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L’industrie pharmaceutique en Algérie s’inquiète

mercredi 12 novembre 2008, par Rédaction

Les entreprises de l’industrie pharmaceutique en Algérie appellent le gouvernement à veiller à l’application de la mesure d’interdiction d’importations de médicaments.

L'industrie pharmaceutique en Algérie. Par la voix de leur organisation patronale, à savoir le Syndicat algérien de l’industrie pharmaceutique (SAIP), les producteurs nationaux tiennent à rappeler la décision « nationaliste et juste » annoncée au mois d’octobre dernier par le gouvernement et qui ordonne l’interdiction des produits pharmaceutiques produits en Algérie. Dans la foulée, il est fait mention aussi de la note du 21 octobre 2008 instituant une commission ministérielle chargée, entre autres, de recenser les capacités nationales de production. Selon le SAIP, la direction de la pharmacie du ministère de la Santé, la tutelle de la commission, a tendance à faire du surplace, semblant ainsi, toujours selon les industriels algériens du médicament, « ignorer les instructions du chef du gouvernement ». Ahmed Ouyahia, rappelle-t-on, a ordonné d’arrêter toute importation de produits pharmaceutiques fabriqués en Algérie.

« Les invitations individuelles des fabricants locaux de médicaments en Algérie pour recenser leurs capacités de production n’ont commencé à être lancées qu’à partir du mercredi 12 novembre 2008, soit 22 jours après la décision du Conseil du gouvernement », tient à souligner l’organisation des producteurs nationaux. La décision du gouvernement, qui concerne en gros des médicaments de médecine générale, est motivée par le fait que la facture nationale a atteint des montants considérables. L’inquiétude des fabricants locaux, ajoute le SAIP, est d’autant plus justifiée que la signature des programmes d’importation du produit fini est fixée normalement au samedi 15 novembre 2009. « Ce qui amène la tutelle, si la liste n’est pas dressée avant cette date butoir, à reporter d’une année et, pire, à remettre en cause la décision du gouvernement », relève le SAIP.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant