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L’Algérie tient à ses grandes entreprises

mardi 16 juin 2009, par Rédaction

L’Algérie ne prévoit pas de se lancer dans la privatisation des grandes entreprises publiques à l’instar de Sonatrach et de Sonelgaz.

L'Algérie tient à ses entreprises publiques. Le gouvernement algérien n’est pas prêt à céder les entreprises publiques aux privés et compte par ailleurs renforcer le rôle de l’Etat dans la production nationale. C’est du moins ce qui ressort de la déclaration du ministre de l’Industrie et de la Promotion des investissements, Hamid Temmar, au début d’une réunion de coordination qui l’a regroupé hier, à huis clos, avec les Sociétés de gestion des participations de l’Etat. « Il n’est pas question que ces secteurs soient cédés aux privés car l’Etat doit être dedans en détenant la majorité des parts », a-t-il déclaré. Selon Temmar, le moteur de la croissance économique en Algérie se trouve essentiellement dans l’industrie. Par ailleurs, les secteurs nobles de l’industrie nationale se trouvent dans le secteur public dont le rôle est incontournable dans la croissance économique de l’Algérie. « Certes, il y a les secteurs de l’agriculture, de la pêche, du tourisme qui sont en cours de développement mais la consommation du citoyen est à 66 % de nature industrielle », a-t-il argué.

Contrairement aux recommandations du FMI et de la Banque mondiale, l’Etat algérien, en tant qu’économie émergente, peut et doit intervenir dans la production pour booster la croissance économique de l’Algérie.
Il a affirmé dans ce contexte que la Banque mondiale et le FMI n’étaient pas favorables à l’intervention de l’Etat dans la production et recommandaient de laisser complètement l’initiative de l’industrie au privé.
« Finalement, ces deux institutions ont rejoint les idées de l’Algérie, notamment après la survenue de la crise économique mondiale qui a généré de nouvelles donnes. » Concernant le nouveau rôle attribué aux SGP, il a expliqué que celles-ci sont les relais entre le ministère et les entreprises. Au-delà de la privatisation et de l’ouverture du capital, le rôle des SGP est le sauvetage et la mise à niveau des entreprises. « Ce rôle de macrogestion lui confère la possibilité de participer pleinement à l’industrialisation du pays. »

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant