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La Turquie propose sa médiation à l’Iran

vendredi 23 avril 2010, par Rédaction

La Turquie s’est dite prête à servir de médiateur entre les pays occidentaux et l’’ran sur la question du nucléaire.

La Turquie propose sa médiation à l'Iran. Eminent politologue, Ahmet Davutoglu a tracé, depuis son arrivée à la tête de la diplomatie turque, les contours d’une stratégie globale qui tend à neutraliser les conflits dans la périphérie de la Turquie et à donner ainsi à Ankara les moyens de sa nouvelle politique. En visite avant-hier à Téhéran, le ministre turc des Affaires étrangères Ahmet Davutoglu a déclaré que son pays était en mesure de favoriser une issue diplomatique dans laquelle l’Iran ferait enrichir son uranium à l’étranger. Un accord négocié en octobre prévoyait une telle solution, mais il a rapidement été abandonné. « Si nos amis iraniens en ont la volonté et s’ils estiment prudent que nous jouions un rôle, nous le ferons », a déclaré Davutoglu lors d’une conférence de presse conjointe avec son homologue iranien Manouchehr Mottaki. « En tant que pays tiers, la Turquie est prête à jouer un rôle intermédiaire dans l’échange d’uranium et les autres aspects du domaine nucléaire iranien. »

L’Iran exige que tout échange de combustible nucléaire se déroule sur son territoire. Téhéran dit avoir besoin d’uranium fortement enrichi pour alimenter un réacteur de recherche médicale et dément tout objectif militaire. Lors d’une autre conférence de presse, le porte-parole de Mottaki, Ramin Mehmanparast, a été interrogé sur la possibilité qu’un échange d’uranium ait lieu en territoire turc. « Des pays amis, dont la Turquie, s’efforcent de faire comprendre nos droits en matière de nucléaire à l’autre partie. Différentes idées existent, mais elles ne pourront être appliquées qu’à nos conditions », a-t-il indiqué. Lors de la conférence sur la sécurité nucléaire les 13 et 14 avril dernier à Washington, la Turquie avait essayé de mettre l’accent sur le statut toléré d’Israël puissance nucléaire et de la politique du deux poids, deux mesures pratiquée par l’Occident qui criminalise les aspirations pacifiques de l’Iran à la technologie nucléaire civile. La Turquie, membre non permanent du Conseil de sécurité, s’oppose à de nouvelles sanctions contre l’Iran, qui ne manqueraient pas d’avoir des répercussions sur son économie. L’Iran est le deuxième fournisseur de gaz de la Turquie et le secteur de l’énergie de la République islamique serait probablement l’une des premières cibles de nouvelles sanctions avec le secteur financier.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après Le Jeune Indépendant