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Mohamed Abdelaziz dénonce le roi du Maroc

dimanche 9 novembre 2008, par Rédaction

Mohamed Abdelaziz a condamné le dernier discours du roi du Maroc et interpellé les alliés du royaume à reconsidérer leur position.

Mohamed Abdelaziz critique le roi du Maroc. La réaction du président sahraoui est somme toute attendue, si l’on donne un aperçu du discours « peu souple » du roi Mohamed VI du Maroc. M. Abdelaziz, qui a vivement réagi, a accusé le régime alaouite de velléité de sabotage du processus de négociation en cours. L’intransigeance du Maroc « dans sa formule coloniale appelée autonomie » et son obstruction à la désignation du nouvel envoyé personnel proposé par le secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental demeurent une autre manœuvre du Maroc en vue de « torpiller le processus de paix », consolidé à travers l’ouverture des pourparlers directs entre les deux belligérants sous l’égide de l’ONU, a-t-il souligné à l’ouverture, dans la soirée d’avant-hier, de la 34e Conférence européenne de coordination de soutien au peuple sahraoui (EUCOCO), à Valence, en Espagne. Après avoir condamné de la manière la plus franche cette attitude du makhzen, le président sahraoui s’est adressé aux deux alliés de l’occupant marocain, la France et l’Espagne, qui demeurent parties prenantes du conflit. Cela, a-t-il dit, pour « reconsidérer la situation et les décisions, afin qu’elles soient conformes aux valeurs préconisées par l’UE, contribuant ainsi à la préservation de la sécurité, de la paix et de la stabilité dans la région ».

Affichant la disponibilité du Front Polisario à trouver une solution juste et politique qui garantisse l’autodétermination du peuple sahraoui à travers les négociations, M. Abdelaziz regrette néanmoins l’absence de pressions sur le Maroc afin de l’amener à respecter la légalité internationale, mais surtout « le silence complice de puissances influentes qui l’encouragent à continuer de violer le droit international ». De son côté, le président de l’EUCOCO, M. Pierre Galand, a affirmé toute la nécessité et l’urgence de « combattre le système mondial injuste », de rétablir les grands principes de l’Etat de droit et de réhabiliter l’ensemble des droits humains individuels, sociaux, économiques, culturels et politiques. « Si nous sommes ici, c’est parce que nous refusons que le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination soit bafoué, aussi bien par l’ancienne puissance coloniale, l’Espagne, que par le Maroc comme puissance occupante militairement et l’ONU, en tant qu’organisme qui devait garantir et mener à son terme le processus d’autodétermination », a-t-il dit. L’ambassadeur d’Algérie en Espagne, M. Hannache Mohamed, a souligné quant à lui que l’Algérie « n’acceptera jamais une solution » en dehors de la légalité internationale. Une légalité qui conforte et consacre le droit du peuple sahraoui à l’autodétermination. Tout en évoquant tous les droits de la charte des droits de l’homme, M. Hannache déclare que les Sahraouis ne demandent qu’un seul droit élémentaire : celui de l’autodétermination.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant