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Dahli veut se développer en Algérie

mardi 3 février 2009, par Rédaction

Le PDG du groupe Dahli a affirmé que son entreprise ambitionne de se développer en Algérie notamment avec le projet Alger Médina.

Dahli mise sur l'Algérie. Abdelwahab Rahim, 56 ans, président-directeur général de Dahli, entreprise privée spécialisée en hôtellerie et services, veut chasser toute suspicion à propos de son mégaprojet Alger Médina, qui sera implanté à l’est de la baie d’Alger dans le nord de l’Algérie. « Notre investissement n’est pas spéculatif (…). On ne va pas vendre nos infrastructures pour transférer ensuite de l’argent vers l’étranger », a-t-il soutenu, hier, lors d’une conférence de presse tenue au forum d’El Moudjahid. Et d’ajouter : « Notre projet n’est pas un rêve mais une réalité. » M. Rahim a voulu ainsi se départir des pratiques de certains investisseurs, issus notamment des pays du Golfe, qui annoncent des projets à coups de milliards de dollars avant de disparaître dans la nature. « Il faut sortir de la sinistrose et de cette frilosité », a-t-il plaidé, estimant que l’affaire Khalifa ne devrait pas être « un prétexte » qui empêcherait l’émergence d’entreprises privées capables d’impulser une dynamique à l’économie algériennes. Pour rappel, Dahli, filiale d’Arcofina, a lancé le 11 janvier dernier un emprunt obligataire de 8,3 milliards de dinars (90 millions d’euros) d’une durée de sept ans.

Le but ? Financer une partie du projet Alger Médina : un parc aquatique, des tours destinées à accueillir des appartements-hôtels et une marina. Les souscriptions, ouvertes jusqu’au 12 février prochain, sont de 10 000 DA par obligation et sont destinées aux personnes physiques et morales. Progressif, le taux d’intérêt passera de 4,0% à 6,75% de la première à la dernière année. Le PDG de Dahli, qui n’a pas révélé le montant de l’emprunt obligataire levé jusque-là, a écarté d’un revers de main le risque que son groupe soit touché par les effets de la crise financière mondiale. Présent à la conférence, Lachemi Siagh, expert financier et PDG de Strategica, a sérié les raisons qui freinent le développement du marché obligataire. Il s’agit, selon lui, du manque de transparence chez certaines entreprises nationales et de leur inaptitude à couvrir les coûts de campagnes médiatiques nécessaires à la vulgarisation de ce genre de financements. Autre écueil : 80% des entreprises nationales, précise-t-il, sont des SARL, alors que la réglementation exige que les emprunteurs soient des SPA. « Le marché des capitaux n’est crédible que s’il y a des entreprises privées », a-t-il fait savoir. Chiffres à l’appui, il a rappelé que le portefeuille du marché obligataire en Algérie a atteint les 185 milliards de dinars au début de l’année 2009 avec une quarantaine de titres émis sur ce segment financier. Les émissions grand public cotées à la Bourse d’Alger, aujourd’hui, sont estimées à 1 milliard de dollars, selon lui. Par ailleurs, le PDG de Strategica a considéré que « beaucoup reste à faire pour dynamiser le marché financier en Algérie », en estimant qu’il existe « une concentration des risques par les banques publiques » dans le financements des projets d’investissement.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après El Watan