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L’Algérie n’est pas à l’abri d’une nouvelle récession

jeudi 30 septembre 2010, par Rédaction

La forte dépendance de l’Algérie vis-à-vis des hydrocarbures rend le pays vulnérable à une nouvelle récession mondiale selon Mourad Preure.

L'Algérie n'est pas à l'abri d'une nouvelle récession. La Confédération des cadres de la finance et de la comptabilité a organisé hier à Alger son université d’automne sous le thème « La crise financière internationale et ses prolongements économiques et sociaux ». Outre les enjeux internationaux, les répercussions de la crise sur l’Algérie ont été abordés par les participants. Le Dr Mourad Preure, président du cabinet Emergy et expert pétrolier international, a soutenu que la croissance internationale risque de se ralentir à la fin de l’année en cours. L’économie mondiale est en continuelle augmentation et régression, explique-t-il en substance, soulignant l’existence « d’indicateurs de risque d’une rechute de l’économie mondiale et d’une nouvelle récession ». L’Algérie, affirme le Dr Preure, n’est pas à l’abri. Et pour cause, l’économie nationale est « mono exportatrice et dépend toujours des prix des hydrocarbures ». Il a rappelé au passage que l’industrie pétrolière a été affectée lors de la première crise financière et les prix du baril ont chuté en peu de temps.

Mourad Preure a aussi relevé que la crise financière internationale est la première crise post-mondialisation. Actuellement, « il n’y a pas de gendarme du monde » pour réguler le secteur des finances. « Il y a un raccourci de cycle des risques » a-t-il averti. Pour faire face à cette situation l’orateur a préconisé une approche d’ensemble. « Les entreprises algériennes doivent évoluer dans un espace commun, avec, à titre d’exemple, la Tunisie et le Maroc » a-t-il proposé, indiquant que cela permettra de limiter la dépendance de ces pays. Mourad Preure notera également que les pays du Maghreb ont plutôt « besoin de leadership » pour développer leurs économies. Abordant la crise financière et les mesures prises par le gouvernement pour y faire face, Abdelmalek Serrai, expert et consultant international, a rappelé avoir averti le gouvernement avant même que la crise financière mondiale ne se produise. « L’Algérie a évité le pire » a-t-il précisé. Ainsi, il dira concernant la prudence affichée par l’Etat à travers les multiples mesures prises ces derniers temps, qu’il n’y a « ni revirement ni marche arrière ».

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant