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L’Algérie proteste et défend Air Algérie

samedi 4 juillet 2009, par Rédaction

L’Algérie a protesté contre les restrictions de l’UE relatives à l’émission de gaz à effet de serre qui pénaliseraient la compagnie nationale Air Algérie.

L'Algérie critique l'UE et défend Air Algérie. Après la montée au créneau de Abdelwahid Bouabdellah, président-directeur général d’Air Algérie, critiquant les restrictions de l’Union européenne (UE) relatives à l’émission de gaz à effet de serre dans le transport aérien à l’horizon 2012, voilà que Amar Tou, ministre des Transports, remet ça. A l’issue d’un entretien avec Antonio Tajani, commissaire européen aux Transports en visite de travail en Algérie, M. Tou a exprimé sans détour l’inquiétude de l’Algérie vis-à-vis d’une directive, d’après lui, « prise de manière unilatérale ». Cette directive, qui organise le marché des carbones, oblige toutes les compagnies aériennes desservant l’Europe à acheter des bons d’émission sous peine de se voir exclues, à partir de 2012, de l’espace aérien européen. Affirmant que le protocole de Kyoto « est une référence internationale dans le domaine de l’environnement », M. Tou souligne que les décisions prises dans le cadre de ce protocole « ne concernent que les pays développés et non ceux en voie de développement, comme l’Algérie ».

Pour accabler l’UE, M. Tou dit encore que le protocole de Kyoto privilégie le dialogue. Ce que l’UE n’a apparemment pas pris en compte. Sentant l’inquiétude d’Alger, M. Tajani a utilisé un ton rassurant, déclarant que l’UE était disposée à discuter pour essayer d’avoir un bon accord qu’il souhaite mondial. « Je veux rassurer la compagnie aérienne algérienne Air Algérie, comme j’ai rassuré le ministre, que nous pouvons travailler ensemble et nous avons encore du temps (2012) », a-t-il soutenu en rappelant sa conviction qu’« on va bien travailler ensemble ». « C’est la meilleure solution », commente-t-il. M. Tajani a reconnu par ailleurs clairement que « la décision de l’UE a même provoqué des réactions négatives de la part de compagnies aériennes européennes ». En effet, Air Algérie, compagnie aérienne nationale, par la voix de son PDG, n’a pas manqué de dénoncer en termes crus, mardi dernier, cette directive. « D’abord c’est une décision unilatérale qui pénalise lourdement la compagnie et ensuite, elle est d’autant plus injuste que l’Algérie, en tant que pays émergent, n’est pas concernée par le protocole de Kyoto », avait-il fustigé. Selon le ministre des Transports, « le traitement mondial de cette question » opposant les pays concernés, dont l’Algérie, devrait se faire avec l’Organisation internationale de l’aviation civile (OIAC).

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après El Watan