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L’Algérie pénalisée par la crise mondiale

mercredi 1er juillet 2009, par Rédaction

L’Algérie devrait enregistrer une forte baisse de ses recettes d’exportations d’hydrocarbures en 2009 en raison de la crise économique mondiale.

La crise mondiale pèse sur l'Algérie. L’Algérie a échappé à la crise financière parce que son système est géré à 90 % par les banques publiques, mais elle subit toujours le revers de cette crise vu la quasi-dépendance de son économie des hydrocarbures, selon des experts. Le constat a été établi hier à l’APN lors d’un séminaire sur l’impact de la crise économique sur l’Algérie. Pour le professeur Rachid Boudjema, de la faculté des sciences économiques et de gestion, le pays n’a pas été secoué dans l’immédiat par cette crise financière mondiale. La raison fondamentale est que son système financier est complètement déconnecté des marchés financiers internationaux. « L’orthodoxie financière adoptée par l’Algérie dans le cadre de la gestion de ses actifs extérieurs semble l’avoir protégée en temps de crise, bien qu’il faille en évaluer les manques à gagner en temps de reprise ou de croissance », a-t-il affirmé. Plus explicite, il a souligné que les réserves de l’Algérie sont placées dans de actifs publics qui sont des valeurs d’Etat, donc sécurisées, mais qui comportent un très faible rendement auquel s’ajoute la dépréciation du dollar, monnaie de placement des actifs extérieurs du pays par rapport à l’euro et de facturation de ses importations.

Il a averti que l’Algérie subit, néanmoins, le revers commercial de la crise financière à travers la chute du prix des hydrocarbures. Pour ce conférencier, les conséquences de la crise sur l’Algérie sont déterminées par la nature de l’insertion de son économie dans l’économie mondiale. Si la crise mondiale se poursuit, la demande mondiale et, partant, les prix mondiaux des hydrocarbures vont chuter avec des effets sur les recettes d’exportation, les réserves de changes, les programmes d’équipement et les rythmes de croissance des pays pétroliers. Se référant aux estimations du FMI, il a indiqué que l’Algérie ne vas pas tarder à ressentir sérieusement les effets de la crise, qui se traduirait par un déséquilibre budgétaire, si le prix du pétrole descendait en dessous de 57 dollars. On estime qu’une baisse de 50 % du prix des hydrocarbures réduirait de 50 % les revenus d’exportation du pays, d’un tiers les recettes budgétaires de l’Etat et de 25 % le PIB. « L’Algérie est alors extrêmement pétrolarisée au sens où ses indicateurs économiques et sociaux dépendent beaucoup du niveau du prix international des hydrocarbures », a-t-il conclu.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant