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L’aisance financière de l’Algérie est une illusion

mercredi 10 décembre 2008, par Rédaction

Le président Bouteflika a estimé que l’aisance financière actuelle de l’Algérie est une illusion et qu’il était crucial que l’économie algérienne soit diversifiée.

Bouteflika s'exprime sur la santé financière de l'Algérie. Malgré la chute des prix du pétrole et le contexte de crise financière internationale, l’Algérie possède désormais les moyens de poursuivre la réalisation de son programme quinquennal sans difficulté. C’est ce qu’a confirmé le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, lors du Conseil des ministres, tenu dimanche. La mise en œuvre du programme quinquennal de développement en cours sera poursuivie avec la même intensité, a-t-il assuré. « La crise économique mondiale, quelle qu’en soit la durée, sera par nature conjoncturelle, alors que les problèmes de développement de notre pays sont, quant à eux, des enjeux structurels qui doivent être pris en charge sans trêve, qu’il s’agisse de la réponse aux attentes sociales des citoyens, de la construction des infrastructures de base, de la relance de la production ou de l’appui à la croissance en général », a relevé le chef de l’Etat. Il est vrai que l’Algérie s’est déjà engagée dans des réformes qui lui permettent aujourd’hui de poursuivre ses programmes, mais il est indispensable de « rationaliser davantage les efforts, en veillant notamment à finaliser les études préparatoires des projets avant leur lancement pour éviter les révisions récurrentes des coûts », a-t-il suggéré. Pour lui, il s’agit également « d’accorder plus d’attention aux incitations requises pour le développement de l’économie productive de biens et de services dans le but de diversifier l’économie et de créer des emplois en nombre toujours plus importants ».

La crise financière et économique mondiale a d’abord valeur d’avertissement, en ce sens qu’elle est venue rappeler à chacun que la situation de nos finances publiques et, partant, de notre économie ainsi que du bien-être des citoyens, demeure encore dépendante des seules exportations des hydrocarbures. Saisissant l’occasion, il plaidera à la faveur de la diversification de l’économie algérienne et espère que « cette réalité difficile donnera encore plus de force à mes appels répétés à nous libérer de l’illusion de l’aisance financière, laquelle a toujours été très aléatoire à mes yeux, et à nous mettre davantage au travail pour bâtir une économie diversifiée à même de garantir sur le moyen et le long terme, la pérennité du développement de l’Algérie et du bien-être des citoyens ». Le président considère avoir raison lorsqu’il a suggéré le maintien d’une importante intervention de l’Etat. « Je relève avec satisfaction que tout cela confirme les choix que j’ai toujours considérés nécessaires pour accompagner la transition de l’Algérie vers une économie de marché diversifiée et productive. Cela devrait consolider le consensus national quant à la nécessité pour l’Etat d’assumer un rôle toujours important, pour accompagner le développement de la croissance, garantir la justice sociale, garder le contrôle sur les secteurs stratégiques de notre économie, et pour barrer la voie à toute volonté spéculative au détriment de nos intérêts nationaux », a-t-il soutenu.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après Le Jour d’Algérie