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Le Soudan ignore la décision de la CPI

dimanche 8 mars 2009, par Rédaction

Le Soudan ne reconnaît pas la décision de la Cour pénale internationale (CPI) portant mandat d’arrêt à l’encontre de Omar Hassan El-Bachir.

Omar Hassan El-Bachir le président du Soudan. C’est ce qu’a déclaré hier l’ambassadeur du Soudan à Alger, M. Ahmed Hamdi Hamid, lors de son passage au forum El Moudjahid. Il a affirmé que la décision de la CPI ne peut nullement être reconnue par son pays dans la mesure où le Soudan n’a pas ratifié le traité portant création de cette cour. Et d’indiquer que le gouvernement soudanais est clair sur la question, en ce sens que la décision de cette cour ne peut être reconnue et que la sentence prononcée doit donc être retirée. Pour l’ambassadeur, la décision est avant tout politique. Et d’expliquer que la CPI a, en fait, opté pour « une voie politique, fermant les yeux sur les principes et idéaux de justice ». Et d’ajouter : « Sinon pourquoi ne pas appliquer ces mêmes lois aux commanditaires des crimes commis à Ghaza et à Bagdad ? » Pour Ahmed Hamdi Hamid, « il y a pour le Soudan des lignes rouges qu’il ne faut pas franchir et le gouvernement ne ménagera aucun effort pour consacrer la paix, dans le respect total de la souveraineté ».

« La justice soudanaise est réputée pour sa transparence et elle est capable de juger ceux qui pourraient être derrière des crimes humanitaires au Darfour », a-t-il laissé entendre. Expliquant dans le détail la crise au Darfour qui, a-t-il précisé, a commencé en 2003 suite à un litige foncier entre agriculteurs, l’ambassadeur a précisé que la question est devenu un problème politique et que sa solution ne peut donc être que politique. « La question du Darfour est politique et la solution le sera aussi, dans le cadre de la souveraineté du Soudan », a-t-il fait remarquer, ajoutant que la crise au Darfour sera réglée entre les différentes parties soudanaises, sans plus. Car, a-t-il souligné, si la crise est arrivée à ce stade, c’est à cause des ingérences étrangères, en particulier celles de la France, des Etats-Unis et d’Israël. Et de préciser que le gouvernement soudanais tient à régler cette question avec prudence et diplomatie.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant