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Les tensions entre l’Algérie et le Maroc freinent l’intégration maghrébine

lundi 22 juin 2009, par Rédaction

Les différends politiques entre l’Algérie et le Maroc causés par le conflit du Sahara Occidental freinent l’intégration économique maghrébine selon les experts.

Le Maroc et l'Algérie peine à travailler ensemble pour l'intégration maghrébine. Maintes fois évoquée mais jamais concrétisée, l’intégration économique des pays du Maghreb est depuis hier et pendant trois jours, le thème principal de l’université d’été de la Confédération des cadres de la finance et de la comptabilité (CCFC). Si les participants ont reconnu les bienfaits d’une telle intégration, ils étaient également d’accord pour identifier la contrainte politique, notamment celle entre l’Algérie et le Maroc, comme le premier obstacle devant une telle entreprise. Le professeur Abdelhak Lamiri a déclaré dans ce cadre que « la politique est un facteur de blocage qui transcende toute autre dimension ». De son côté, le président de la CCFC, M. Karim Mahmoudi, a estimé que « la politique a fait un désastre » dont le résultat est que l’intégration économique maghrébine est aujourd’hui « une thématique virtuelle » et que « l’espace maghrébin qui n’a pas de stratégie commune se cherche encore ». Pourtant, pour certains experts comme M. Lamiri, avec la crise internationale, le moment est tout à fait « opportun » pour les initiatives d’intégration. « Du point de vue économique, la crise crée des pressions et des forces qui avantagent et justifient une meilleure intégration », a-t-il dit.

M. Gilles Cloutier, professeur à l’université McGill de Montréal, a expliqué cette donne par une recherche plus accrue de sécurité dans un contexte de crise mondiale qui a mis à nu les fragilités et les failles du système économique libéral. Dans ce cadre M. Cloutier a souligné qu’une intégration régionale peut se concrétiser à la suite d’une « volonté » exprimée et/ou « par nécessité ». Or, en l’état actuel des choses, « l’insécurité engendrée par la crise mondiale rend plus contemporaine cette nécessité ». Toutefois, a-t-il admis, cette intégration « n’est pas facile car elle doit prendre en considération plusieurs éléments, notamment les sous régions et les régions limitrophes du Maghreb, ainsi que la militarisation qui est un facteur contextuel important ». Si les pays du Maghreb, notamment le Maroc et l’Algérie, arrivent à dépasser les clivages politiques, ils pourraient tirer un grand profit d’une intégration économique, car « ils pourraient par exemple intégrer et mettre en commun leurs ressources pour créer une industrie du véhicule », a souligné M. Lamiri.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant