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L’Algérie doit se développer dans le financement des entreprises

lundi 26 janvier 2009, par Rédaction

L’Algérie est l’un des pays sud-méditerranéens qui accorde le moins de facilités de financement aux petites et moyennes entreprises.

Le financement des entreprises en Algérie. Sur un classement qui compte 9 pays sud- méditerranéens, l’Algérie est classée 7e avec un score de 2,5 %, en deçà de la moyenne de la région qui est de 3,3 %. La note est établie sur la base d’un certain nombre de critères relatifs aux facilités d’accès aux garanties de crédit, aux marchés des capitaux, au micro-financement, au capital risque et au crédit-bail. Sur chacun de ces aspects, l’Algérie obtient une note inférieure à la moyenne, soit respectivement 3, 1,5, 2,5, 2,5 et 3. Le Maroc, avec un score de 4,3, l’Egypte 4 et la Tunisie 3,8 constituent le trio de tête grâce à des notations supérieures à la moyenne de la région. Pour expliquer les faiblesses de l’Algérie et des autres pays qui sont dans le même cas, dont la Syrie, les auteurs de l’étude indiquent que le financement est considéré, globalement, comme le principal obstacle au développement des PME dans les pays sud de la Méditerranée. Certes, « l’argent existe mais il n’est pas correctement utilisé ou ne transite pas forcément par les canaux adéquats », observe-t-on. On estime par ailleurs que les PME sont souvent incapables de fournir les documents comptables, financiers et juridiques nécessaires et susceptibles de susciter la confiance des banques.

Ainsi, moins de 50 % des PME dans la région sud-méditerranéenne communiquent à leurs banques les informations financières relatives notamment aux profits et aux pertes enregistrées, alors que les trois quarts des PME le font au niveau des pays de l’UE. Outre le problème bancaire, les PME sud-méditerranéennes souffrent, selon l’étude, de « la rareté des aides publiques du fait que l’Etat préfère davantage mettre son argent dans des systèmes de garantie des crédits ». Les experts européens ont également révélé que les PME de la région concernée participent très peu à la réalisation de projets d’investissement. Les investissements directs étrangers sont majoritairement l’œuvre de grandes entreprises, alors que la part des PME dans les IDE ne représente que 2 à 4,5 milliards d’euros, soit entre 4 % et 9 % du total des IDE dans la région estimés en 2007 à 55 milliards d’euros. Entre 100 et 250 projets d’investissement réalisés par des PME étrangères ont été enregistrés en 2008 dans la région. Avec un montant de 13 milliards d’euros entre 2003 et 2007, ils représentent 6,6 % du montant global des IDE mais 32,5 % en termes de nombre global de projets d’investissement. L’étude conclut que pour continuer à se développer, les PME ont besoin de mesures de soutien financier et institutionnel qui doivent être prises localement, comme de nouveaux instruments de financement, de plus larges garanties, de meilleurs infrastructures et logistiques.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant