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Archaïsme des infrastructures portuaires en Algérie

mercredi 14 avril 2010, par Rédaction

Les infrastructures portuaires de l’Algérie jugées archaïques freinent le développement et la croissance économique du pays.

Archaïsme des infrastructures portuaires en Algérie. Selon l’ancien président-directeur général de l’Entreprise portuaire de Béjaïa, Abdelkader Boumessila, les ports de l’Algérie sont réputés pour leurs caractéristiques obsolètes, leur niveau de services très médiocre et leurs coûts excessifs. Lors de sa conférence sur les perspectives pour le système portuaire algérien, présentée hier à l’Ecole algérienne des affaires, cet expert international en logistique portuaire a mis en exergue la faiblesse des volumes transitant par les ports de l’Algérie, en affirmant que sur les 3 000 navires sillonnant quotidiennement la Méditerranée, seulement 27 accèdent aux côtes algériennes pour se répartir inégalement entre les 10 ports de commerce que compte l’Algérie. Et sur les 2 milliards de tonnes de marchandises circulant en mer méditerranée, 26 millions de tonnes de marchandises sont destinées aux ports algériens, à partir desquels sont chargés à l’exportation 100 millions de tonnes d’hydrocarbures. « Malgré la faiblesse des volumes transitant par nos ports, la gestion rationnelle des ports est absente », a-t-il constaté.

Même à l’échelle africaine, l’enquête de la Banque mondiale sur la qualité des infrastructures et le coût de fret direct en 2008, relègue l’Algérie au dernier plan. Le Maroc, en revanche, s’est positionné à la troisième place après Durban et Lagos, avec un million d’EVP enregistrés en 2008 Pour l’ex-PDG du port de Béjaïa, les carences des ports en Algérie se résument en l’archaïsme de leurs infrastructures, caractérisées par la faiblesse des tirants d’eau des quais et par l’exiguïté des espaces y attenants. Ce qui explique le fait que nos ports soient boudés par les navires de fort tonnage. A cela s’ajoutent l’absence d’équipements performants, répondant aux exigences de la technologie des navires de génération récente, la faiblesse des rendements de chargement et déchargement des cargaisons, les surcoûts de pénalités de retard, le déphasage par rapport aux évacuations générant des goulots d’étranglement et l’encombrement des ports.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant