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L’Algérie en retard dans la recherche scientifique

vendredi 21 mai 2010, par Rédaction

L’Algérie demeure en retard dans la recherche scientifique avec seulement 600 chercheurs pour un million d’habitants.

L'Algérie en retard dans la recherche scientifique. Intervenant lors d’une rencontre organisée au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, le directeur général de la recherche scientifique, Abdelhafid Ourad, a rappelé, pour sa part, que l’Algérie, avec un ratio de 600 chercheurs pour 1 million d’habitants est loin de répondre à la norme internationale qui est de 2 000 chercheurs, le Japon arrivant en tête avec 5 000 chercheurs pour 1 million d’habitants. « Actuellement, nous disposons de 17 000 chercheurs, au lieu de 60 000. Nous escomptons en avoir 68 000 en 2020 pour répondre aux normes universelles », a souligné l’intervenant, ajoutant toutefois qu’« en dépit du déficit en effectifs de chercheurs, les indicateurs sont positifs en Algérie ». Ce même responsable précisera que 12 comités sectoriels permanents seulement ont été installés à ce jour sur les 23 prévus. « Il faudrait mener une vaste campagne d’information pour sensibiliser les chercheurs. Et au regard du grand déficit en matière de développement technologique, il conviendrait de mettre en place des mécanismes permettant un transfert de technologies.

En outre, les chercheurs doivent être rémunérés à leur juste valeur. Quant à leur évaluation, elle sera désormais individuelle », a longuement expliqué M. Ourad. Pour ce qui est du volet budget, il est de 3 millions de dinars par programme de recherche et peut atteindre les 10 millions si le projet est de première importance, a-t-il indiqué. Et d’ajouter que 5 milliards de dinars sont consacrés à tous les programmes de recherche en Algérie, tout en faisant savoir que les projets ne peuvent être acceptés que s’ils concernent un secteur économique. « Quand on donne plus de moyens aux chercheurs, les compétences explosent », a tenu à souligner l’intervenant. Pour sa part, Rachid Harraoubia a rappelé que les grandes orientations de la politique scientifique de l’Algérie pour les prochaines années sont identifiées dans la loi-programme 2008-2012 sur la recherche scientifique et le développement technologique. Les domaines stratégiques à cibler, selon le ministre, sont relatifs à la promotion de la productivité agricole et aquacole en vue de préserver la sécurité alimentaire, avec une gestion rigoureuse des ressources en eau, la prévention et le traitement des maladies graves transmissibles à travers une amélioration de la couverture sanitaire et de la situation épidémiologique, ainsi que la production de médicaments à base de générique.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Soir d’Algérie