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Financement des mégaprojets en Algérie

mardi 12 janvier 2010, par Rédaction

Les grands projets en Algérie devraient trouver d’autres ressources de financement autre que la manne pétrolière afin d’assurer leur continuité.

Financement des mégaprojets en Algérie. Les dépenses publiques consacrées à ces projets devraient être gérées avec plus de rigueur afin d’éviter les dérapage et les surcoûts. Ce sont les recommandations des participants à la rencontre sur la stratégie de financement des mégaprojets d’investissement organisée hier à Alger par la Chambre de commerce algéro-suisse. Le président de l’Association des banques et des établissements financiers (ABEF), Abderrahmane Benkhalfa, a estimé que l’Algérie devrait trouver d’autres moyens pour le financement des mégaprojets entamé depuis plus d’une décennie. Il a parlé du project finance comme mode de financement qui pourrait compléter les ressources émanant du Trésor public dans le financement des grands projets. Il a également préconisé le financement mixte qui devrait provenir des banques et des entreprises, « pourvue qu’il y ait un partage équitable des intérêts et des risques entre ces partenaires ». Le directeur général de la Caisse nationale d’équipement pour le développement (CNED), Farouk Chiali, a parlé pour sa part du rôle de son institution dans le suivi des grands projets afin de minimiser les déperditions. « Il y a une trentaine de grands projets d’un montant global de 38 milliards de dollars et nous avons la charge de veiller à ce que cet argent soit utilisé à bon escient et à ce que les projets soient réalisés dans les délais fixés », a-t-il indiqué.

Expliquant la mission de la CNED, il a affirmé que la Caisse donne son avis sur les études des projets en suivant la réalisation pas à pas comme elle fait des analyses rétrospectives de ses projets. « Cela permet de limiter la déperdition des surcoûts et les risques de dérapage des délais tout en améliorant la qualité des travaux ». Il a reconnu que presque tous les projets enregistrent des problèmes de surcoûts et de dépassement de délais liés, essentiellement, à l’insuffisance de maturation d’études.
Concernant l’implication des entreprises algériennes du secteur privé dans la réalisation des grands projets, ce responsable a fait savoir que la CNED projette de mettre en place un pôle de partenariat public-privé (PPP), afin d’apporter aux ministères techniques l’assistance et l’expertise nécessaires pour la promotion du PPP dans le financement des projets d’infrastructures. Le vice-président de la Chambre de commerce algéro-suisse, Réda Hamiani, a rebondi sur la rationalisation de la gestion des ressources en affirmant qu’il y a une opacité sur les coûts des programmes financés sur fonds de Trésor. Il a également insisté sur la diversification des ressources financières pour alimenter les grands projets en affirmant qu’il faut faire appel à des marchés pour soulager le budget de l’Etat. Il a insisté sur la nécessité d’impliquer les entreprises privées en augmentant leur participation de 20 % à 50 %. Même le partenariat avec les entreprises étrangères, qui ont le monopole des grands projets, ne profite pas vraiment à l’Algérie, a estimé M. Hamiani, car il n’y a pas de transfert de technologie.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant