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Le retard bancaire de l’Algérie a épargné le pays

mercredi 31 décembre 2008, par Rédaction

Le retard de l’Algérie dans le secteur bancaire a permis au pays d’éviter de subir directement les effets de la crise financière internationale.

L'Algérie en retard dans le secteur bancaire. La situation financière mondiale s’est nettement dégradée en 2008 depuis l’émergence de la crise des crédits hypothécaires à haut risque aux Etats-Unis l’année dernière. L’Algérie, dont le système financier et bancaire est complètement déconnecté de l’international, est restée à l’abri de cette crise. Hormis une révision à la baisse de ses prévisions en matière de recettes pétrolières après à la chute des cours du pétrole, le pays a pu être prémuni, de l’avis même de ses hauts responsables. A l’international, la première victime de ce chaos financier fut la plus petite banque d’affaires de Wall Street, Bear Stearns, à qui la Réserve fédérale américaine a évité la faillite en offrant des conditions très avantageuses à sa concurrente JPMorgan Chase pour son rachat. Bientôt, la quatrième banque d’affaires américaine, Lehman Brothers, ne trouvant pas de repreneurs déposait son bilan le 15 septembre avec 613 milliards de dollars d’engagements. Une faillite qui a fait chavirer le système bancaire mondial désormais en panne de liquidités et de confiance. « Ce qui a été dramatique a été la décision du secrétaire au Trésor Henry Paulson de laisser tomber Lehman Brothers. (...) Lorsqu’on laisse tomber un domino, tous les autres tombent », avait-on estimé trois semaines après ce drame financier. La chute de ce grand nom de Wall Street a jeté la suspicion sur tout le secteur bancaire. Les banques refusaient de se prêter des fonds, ce qui a entraîné un gel du crédit et une crise de liquidités.

Alors que Merrill Lynch était rachetée par Bank of America pour 50 milliards de dollars, les deux prestigieuses banques d’affaires, Goldman Sachs et Morgan Stanley, bénéficiaient des financements de l’Etat. En quelques jours, les annonces inquiétantes des banques et des assurances se multiplient, entraînant dans leur sillage la chute des places boursières. Au total 25 banques américaines ont mis la clé sous le paillasson, soit plus que durant les 3 dernières années puisqu’on ne comptait que trois faillites en 2007 et aucune les deux années précédentes. 1 500 milliards de dollars de pertes pour l’économie mondiale Pour tenter de sauver les meubles, le Trésor américain concevait un plan de sauvetage doté de 700 milliards de dollars, que le Congrès allait adopter le 3 octobre. Seulement, la crise ne se limitait plus aux Etats-Unis. Ainsi, en Europe, la britannique Northern Rock a été nationalisée dès février. La belgo-néerlandaise Fortis, menacée de faillite aussi, était sauvée par les fonds publics le 28 septembre. Puis la banque britannique Bradford & Bringley le lendemain. Et enfin la franco-belge Dexia, deux jours plus tard. Lents à réagir, les pays européens ont entamé une série de consultations pour tenter de mettre en place un plan de sauvetage commun, alors qu’au niveau national chaque gouvernement tentait de concocter ses propres mesures. Le gouvernement allemand a annoncé qu’il garantirait tous les comptes d’épargne privés dans son pays, la Grande Bretagne dévoilait un plan de sauvetage de 500 milliards de livres, alors que l’Islande nationalisait ses banques. Ce qui n’était qu’une crise financière s’est transformé en crise économique avec des suppressions d’emplois par milliers, des entreprises en faillite et des récessions un peu partout. Les Etats-Unis, l’Allemagne, l’Italie, Hong Kong et le Japon sont officiellement entrés en récession et l’avenir n’augure guère d’une amélioration.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant