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L’Algérie en retard dans le paiement électronique

mardi 21 avril 2009, par Rédaction

Le paiement électronique et la convergence Internet-mobile demeurent peu développés en Algérie en raison du retard dans la modernisation des banques.

Le paiement électronique en Algérie. Le marché algérien n’est pas encore suffisamment mature pour développer des technologies avancées, comme la convergence Internet-mobile ou encore le télépaiement. C’est le résultat d’une enquête menée auprès de certains opérateurs de télécommunications en Algérie par les équipes de SIRA Algérie et qui a été dévoilé hier à l’occasion de la tenue à Alger d’un Salon international du mobile, de l’Internet et de la téléphonie. Le directeur du Salon, M. Mohamed El- Ouahdoudi, a expliqué lors d’une conférence de presse que « la problématique n’est pas technique mais plutôt économique et liée à la rentabilité ». Cette dernière, a-t-il estimé, a besoin de certains préalables, comme « la bancarisation ou encore la dématérialisation des paiements », d’autant, a-t-il ajouté, que « les autoroutes de l’information existent, la réglementation au point et les logiciels de sécurité disponibles ». Toutefois, le manque de moyens, l’absence de communication autour des nouveaux usages des terminaux et le manque d’investissement dans l’Internet haut débit, tel que le Wimax ou le WIFI, laissent penser que le concept de la convergence Internet-mobile n’est pas pour demain en Algérie.

Interrogé dans le cadre de l’enquête, le président-directeur général de Mobilis, M. Lounis Belharat, a indiqué que la question de la convergence Internet-mobile dépend fortement du développement d’une industrie du contenu dans laquelle l’opérateur historique ne s’investit pas encore.
Pour M. Belharat, « le jour où le haut débit se développe en Algérie, une industrie de contenu va se créer ». De son côté, le responsable de la communication au niveau d’Orascom Télécom Algérie, M. Hamid Grine, a affirmé que la priorité de l’opérateur reste « la voix », car « on n’est pas près de mettre un produit pas suffisamment mature sur le marché ». Dans ce cadre la convergence Internet-mobile « n’est pas un projet qui intéresse OTA pour le moment, vu le taux de pénétration actuel estimé à 10,5 %». Selon lui, « lorsque l’Internet sera dans tous les foyers, à ce moment-là, OTA réfléchira sérieusement une convergence Internet-mobile ». De plus, a-t-il souligné, « il n’y a pas de vrai contenu en Algérie » et il reste à « trouver de bons fournisseurs qui pourront nous accompagner, et avec lesquels on ne risque pas d’avoir des dérapages » car « on n’est jamais sûr du contenu d’un fournisseur de contenu ».

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant