sur deux personnages centraux du roman qui sont le vieil homme qui connaît personnellement la mort et qui a sillonné la terre à pied plus d'une fois ainsi que sur Ouali Ben Oualou, ce personnage mystérieux, à la fois d'une intelligence extrême et d'une naïveté et d'une innocence déconcertantes.

          Comme elle fait une lecture évidente pour tous du général invisible qui serait le symbole de ce fameux pouvoir caché des militaires qui se sont érigés en un véritable régime difficile à pénétrer ou encore à déstabiliser sauf à être secoué par ce terrorisme dans ses fondements.

          Elle nous dit, enfin, que l'histoire se termine par une note d'optimisme puisque Ouali finit par remporter la partie et par rejoindre Sarah dans la ville de Tataouine.

          Que pourrait penser un simple lecteur?

          Il s'agit peut être, pour l'auteur, d'une tentative poussée tendant à faire l'analyse d'un phénomène dangereux apparu en Algérie qui n'est autre que la montée de l'intégrisme, des conditions qui ont favorisées son apparition, des étapes qu'il a franchit ainsi que des appuis dont il a bénéficié à l'extérieur comme à l'intérieur.

          A coté, il a pris le soin d'analyser le contenu de leur idéologie qu'il assimile plutôt à du chalatanisme (le maître des hashashines et tachachines) qui ont vidés la religion de l'islam de son vrai sens et l'ont déformée de manière à pouvoir tirer le maximum de profit pour eux et pour leurs commanditaires.

          Des manœuvres qui n'ont cessées de gagner du terrain au regard des conditions qui prévalaient dans le pays et plus particulièrement de la vulnérabilité de sa population au plan culturel devenu sujet à des attaques de toutes parts et capable d'avaler n'importe quelle couleuvre émanant des prêcheurs de la loi de dieu qui n'est autre que la loi du diable.

          L'ouverture politique et la manière dont elle s'est faite sachant les manœuvres politiciennes qui l'ont entourées et les manipulations qu'elles ont utilisées n'a pas été épargnée par les critiques de l'auteur.

          Il a aussi décrit le désarroi d'une certaine classe peut être intellectuelle et peut être qui se considère comme non concernée par ce qui arrivait dans le pays, prise entre deux feus. D'un coté, le terrorisme et l'intégrisme avec toute son idéologie et les bouleversements qu'il a générés, d'un autre coté, le pouvoir policier et les exactions qu'il commettait.

          L'auteur, pour mieux analyser la situation, s'est fait aider par l'étude de la nature humaine et de ce qui le pousse à prôner le bien ou le mal. A cet effet, il refuse d'admettre que ce qui est arrivé dans ce pays est une fatalité et que pour cela, il suffisait de faire une petite comparaison entre Ouali et son frère jumeau qui malgré qu'ils sont issues d'une même mère, il n'en demeure pas moins qu'ils ont vécu dans des espaces différents, élevés par des gens différents et éduqués de manière différente. C'est à confirmer que l'être humain est façonné par les expériences qu'il vit, les influences qu'il subit et l'éducation qu'il reçoit et c'est pourquoi il est important que l'on prône la culture de la tolérance, de la connaissance et de l'ouverture sur les acquis du monde extérieur.

          Il termine par une note d'espoir mitigée qui veut que l'espoir est toujours permis afin de redresser le pays à tous les niveaux et dans tous les domaines mais que cet espoir n'est pas facile à atteindre, qu'il faudra combattre les maux d'une société plongée dans la médiocrité et l'approximation, qu'il va falloir accorder leur valeur à toutes les composantes de notre vie, qu'il faudra aussi prôner le langage de la vérité et mettre un terme à l'opacité qui prévaut dans tous les domaines et à tous les niveaux et enfin, instaurer et élever le niveau des débats chose qui, pour l'instant, est loin d'être une perspective proche. En cela, il s'appuie sur un symbole fort qui n'est autre que la nuit d'el israe ouel miiradj.

          L'autre espoir mitigé est ce triomphe de Ouali qui a décidé d'aller vivre à Tataouine avec Sarah. Est-ce le symbole d'une Algérie nouvelle faite d'amour de tolérance et dénué de violence et d'ignorance? Est-ce le symbole d'une contrée d'accueil? Ou bien est-ce l'approche d'un nouveau déluge sur Alger?

          Un grand mérite à souligner :

          Pour accomplir son œuvre, particulièrement s'agissant du volet qui s'est intéressé à l'histoire de l'humanité, l'auteur a effectué des recherches abondantes qui ont consommée une bonne partie de son énergie, de son temps, de ses finances ( peut être) et de ses neurones. Chose pour laquelle je reste admiratif devant tant d'effort et de sérieux.

          Quelques intrigues que je n'arrive pas à déchiffrer :

          La référence souvent faite à Omar Khiyam et à son œuvre.
          Les recherches faites par Alfred Djelloul Bensimson sur la mort.
          Le trentième anniversaire fêté par Ouali.
          La période passée par Ouali aux états unis.
          Les vraies origines de Sarah.
          La ville de Tataouine.

          Une particularité qui risque de faire couler de l'ancre :

          Les auteurs de littérature nous ont habitué à l'utilisation de la beauté du verbe et de mots dénués de toute vulgarité. Ils plongent souvent dans la profondeur d'une société pour tenter de nous décrire des situations et événements des plus violents et vulgaires mais sans se risquer dans la manipulation de ces éléments alors que l'auteur objet de cette étude ne s'est nullement gêné à user de ce procéder sachant que dans son existence réelle, il est loin d'user de tels procédés. Une singularité qui, peut être ferait l'objet d'un débat houleux.

          Une révélation de l'auteur :

          L'auteur refuse de classer son œuvre dans la catégorie des romans politiques. Il considère que le politique n'est que la partie d'une étude de société qui arrive à un niveau inférieur et qui est précédée en cela par d'autres préoccupations.

          Fin.

          C.B. (le 10.07.2004).

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          • #6
            Salut à toutes et à tous,

            pour ceux qui veulent mieux connaitre l'homme avant son oeuvre, voici le lien d'un site conçu en suisse spécialement pour l'auteur de ce livre et qui en dit un peu plus long sur l'écrivain.

            surtout, il faut pas croire qu'il y a une forme de contradiction entre ce que j'ai révélé sur l'auteur et ce qui a été révélé par l'auteur lui même. en effet, les deux révélations sur son enfance se complètent comme les deux récits de son oeuvre d'ailleurs.

            http://www2.dgb.ch/users/franz/trava...nfodilhome.htm

            Pour toi LaPinta:je salut l'intérêt que tu portes à cette oeuvre et certainement qu'il se trouvera des occasions qui nous permettrons d'abander un peu dans le domaine de la littérature contemporaine algérienne.

            que tu ne crois surtout pas que tu m'as indisposée en me nommant visa, c'est juste que je croyais que tu connaissais quelqu'un portant un tel pseudo et qui n'est pas moi, pour le reste , je t'assures qu'il n'y a pas de problème.

            pour l'oeuvre , j'ai pu me la proccurer lors de la foire du livre après avoir lu pklusieurs articles de presse sur elle , etant enttendu qu'elle une distinction ici en algérie et a fait l'objet d'analyse en Suisse.

            pour se la procurer, je pense qu'il faut à la maison d'édition BARZAKH ou dans le pire des cas, on trouvera certainement une solution.

            Cordialement, C.B.

            Commentaire


            • #7
              faim

              Bonjour C.B.,

              Autre humeur, autre référence, ces initiales sont les mêmes que celle d'un grand romantique décadent parmi les plus fameux de la littérature française... D'un grand frère! Comme il m'en manque.
              Merci pour cette suite attendue.
              J'ai moi aussi lu des articles au moment de la publication de ce livre. J'ai beaucoup d'admiration pour les deux fondateurs de la maison d'édition, ils font un travail passionné et de grande qualité, mériteraient à mon sens de prendre plus d'envergure, distribuer eux-mêmes les oeuvres originales couvant sous leurs ailes plutôt que de les faire adopter du "grand" public, lorsqu'elles ont du succès, par le biais de maisons d'éditions plus "établies"... Je ne connais pas de point de distribution en France de leur catalogue, je ne crois pas que leur production soit importée mais peu importe, une amie doit descendre d'ici la semaine prochaine et me ramènera un livre de cuisine, je m'arrangerai pour commander le volume et me le faire "livrer" en même temps... Et si le délai est trop long, je me renseignerai auprès de Barzakh pour un éventuel envoi postal...
              Et si encore en désespoir de cause je ne réussi pas à me procurer le livre, je t'appellerai : "au secours"!!! :wink: . Au vue de ses "dimensions" faudra quand même que je m'agite si je veux en faire un feu pour réchauffer mes nuits d'hiver!

              Ce de que j'ai lu hier, je n'ai qu'un commentaire à faire :
              Je suis déjà curieuse par nature, en fallait-il autant pour me piquer ?
              Je vais de ce pas me poser à la maison tranquille pour lire cette nouvelle mouture de ta production (n'est-ce pas?) et continuer de mettre ma terrible et tyrannique impatience à l'épreuve.
              Le roman que je viens de finir -qui me laisse encore en période réfractaire- mentionne lui aussi le poète Omar Kayyahm bien qu'il n'en soit pas personnage, l'amateur de vins et de femmes, l'ami d'Hassan (il faut que je vérifie l'orthographe du nom dans ce livre). C'est tout. Ce serait peut-être intéressant de recouper les deux textes... Mais pour l'instant, je ne peux gargouiller plus loin car cette discussion dans le vide me laisse trop sur ma faim de gourmande mange-livre.

              J'aurais bien aimé moi aussi pouvoir déambuler dans les allées de cette foire au livre, autant pour le sujet, que parce que celà signifierais que je sais où je suis... Tu sais où...! En attendant ce prochain jour peut-être, je ne sais quand, je regarde le héron et les cygnes par la fenêtre de mon bureau. Ailleurs et absence où que je sois m'étreignent... Oiseaux de malheur, partout ou je vais, je ne fais que vous suivre, dans vos griffes enserrées... Dieu que j'aimerais parfois être au moins double autant que moitié, sans duplicité.

              Fin.
              Fin?
              Il faut donc que je lise, sinon tout ça ne sert à rien!?

              A plus, plus tôt que tard si possible et bonne continuation de ramadan.

              Commentaire


              • #8
                Bonjour
                Il m'a fallu du temps, j'etais obligee de sauvgarder tout le contenu de ce poste sur mon P.c, de 'imprimer pour pouvoir le lire tranquilement et attentivement.
                Franchement ca vallu le cout, je suis tres impressionee,
                En lisant vos postes Si comme si que le livre a ete lue... avec toute cette analyse et ces detailles on ne peut que vous remercie.
                Vous avez introduit l'oeuvre tout en introduisant l'auteur, detaile le contenue et donne vos propes commentaires et appreciations que je trouve objetives et realistes.

                Merci encore


                Merci aussi pour le Lien, connaitre l'auteur avant son oeuvre permet de le comprendre.

                Thirga

                Commentaire


                • #9
                  Salut à toutes et à tous,

                  salut à LaPinta et Thirga.ounevdhou,

                  je pense bien que l'auteur a souvent fait référence à Omar khiyam juste pour nous dire que malgré que ce dernier a été plutot épris de vin, de femmes et de poésie, il n'en demeure pas moins qu'il a été plus proche de la sagesse de dieu et de son savoir illimité plutot que nos chers prétendants défenseurs de l'islam qu'il connaissent finalement trés mal au point de défiguer ses principes et de balancer dans l'antipode de ses principes. en fait Omar khiyam aurait pu être un trés bon musulman si seulement cette religion a traversée son époque ce qui ne fut pas le cas.

                  pour le reste , il est normal d'essayer d'attirer l'attention sur des oeuvres qui sont presque ignorées dans leur pays d'origine alors qu'ailleurs elles font l'objet d'analyse et même de profonde analyse. il est regrettable par exemple qu'un style aussi unique , aussi recherché, aussi singulier qui de surcroit a été accueillit avec une sensation d'oeuvre salvatrice qui peut redonner gout à la lecture ne soit pas autant vulgarisée.

                  allez y , essayez de trouver une copie de ce livre, cela m'étonnerai que cela se trouve sur les étalages de nos librairies et cela me désole.

                  en tant que simple lecteur, il me semble que la seule manière d'aider ces jeunes créateurs en littérature contemporaine serait d'aider à braquer les regards sur leurs oeuvres.

                  j'espère avoir la force de continuer à jeter la lumière sur d'autres belles oeuvres.

                  C.B.

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                  • #10
                    Bonsoir ,
                    Envoyé par clemence
                    j'espère avoir la force de continuer à jeter la lumière sur d'autres belles oeuvres
                    que le ciel t'entende car je voudrai te remercier j'ai lus et relus avec un plaisir sans nom tout ce topic à tel point que j'ai envie de découvrir Benfodil. c'était passionnant et merci.
                    J'ai un livre qui m'a marqué( entre autres) il y a de cela deux ans à peu près c'est un livre d'Areski Mellal" Et maintenant ils peuvent venir". Tu m'as donné cette envie d'en parler. Il ne me manque plus que le temps de le faire mais il arrivera.

                    bonne soirée à tous

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                    • #11
                      Salut à toutes et à tous, Salut Morjane,

                      je voudrai d'bord te remercier pour tes appréciations et ensuite te dire que j'attends avec impatience ton projet qui nous présentera l'oeuvre d'Arezki Mellal.

                      j'espère aussi que nous aurions inaugurés une belle tradition qui se pérpétuera. je sens de la bonne graine qui se profile, n'est ce pas LaPinta, n'est ce pas thirga.ounevdhou.

                      Kamal.

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                      • #12
                        Agréable surprise !

                        J'ai été agréablement surpris par la présentation que vous faites de l'oeuvre et de son auteur. Il va sans dire que je m'empresserais de tendre l'oreille à ces "bavardages du seul".

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                        • #13
                          Bonjour à tous,

                          A mon tour, je vais essayer de vous parler de ce livre "Maintenant ils peuvent venir" d'Areski Mellal (Acte Sud .)
                          « L’histoire est entièrement vraie puisque je l’ai imaginée d’un bout à l’autre » par ces mots de Boris Vian en page de garde commence ce livre.

                          C’est une histoire d’amour de haine de destruction d’indifférence. Un voyage à travers l’Algérie des années FIS.
                          L’histoire se déroule au tout début de cette décennie noir et rouge. Cette période où les le fis allait emporter les élections, où la sinistre intolérance prenait possession de la vie de tous les jours. Où la violence posait de plus en plus son empreinte
                          Violence est ce mot qui m’a côtoyé tout au long de ce récit. Bestial presque par moment, bestial dans le sens de la crudité des termes parfois.
                          L'extrait que je met là est pour indiquer le climat mais il n'est pas un indicateur de violence physique c'est plus moral. Il y a d'autres passages qui le sont .

                          Extrait :
                          [i]Vendredi, une magnifique après midi de juillet s’annonce. Nous sortons du pavillon, il n’y a pas une âme dehors. C’est un peu sinistre. A l’extérieur de l’Hôpital c’est encore pire : la multitude des petits marchands ambulants s’est volatilisé, les arrêts de bus sont déserts, il n’y a aucune voiture sur la route. Que se passe t’il ? Nous hésitons à aller plus loin. Yasmina se frappe le front et me dit : « C’est l’heure de la prière, j’ai complètement oubliée »
                          Et alors ?
                          Tu t’en fiches ?
                          Je hausse les épaules, elle rit
                          « Moi aussi je m’en fiche »
                          Nous voici avec les nouveaux vendredis depuis que les intégristes ont conquis les municipalités. Yasmina me dit que tout le monde chez elle avait voté pour eux parce que l’iman avait juré à la mosquée, devant dieu que tout le monde irait au Paradis
                          Et toi tu as voté ?
                          Je n’ai pas voté, c’est mon père qui a voté pour moi, pour ma mère et pour ma sœur. Moi, je m’en fous et je ne prendrais jamais l’habitude de me cacher les vendredis »
                          « …. »
                          Ne pas se terrer les vendredis devient de plus en plus difficile le harcèlement autour de la prière a commencé il y a bien longtemps. J e me souviens d’avoir fait le malin plusieurs fois à sidi Ahmed quand des voisins prosélytes barbus m’abordaient
                          Frère il faut penser à ton âme. Tu as l’âge où un musulman ne peut se passer de prier avec ses frères. Ne me dis pas que tu pries chez toi ce n’est pas suffisant. Ne fais pas comme les anciens leurs pratiques sont erronées. Désormais c’est à la Oumma que Dieu s’adresse…

                          Je le sais frère mais il est trop tard pour aujourd’hui, je n’ai pas fait mes ablutions.
                          Le barbu ne voulait pas me lâcher, il me tapotait l’épaule, coté rite, il était large d’esprit.
                          « Aucune importance tu feras tes ablutions à la mosquée et même s’il n’y a pas d’eau, tu sais que le Très haut est indulgent
                          Comment l’envoyer paître ?
                          « Je me suis mal expliqué frère, il me faut les grandes ablutions, au hammam comprends moi ma chair est souillée »
                          Le frère est choqué comment ais je pus commettre d’impureté ? Aurais je commercé avec une femme hors mariage ? Je vis bel et bien seul ? Non ? N’est ce pas ? Alors Comment ? Où ? Qui ? Quoi ?
                          Je n’avais pas envie de me faire lyncher, je devais lui arracher cette idée de la tête. Je devais le rassurer vite… »

                          Il flotte au début du roman un parfum d’amour quasi incestueux envers sa mère. Cet amour l’avait côtoyés durant toute son enfance et avait pourrie leurs relations trop proches, trop incestueuses pour essayer de renouer un rapport plus sain vis-à-vis de sa mère. Il recherchait à redevenir un fils pour sa mère, un réel fils.
                          « Mère, je veux être ton fils seulement. Devenir ton fils. Tu n’as jamais été ma mère, tu m’as toujours manqué. « Vois j’ai mal grandis, je n’ai pas grandi. Mère je veux te retrouver. Comment faire pour voir celle qui n’a jamais été ? Tu n’as jamais été ma mère tu as été mon mal. Je ne t’en veux pas. Je veux me libérer de ces terribles liens invisibles Ce cordon ombilical que j’ai forgé et qui_ a forgé ma vie. Je n’étais pas un enfant comme les autres. Ma vie a été le vide que tu m’as donné. Tu étais l’absence, j’étais la solitude. »

                          Le personnage central de cette histoire est un homme, par moment ignoble, lâche, violent faible, immoral, immature et à d’autre juste homme avec ses qualités propres à l’homme. Malgré tous ces défauts il est l’axe principal du récit et ne laisse jamais indifférente il peut être lumière

                          Et c’est un voyage à travers cette « guerre intérieure » qui nous est compté. Cette guerre sans nom, cette période de violence, de haine parfois qui rejaillit au travers de chaque personnage et situation rencontré à l’usine dans la rue dans la vie.. Les personnes décrites ont une histoire, un visage, une vie dramatique ou belle.
                          L’écriture était aussi là pour provoquer ce chaud et froid. Par moment cru et d’autre auréolé de beauté et d’amour.

                          Extrait, Là il vient d’apprendre qu’il va être papa et sa réaction est détestable et lâche
                          « Je ne voulais pas d’enfant. Yasmina m’a eu. Je l’aurais fait avorter. Elle le savait, elle a dissimulé sa grossesse. Trop tard, bien joué ! Comme elle a dus se marrer pour les « précautions que je prenais ». Je l’ai désiré. Elle s’y prenait comme une p***, comme une professionnelle, elle me rendait dingue dans son rire chaud, suave, enveloppant(…) Elle a été ma femelle sur injonction de ma mère,(…) mer étalée et moi comme un navire qui est elle Bon Dieu, Je ne savais qu’une chose : ma mère me l’avait mise entre les pattes, entre les bras »
                          Extrait « Dans ma méditerranée, il Y a les reflets verts, des orangers et l’ombre violette des figuiers. Il y a de l’or bleu, cette lumière qui n’appartient qu’à ces rives. Dans la Méditerranée de Lillia, il y a le regard de quelqu’un qui passe, qui va passer »



                          C’est un livre noir qui m’a prit par les tripes car j’ai ressentis tant de violence qui graduellement a monté et la fin m’a surprise et laissé là spectatrice d’une histoire dont je ne voulais pas cette fin et j’en demandais encore. La fin est atroce et il commet un acte qui m’a fait penser « Au choix de Sophie » de William Styron. Car là se découvrait la réalité du titre
                          Et son amplitude.

                          Areski Mellal
                          Né en 1947 à Alger où il vit et travaille, Areski Mellal a fait toute sa carrière dans les métiers du livre :graphiste, maquettiste, typographe, éditeur de livres d’art. Passionné par la bande dessinée, il commence dans les années soixante-dix par écrire des scénarios, mais faute d’éditeurs de BD en Algérie, il les transforme en nouvelles. En 2000, les éditions Barzakh publient son premier roman Maintenant ils peuvent venir qui sera repris chez Actes Sud. Invité à des résidences d’écriture à Limoges et à Bamako, il se consacre également à l’écriture théâtrale.


                          Bibliographie
                          Maintenant, ils peuvent venir, roman, éditions Barzakh, Alger, 2000, et éditions Actes Sud, 2002
                          Le Caïd, in L’Algérie des deux rives, nouvelles de guerre, anthologie dirigée par Raymond Bozier, éditions Mille et une nuits, Paris, 2003
                          La Paix en toutes lettres, ouvrage collectif, éditions Actes Sud, 2002
                          Azwaw, poésie, dans le catalogue d’exposition du peintre Azwaw Mameri, éditions Barzakh, Alger, 2000
                          Queen Kong, bande dessinée, dans Album n °1 , éditions Laphomic, Alger, 1987
                          Regarde la mer, in la revue culturelle La pensée de midi, éditions Actes Sud, 2001

                          Je n’ai lus que ce livre ainsi que « le caïd » qui est une nouvelle car j’avais achétée ce livre l’Algérie des Deux rives car l’idée de cet autre livre était séduisante. Laisser parler des écrivains des deux rives sur la période de1954 à 1962… mais là c’est une autre histoire.

                          Cordialement

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                          • #14
                            Merci de m'avoir donné l'envie de découvrir cet auteur que je ne connaissais pas du tout.
                            Tu fais un bon et honnête critique, Clémence-Bienveillance.
                            Ce que l’on conçoit bien s’énonce clairement, Et les mots pour le dire arrivent aisément.

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                            • #15
                              Salut à toutes et à tous.

                              Merci davinci 428 et merci bachi pour vos appréciations si aimables et gentilles et qui me galvanisent comme vous ne pouvez imaginer.

                              Je voudrai aussi te remercier Morjane pour l'effort que tu viens de faire en te forçant, en un minimum de temps, à nous produire ta promesse qui consistait à nous parler du livre d'Arezki Mellal que je découvre en fait parmi les œuvres qui auraient pu catalyser toute mon attention au regard de son contenu et du problème - ou dirai-je -, fléau qu'il traite.

                              De ce que tu nous as livré Morjane, j'ai retenu un terme en particulier qui a caractérisé la période ciblée par l'auteur dans son livre. Il s'agit du mot violence qui était devenu le maître mot qui a tissé par la suite les différentes relations sociales, politiques et mêmes économiques.

                              La violence est devenue un concept qu'on rencontrait partout ou on allait (chez soi, à la mosquée, à l'école, dans les lieux de travail, dans les souks et je ne sais quels autres endroits.

                              Comme j'ai retenu le mot inceste non pas à cause du fait que ce fléau a été répondu pendant cette période précise mais plutôt parce qu'il a cette capacité et force de renvoyer a une forme de violation de la confiance, de violation des liens sacrés d'une parenté et ce qui s'est passé entre les algériens durant cette période n'est que pure violation des liens sacrés du sang, c'est de l'inceste pur et simple.

                              J'ai regretté ?

                              J'ai regretté de ne pas avoir pu cerner le contenu de cette œuvre quoique tu aies bien voulu nous faire profiter de quelques extraits qui relatent des moments ou des positions fortes dans le récit de manière générale. Il est vrai aussi qu'une histoire pareille on peut imaginer son début et même sa fin qui ne peut être que violence du verbe, violence des évènements et violence des faits, n'empêche que cette violence aurait pu être décrite de différentes manières.

                              Similitudes :

                              Il est clair qu'entre le livre décrit par Morjane et celui décrit par mes soins, il existe de fortes similitudes dans l'objet traité par les deux auteurs même si l'un d'eux à traité des fondements d'une idéologie destructrice pour laquelle il a employé tous les arguments possibles et imaginables tendant à montrer que cela n'est pas du tout une fatalité mais une conséquence logique de dérives graves commises par nous tous.

                              Alors que l'autre, si j'ai réussi à saisir la tendance, a surtout essayé d'attirer l'attention sur la manière dont certains ont essayé de rapprocher les gens de dieu sachant que finalement ils ne faisaient que les éloigner d'une vie faite de sérénité, de générosité et de liberté vers une vie faite de violence et rien que de violence prise pour la vie qui nous rapprocherait de dieu.

                              C.B.

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