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Vers une réforme des retraites en Algérie

vendredi 25 décembre 2009, par Rédaction

Le droit à la retraite sera à l’avenir conditionné par 40 ans de cotisation au lieu de 32 ans selon le ministre du Travail Tayeb Louh.

Vers une réforme des retraites en Algérie. Lors de l’émission hebdomadaire Tahaoulette dont il a été l’invité, le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, Tayeb Louh a évoqué d’autres questions relevant de son département, entre autres le dossier des retraites, le nouveau code du travail et le programme national de lutte contre le chômage. Pour Tayeb Louh, augmenter le SNMG en Algérie ne suffit pas à relever le pouvoir d’achat des citoyens. Une telle mesure, dit-il, doit être consolidée par une économie forte, capable de garantir une production abondante et donc proposer des prix plus bas aux consommateurs. « Il faut appuyer les investissements nationaux, et c’est ce que nous avons fait dans le cadre des lois de finances complémentaires 2009 et 2010 », explique-t-il. Abordant le sujet des retraites en Algérie, il dira que le système actuel, imposé dans des conditions économiques particulières, représente « un danger pour le régime des retraites dont le principe fondamental est la solidarité nationale ».

Pour rappel, le gouvernement algérien veut réinstaurer l’ancien système qui accordait la retraite après 40 ans de cotisations au lieu de 32 ans (actuellement). « Annuler ce système ne signifie pas effacer les droits aux travailleurs. Au contraire, ils seront protégés, c’est notre souci », estime le ministre sans toutefois argumenter ses propos. « Aujourd’hui, il n’est plus possible de libérer des travailleurs à 50 ans pour qu’ils bénéficient d’une pension à 80 % du salaire de base et rejoindre ensuite le secteur privé. Cela n’existe dans aucun autre pays au monde ! » indique Tayeb Louh. Vantant les mérites de l’Union générale des travailleurs algériens, il indique que ceux qui refusent ces changements font dans « l’opposition occasionnelle » qui répond à « des intérêts personnels ». Sur la révision du Code du travail, les propos du ministre sont encore plus vagues. Il se contentera de préciser que la nouvelle formule sera actualisée, qu’elle regroupera toutes les lois régissant le travail en Algérie, qu’elle redéfinira les relations de travail et le contrat de travail. Ces nouvelles dispositions réguleront également la main-d’œuvre étrangère légale et clandestine et prévoient des sanctions plus sévères aux infractions commises.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Soir d’Algérie