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La grève des cheminots en Algérie jugée illégale

lundi 10 mai 2010, par Rédaction

La direction de la SNTF estime que la grève illimitée des cheminots en Algérie qui revendiquent des hausses des salaires est illégale.

La grève des cheminots en Algérie jugée illégale. Le mouvement de protestation des cheminots, spontanément initié par la base syndicale, a engendré hier d’importantes perturbations dans le transport des voyageurs et de marchandises sur le territoire national. Dans la capitale, la majorité des trains de banlieue n’a pas quitté le quai. Même le service minimum n’a pas été assuré. Par conséquent, de nombreux usagers, désirant rejoindre Alger, sa banlieue ou d’autres wilayas du pays, n’ont pas pu le faire. Les citoyens devaient se rabattre sur d’autres moyens de locomotion. D’aucuns n’ont pas manqué de pester contre ces intempestifs tracas. « C’est surprenant cette grève ! Je n’ai pas eu vent d’une telle action. Sinon, j’aurais pris mes précautions », susurre un étudiant. Au niveau de la gare Agha, le silence régnait dans les quais. Bras croisés, des préposés au guichet ne savaient pas quoi faire. Pas très loin, un groupuscule de cheminots-syndicalistes tenait des conciliabules. Le ras-le-bol est à son acmé. « Nous avons déclenché ce mouvement de grève illimitée parce que nous avons été exclus des rémunérations salariales. Ceci alors que d’autres secteurs d’activité sont concernés par les conventions de branches », tonne un syndicaliste, affilié à une section syndicale de la région d’Alger.

Si ce mouvement de grève, de l’avis des syndicalistes, a enregistré une large adhésion des cheminots à travers l’Algérie, la SNTF tente de minimiser son ampleur. « Ce mouvement est illicite et ne répond pas aux procédures légales », soutient Dakhli Noureddine, directeur des ressources humaines à la direction générale de la SNTF, lors d’un point de pressé improvisé dans l’après-midi d’hier. « Le taux de suivi national est de moins de 40% et a touché particulièrement les wilayas de Annaba, Constantine, Alger et Oran », ajoute-t-il. Selon lui, 20% des trains de la banlieue algéroise n’ont pas suivi le mot d’ordre de grève. Idem pour les trains des grandes lignes qui ont circulé à hauteur de 50% à l’Est et 33 % à l’Ouest. Interrogé sur les motifs du refus à la SNTF d’accorder des augmentations salariales, celui-ci a rétorqué que l’entreprise n’est pas, financièrement, en mesure de le faire. « Notre société connaît une situation de déficit. Nous ne pouvons pas nous permettre une augmentation aussi conséquente », indique-t-il, en rappelant que la SNTF a consenti, par le passé, des efforts « importants » en matière salariale en direction des travailleurs du chemin de fer. Entre autres « gestes » brandis comme un trophée de guerre, par l’orateur, l’augmentation des salaires liée au régime indemnitaire depuis mars 2008, la mise en place depuis septembre 2009 d’une grille des salaires et d’une autre nouvelle grille indiciaire avec une majoration de 20% du SNMG, d’ici novembre 2010.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après El Watan