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Plaidoyer pour un fonds souverain en Algérie

samedi 27 décembre 2008, par Rédaction

L’Algérie devrait créer un fonds souverain pour fructifier ses réserves de change selon le spécialiste Camille Sari.

Pour un fonds souverain en Algérie. Pour tirer profit des réserves de change du pays qui, selon Camille Sari, atteignent 142 milliards de dollars et classent l’Algérie à la 10e place au monde, juste derrière l’Allemagne (150 milliards de dollars) et avant la France (125 milliards de dollars), un fonds souverain devrait être créé. « Au lieu de placer 50 % des réserves de change en bons du Trésor américain à des taux inférieurs (1,5 %) aux taux directeur des banques centrales (entre 3 % et 4 %), pourquoi ne pas créer un fonds souverain chargé de développer, en partenariat avec le secteur privé, les bases d’un développement économique équilibré », s’est demandé le conférencier, rejoignant ainsi l’avis d’Abdelatif Benachenhou sur la création d’un fonds souverain contre lequel s’opposent catégoriquement le Premier ministre, Ahmed Ouyahia, et le ministre des Finances, Karim Djoudi. « Ce fonds pourra se doter d’un conseil de surveillance et de réflexion réunissant des économistes ayant l’étoffe et la connaissance du pays mais aucune activité entrepreneuriale.

Autrement dit, ils seraient désintéressés des résultats générés par ce fonds. Les projets initiés et suivis par ce fonds remplaceraient les capitaux qui viennent pomper les richesses sans apporter un savoir-faire ou un transfert de technologie. Tous les pays du monde ont besoin de partenariats internationaux et de véritables investisseurs. Dans le domaine bancaire, ces associations devraient être mutuellement avantageuses », selon les explications de M. Sari. Auparavant, le conférencier avait fait un large exposé sur l’origine de la crise financière internationale, comme il est revenu sur l’usage fait des réserves de change de l’Algérie, rappelant que notre pays a réglé par anticipation sa dette externe, la ramenant de 31 milliards de dollars en 1999 à moins de 4 milliards à la fin de 2007. En plus des réserves importantes, a-t-il poursuivi, le solde commercial a été de plus de 40 milliards de dollars à la fin de l’année dernière. « De fait, l’Algérie semblait à l’abri de la crise. Mais elle importe pour un montant de 37 milliards de dollars par an de produits, dont près de la moitié en denrées alimentaires et en produits pharmaceutiques.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant