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Les partenaires de l’Algérie déboussolés

jeudi 28 mai 2009, par Rédaction

La voie de la relance de l’investissement et de l’économie en général est loin d’être dégagée en Algérie selon les experts.

L'Algérie manque de stratégie économique. Opérateurs nationaux et étrangers et diplomates s’accordent à relever le manque de visibilité en Algérie de ce qui est appelé pompeusement « stratégie économique ». En cause, cette nouvelles disposition obligeant les sociétés étrangères d’ouvrir leurs capitaux aux nationaux à hauteur de 30%. Cette mesure qui se décline comme un acte de patriotisme économique de la 25e heure, après tant de largesses, a tôt fait de mettre en boule les partenaires étrangers de l’Algérie, contraints d’ajouter des points de suspension à leurs projets d’investissement. Premier à sonner l’alerte, l’ambassadeur des Etats-Unis d’Amérique, David Pearce, connu pourtant pour être très réservé même en plein scandale de l’agent de la CIA violeur. Le diplomate a invité certains journaux au siège de l’ambassade pour dire tout le « bien » qu’il pense de la bureaucratie algérienne. David Pearce a jugé « confuse » la dernière loi sur les fameux 30%. Plus grave encore, il a relevé un « manque de transparence avec des règles économiques qui changent ».

L’ambassadeur américain a sans doute bien résumé l’équation algérienne fondée sur plusieurs inconnues. Ces lois qui « changent » induisent, en effet, une absence de visibilité sur les moyen et long termes. Et c’est le principal frein pour un étranger qui souhaite injecter son argent dans une affaire… incertaine. C’est à peu près la même préoccupation exprimée aussi crûment par son homologue allemand Son Excellence Matei Hoffmann, pour qui « il y a des investisseurs qui veulent venir mais qui sont déboussolés. Ils attendent des clarifications ». Le diplomate allemand est allé jusqu’à écrire au gouvernement pour obtenir des « éclaircissements ». Réponse de l’ Exécutif : « Jusqu’à présent, il n’y a pas de décrets d’application ; l’ancienne loi est donc toujours en vigueur. » Allez donc savoir ! Pour le président de la Chambre du commerce algéro-allemande, les choses sont claires : « Il ne faut pas s’attendre à ce que des entreprises familiales qui n’ont jamais ouvert leur capital à quiconque, ni en Allemagne ni ailleurs, le fassent ici en Algérie ».

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après El Watan