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L’Amérique tend la main à la Russie

lundi 9 février 2009, par Rédaction

Les Etats-Unis d’Amérique se disent prêts à travailler avec la Russie pour que les tensions de l’été passé ne se reproduisent plus.

L'Amérique veut coopérer avec la Russie. C’est une minirévolution que celle annoncée par le vice-président américain en marge de la 45e Conférence sur la sécurité à Munich dans le sud de l’Allemagne. En effet, Joe Biden a tendu la main à la Russie pour essayer de dépasser la crise consécutive à l’installation du bouclier antimissile par l’administration sortante de George W. Bush. Alliant à la fois multilatéralisme et responsabilisation des autres puissances, les Américains donnent l’impression de lâcher prise sur les affaires du monde. En fait, ce n’est rien d’autre qu’un partage des rôles. Même si Washington refuse de concéder à Moscou une quelconque « sphère d’influence » dans le Caucase ou en Asie centrale, sphère qui existe de facto depuis la chute de l’URSS. Il n’en demeure pas moins que cette tentative d’approche déployée par Joe Biden à Munich n’est pas sans déplaire aux Russes. « La nouvelle administration américaine envoie un signal très fort, et nous l’entendons, en vue de restaurer le dialogue entre les Etats-Unis et la Russie », a déclaré le vice-Premier ministre russe Sergueï Ivanov à l’issue d’un entretien avec le vice-président américain.

« Il y a de l’optimisme, un prudent optimisme, a confié Sergueï Ivanov. Nous saluons le désir de la nouvelle administration Obama d’ouvrir un dialogue sur bien des choses, dans bien des domaines, dans un esprit d’ouverture, y compris sur la question de la défense antimissile. » « Nous avons toujours dit que les Iskanders (fusées russes à courte portée) ne seraient déployés à Kaliningrad que si le bouclier antimissile était installé en Pologne et en République tchèque dans la configuration imaginée par l’administration américaine précédente », a-t-il ajouté. « Si cela ne se produit pas, alors il n’y aura pas d’Iskander », a-t-il affirmé sans préciser la configuration que Moscou pourrait accepter. Samedi dernier, Joe Biden, tout en tendant la main à la Russie dans l’espoir d’en finir avec les tensions, avait souligné que Washington ne reconnaîtrait jamais l’indépendance de l’Abkhazie et de l’Ossétie du Sud, pas plus que l’existence d’une quelconque « sphère d’influence » russe dans le Caucase.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant