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L’Algérie invitée à acheter des titres FMI

mardi 12 mai 2009, par Rédaction

L’Algérie peut placer ses réserves de changes dans des titres émis par le Fonds monétaire international (FMI).

L'Algérie et le FMI. Le directeur adjoint au FMI pour la région Moyen-Orient et Asie centrale, M. Amor Tahiri, a invité hier l’Algérie à réfléchir à cette possibilité, affirmant que les titres du FMI « sont plus sûrs et leurs taux de rémunération plus élevés ». Lors d’une conférence sur les perspectives économiques et financières régionales, M. Tahiri a, certes, indiqué que la Banque d’Algérie a eu « une gestion prudente », mais a néanmoins ajouté que « dans tous les autres pays, chaque Banque centrale va examiner quels sont les meilleurs moyens pour s’assurer une meilleure rentabilité et que les risques sont limités ». Comme les autres pays pétroliers, l’Algérie a cumulé au cours des dernières années « des réserves importantes qui ont permis de limiter l’impact de la crise mondiale », selon M. Tahiri. Selon les prévisions du FMI, même si l’impact de cette crise est réduit pour les pays du Maghreb, la croissance du PIB de la région va sensiblement baisser en 2009 pour atteindre 2,7 %, contre 4,4 % selon les prévisions
de 2008.

La croissance du PIB de l’Algérie n’atteindra que 2,1 % en 2009 contre des prévisions de 3 %, ce qui est insuffisant pour réduire le chômage, à en croire M. Tahiri. Selon ce dernier, « il faut un taux de croissance de 6 à 7 % sur une longue période ». Le représentant du FMI a affirmé que le Maghreb a besoin de créer « entre 300 000 et 400 000 emplois annuellement et une croissance entre 2,5 et 3 % n’est pas suffisante pour atteindre cet objectif », même si une reprise est attendue pour 2010 avec une croissance de 3,9 % pour le Maghreb, y compris l’Algérie. Pour expliquer la décroissance, M. Tahiri a souligné que pour les pays pétroliers comme l’Algérie, « la chute des prix du pétrole et la réduction de la production ont eu un impact sur la croissance, mais ils ont cumulé des ressources importantes pour pouvoir continuer leur niveau de dépense ».
Toutefois, pour ces pays, « le solde des transactions courantes va connaître une chute vertigineuse en 2009 puisqu’il passera d’un excédent de 400 milliards de dollars en 2008 à un déficit de 10 milliards de dollars cette année ».

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant