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Adhésion de l’Algérie à la zone arabe de libre-échange

mardi 30 décembre 2008, par Rédaction

L’adhésion de l’Algérie à la zone arabe de libre-échange (ZALE) inquiètent certains industriels algériens.

Adhésion de l'Algérie à la zone arabe de libre-échange. Il ne faudra pas plus de deux ou trois mois pour commencer à percevoir les conséquences de l’adhésion de l’Algérie à la zone arabe de libre-échange (ZALE), préviennent déjà certains industriels algériens qui attendent avec beaucoup d’inquiétude l’entrée en vigueur de ce nouveau marché. Réunis sous l’égide du Forum des chefs d’entreprise, certains patrons algériens n’ont pas manqué de tirer la sonnette d’alarme devant ce qui attend les entreprises algériennes. Parmi eux, le P-DG de la Nouvelle conserverie algérienne (NCA), M. Slim Othmani, s’attend à ce que le secteur de l’agroalimentaire soit le plus touché par cette nouvelle ouverture du marché algérien. « Dans l’industrie agroalimentaire, nous allons avoir énormément de difficultés. Nous ne pourrons pas du tout résister car nous n’avons aucun moyen de le faire. Nous payons des droits de douane élevés sur nos intrants de production, alors que les entreprises arabes ne vont pas payer de droit de douane sur leurs produits finis. Résultat, nous aurons sur le marché des produits qui seront peut-être 30 % moins chers que les nôtres, sans aucune possibilité de les concurrencer », a déclaré avant-hier au Jeune Indépendant M. Othmani.

Face à l’afflux des produits arabes en Algérie, il ne faudra pas plus de « deux ou trois mois » pour se rendre compte des conséquences de cette nouvelle ouverture, le temps « que les importations arrivent, que les importateurs négocient leurs contrats et achètent des quantités [de produits] pour inonder le marché ». Le représentant de NCA affirme que son entreprise a réalisé « d’importants investissements qu’elle n’aura pas la capacité d’amortir ; elle sera obligée de licencier les travailleurs ». Si le FCE ne remet pas en cause l’accord proprement dit, il soutient toutefois que des mesures non tarifaires de protection de l’industrie algérienne doivent être trouvées. Pour M. Othmani, « il faudra mettre en place des normes algériennes, prendre exemple sur certains pays arabes » qui imposent des conditions contraignantes pour limiter l’entrée de certains produits arabes sur leur marché. M. Nasri Ali Bey, consultant en exportation, a cité entre autres mesures « une liste négative élaborée par chaque pays et sur laquelle sont portés les noms des produits interdits d’entrée sur leur marché en dépit de l’existence d’un accord de libre-échange ». Selon lui, « l’Algérie n’a aucune liste à faire valoir car il n’y a aucune filière à protéger ». Pis encore, la suppression totale des droits de douane sur les produits arabes va engendrer des pertes fiscales que M. Bey a évaluées à environ « 100 millions de dollars, qui s’ajouteront aux 500 millions de dollars de pertes induites par l’accord d’association avec l’UE ».

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant