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L’Algérie exploite mal ses ressources halieutiques

lundi 3 août 2009, par Rédaction

Le prix élevé du poisson en Algérie est causé en grande partie par la mauvaise expoitation des ressources halieutiques du pays.

Mauvaise exploitation des ressources halieutiques en Algérie. La production de poisson en Algérie n’est que de 187 000 tonnes par an. Officiellement, on parle plutôt de 220 000 tonnes, mais même avec cette quantité on demeure toujours loin de la moyenne. Selon le Syndicat national des marins- pêcheurs, seuls 25% des ressources disponibles sont exploités. Les causes sont multiples mais leurs répercussions ne se font sentir que par les simples citoyens. En effet, le poisson ne cesse de devenir un luxe. Au prix inabordable, s’ajoute la mauvaise qualité et sa non-disponibilité à travers plusieurs wilayas du pays. Certes, des efforts ont été consentis par les pouvoirs publics pour relancer le secteur, n’empêche que le poisson, comme toutes les autres viandes d’ailleurs, figure rarement au menu des Algériens. Pourtant, explique Bellout Hocine, président du comité des marins-pêcheurs, « un kilogramme de poisson à 50 DA, voire moins, c’est possible. Il suffit de mettre le paquet, investir davantage et aider les pêcheurs ». Dans les conditions actuelles, les professionnels de la pêche ne s’étonnent pas des dérégulations que connaît le marché et affirment que la crise que traverse ce secteur est relativement « justifiée ». Au manque de matériel susceptible d’optimiser la production algérienne et inonder le marché, les marins- pêcheurs, déclare M. Bellout, assistent incapables à des dépassements de toutes natures et ne sont en aucun cas responsables de la flambée des prix des poissons en Algérie. « Dès que l’on amarre au niveau des ports, des individus viennent acheter la récolte. Une récolte qui n’est écoulée sur le marché qu’une fois passée par trois à quatre mains à l’intérieur même de l’enceinte portuaire », révèle notre interlocuteur.

Les spéculateurs, explique M. Bellout, profitent à merveille de l’absence des services de contrôle des prix pour faire leur transaction très tôt le matin. « Les agents des Directions de contrôle des prix (DCP) sont pourtant censés être présents au niveau des ports de pêche à quatre heures du matin, soit à l’heure de l’arrivage du poisson bleu. Hélas, ce n’est pas le cas ! ». La faille relevée au niveau des services de la DCP ne s’arrête pas à ce point, puisqu’il se trouve que « la chaîne de froid n’est pas respectée », « la qualité du poisson est parfois douteuse » et « le commerce de certaines espèces se fait en infraction avec la loi » souligne M. Bellout. A titre d’exemple, il est strictement interdit par la loi algérienne de pêcher et vendre du poison dont la longueur est inférieure à 11 cm. « Cela se fait en toute impunité sous la le nez et la barbe des services de la DCP » regrette-t-il. Pire encore, des individus continuent à faire des ravages à la dynamite. « Bien que le poisson pêché de cette façon est facilement reconnaissable, ces destructeurs, souligne l’orateur, ne sont pas systématiquement arrêtés ». Cette pratique touche plusieurs côtes à travers l’Algérie, il est à citer, entre autres, Mostaganem, Colo, Oran… etc. A ce rythme, affirme le président du comité national des marins-pêcheurs, « la faune et la flore sont sérieusement menacées et tirer la sonnette d’alarme n’est guère exagéré ».

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après Le Jour d’Algérie