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Quand le Maroc est à court d’arguments

samedi 13 décembre 2008, par Rédaction

Le roi du Maroc et le premier ministre marocain ont accusés l’Algérie d’entraver l’édifiction du Maghreb en raison de son soutien au Front Polisario.

Le roi du Maroc critique l'Algérie. Ce n’est pas la première fois, et cela ne sera certainement pas la dernière que de hauts responsables marocains s’en prennent à l’Algérie. Il est vrai aussi qu’ils sont motivés par leur roi qui dans ce domaine ne fait pas mieux que son défunt père le roi Hassan II du Maroc. En fait, plus les autorités algériennes s’en tiendront à la légalité internationale dans le traitement du dossier sahraoui et plus ils refuseront de rouvrir leurs frontières ouest, ce qui constituera une véritable bouée de sauvetage pour l’économie des villes marocaines frontalières avec l’Algérie, plus les marocains, officiels et médias redoubleront de violence verbale à l’encontre d’Alger. Pis, plus les autorités algériennes refuseront de répondre aux appels de pied de Rabat, plus elles seront désignées à la vindicte des marocains dans l’espoir de voir Alger se plier à leurs vœux. A savoir, l’abandon du soutien à la cause sahraouie et la réouverture des frontières terrestres. Et dans cette quête, les responsables marocains se laisseront aller à proférer les accusations les plus invraisemblables. Des accusations qui ressemblent à un délire. Ainsi, en moins de 24 heures, les deux plus hauts responsables de l’Etat marocain, le roi et son premier ministre, n’ont pas trouvé mieux que d’accuser l’Algérie de menacer « l’unité territoriale » du Maroc et « d’entraver l’édification » du Maghreb. Jeudi, les attaques marocaines sont montées d’un cran. « En confisquant la liberté de nos concitoyens, les autorités algériennes portent gravement atteinte aux liens religieux, historiques et de bon voisinage et entravent l’édification du Maghreb », a affirmé le premier ministre Abbas El fassi, également chef du parti de l’Istiqlal (nationaliste), cité par l’agence MAP.

Le Premier ministre marocain s’exprimait à Rabat devant le Conseil consultatif des droits de l’homme (CCDH) à l’occasion de la célébration du 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme. El Fassi, a appelé « l’ensemble des Marocains (...) à se mobiliser pour démasquer et dénoncer (...) les violations des droits de l’homme perpétrées par les séparatistes dans les camps de Tindouf ». Ces déclarations interviennent au lendemain de celles tenues par le roi du Maroc. La veille, Mohammed VI avait lui aussi dénoncé les « souffrances » des Sahraouis de Tindouf, dans un message lu à l’occasion du 60e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme. « Nous ne laisserons pas passer cette occasion sans dénoncer les souffrances et les humiliations dont pâtissent les Marocains séquestrés dans les camps de Tindouf et ce, en violation flagrante des règles les plus élémentaires du droit international humanitaire », avait-il dit. Les responsables marocains ont la mémoire courte. Car en matière de droit de l’homme, ils sont mal placés pour s’ériger en donneurs de leçons. Ont-ils oublier toute l’oppression qu’ils font quotidiennement subir aux sahraouis ? pour ce qui du peuple marocain, il suffit juste de rappeler qu’il n’a pas droit au chapitre. La sinistre prison de tazmamart où sont emprisonnés tous les opposants politiques au Maroc est là pour rappeler le triste sort réservé à tous ceux qui osent émettre un avis contraire à celui du roi.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après Le Jour d’Algérie