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La police réprime des manifestations au Maroc

mercredi 1er juin 2011, par Rédaction

La répression policière des manifestations à Casablanca et Tanger au Maroc a fait plusieurs dizaines de blessés parmi les manifestants.

La police réprime des manifestations au Maroc. La police anti-émeutes marocaine a dispersé plusieurs manifestations durant ce week-end au Maroc, suscitant des critiques de la part de la communauté internationale. La Commission européenne a fait part lundi 30 mai de ses préoccupations concernant "la violence utilisée lors des manifestations". "Nous appelons à la retenue dans l’usage de la force et au respect des libertés fondamentales au Maroc. La liberté de rassemblement est un droit démocratique", a déclaré la porte-parole Natasha Butler. "Nous demandons au Maroc de continuer à permettre aux citoyens de manifester pacifiquement." Les manifestations de dimanche, organisées par le Mouvement du 20 février dirigé par la jeunesse, ont eu lieu dans 40 villes et ont fait des douzaines de blessés à Casablanca et à Tanger.

A Casablanca, la capitale économique du Maroc, les manifestants avaient décidé de se rassembler dans la rue Idris El Harti, dans le quartier de Sbata, mais en ont été empêchés par les forces de sécurité. Des membres de la police motorisée ont poursuivi les manifestants dans les ruelles adjacentes. Selon Hatem El-Kouhen, l’un des manifestants, le Mouvement du 20 février "s’attache à maintenir la nature pacifique des manifestations". "Au cours de plus de quinze manifestations que nous avons organisées à Casablanca depuis le création de notre mouvement le 20 février dernier, il n’y a eu aucune infraction, aucun acte de destruction ni de violence de la part des manifestants", a-t-il déclaré. "Je ne comprends donc pas cette intervention violente de la part des forces de sécurité contre nous." Le mouvement avait organisé une réunion vendredi dernier à Casablanca lors de laquelle il avait été décidé de reprendre les manifestations dans le quartier de Sbata après que la police eut bloqué la manifestation du 22 mai. Ses membres ont souligné la nécessité d’éviter toute violence et toute confrontation avec les membres des forces de l’ordre. Les manifestants ont scandé le slogan "Pacifiques, pacifiques. Ni pierres ni couteaux." Bien qu’il portait une veste jaune marquée du signe "Presse" le journaliste Mounir Ketawi était parmi les douzaines de personnes blessées.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après Magharebia