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La finance islamique marginale en Algérie

mardi 12 avril 2011, par Rédaction

La finance islamique ne représente que 1% du marché bancaire en Algérie selon les experts.

La finance islamique marginale en Algérie. L’industrie de la finance islamique, qui ne représente que 1% du marché bancaire algérien, est à ses premiers balbutiements en Algérie. Quelles sont les causes réelles qui ont freiné la pénétration sociale de la finance islamique en Algérie ? Pour Malek Serrai, expert international, « il est inacceptable de politiser la question ». A ce débat, il faut la participation des représentants du ministère des Finances et ceux de la Banque Centrale d’Algérie pour relever toutes les insuffisances. Selon lui, la première insuffisance est d’ordre législatif. La loi sur la monnaie et le crédit n’est pas claire en matière de financement islamique. « Il faut ouvrir ce dossier pour lever cet obstacle », a-t-il recommandé. Il faut, selon lui, un appui fort de l’Etat : « Tant que les banques publiques n’auront pas atteint un niveau d’excellence et concurrentiel, les pouvoirs publics resteront réticents et craindront la prolifération des banques islamiques, surtout dans certaines zones du pays. » Motif évoqué : « Les populations notamment du sud du pays et des Haut Plateaux, convaincus par l’argument religieux, vont solliciter plus les banques islamiques que les autres banques. Et dans ce cas, déduit-il, « les banques publiques risquent même la fermeture ».

Le président-directeur général de la banque El-Baraka, Nacer Heider, a également relevé l’absence d’un cadre juridique et organisationnel. « Le cadre réglementaire actuel n’est pas vraiment adaptable au développement des banques islamiques. En terme de rentabilité et d’efficience, nous avons un potentiel meilleur que celui offert par les autres banques, telle la Salam Banque… ». Toutefois, l’orateur a estimé que depuis l’année 2000, la banque a connu une croissance importante, soit un taux annuel de 15%. « Aujourd’hui, nos 25 agences ne peuvent pas répondre à la forte demande. » Mustapha Bouazza, député du MSP, a estimé, quant à lui, qu’il faut aller vers une transition. « Cela nécessite des amendements des textes se référant au crédit bancaire. La question doit dépasser le niveau académique et scientifique. Un profond débat autour des professionnels, des chercheurs et des officiels s’impose ». Il a noté que le taux de 1% est insignifiant comparé à ceux des pays voisins, tels que le Maroc et la Tunisie, comme il est largement dépassé par ceux des pays du Proche et du Moyen-Orient. Il dira également que la finance islamique connaît aujourd’hui un important essor à travers le monde, notamment aux Etats-Unis, et en Europe. « L’intérêt du développement de la finance islamique a été marqué en Europe durant les années 1970, pourquoi pas en Algérie ? », s’est-il interrogé, alors que les crises financières ont alimenté l’intérêt des banques d’intégrer cette finance alternative aux côtés de leurs activités classiques.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après InfoSoir