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L’Algérie critique le protectionnisme énergétique de l’Europe

dimanche 1er mars 2009, par Rédaction

L’Algérie a par la voix du ministre Chakib Khelil critiqué la fiscalité énergétique de l’Europe qui freine selon lui l’expansion de l’industrie gazière.

Chakib Khelil s'exprime sur les relations énergétiques entre l'Algérie et l'Europe. Dans un marché gazier qui tend de plus en plus vers la globalisation, la compagnie nationale Sonatrach (Algérie) souhaiterait jouer un rôle plus prépondérant à l’international et voudrait, dans ce contexte, que l’Europe qui est son client historique fasse preuve de davantage de compréhension et de flexibilité, notamment en matière d’ouverture de son marché. Le ministre de l’Energie et des Mines, M. Chakib Khelil, a déploré hier que les compagnies exportatrices de gaz comme Sonatrach ou encore la russe Gazprom rencontrent « des difficultés » sur le marché européen. Souvent, des mesures qui ne sont pas prévues dans les lois européennes « sont imposées par les entreprises européennes ou par leurs gouvernements respectifs aux compagnies exportatrices », a-t-il souligné. Intervenant lors du forum de consultation sur le marché du gaz naturel, M. Khelil a estimé que « les barrières rencontrées par des entreprises comme Sonatrach (Algérie) à investir sur les marchés européens pour alimenter directement l’utilisateur final, notamment l’industriel, au moindre coût, constituent un frein à l’expansion de l’industrie gazière ».

Le ministre a relevé plus particulièrement « les politiques poursuivies par de grands pays consommateurs en matière de fiscalité de l’énergie » qui ne peuvent s’expliquer, selon lui, que « par des préoccupations de protection d’intérêts étroits ». Etant admis que le gaz est l’énergie la moins polluante par rapport à d’autres énergies, comme le charbon ou le pétrole, « on devrait donc lui donner des avantages fiscaux plus importants, alors qu’en Europe, il est plus taxé que le charbon », a encore relevé le ministre. Une telle situation n’est pas admissible, d’autant plus que l’Algérie n’impose « aucune contrainte ni discrimination aux compagnies étrangères » et a en plus « consenti d’énormes investissements pour développer son industrie gazière afin d’approvisionner à long terme les marchés des pays consommateurs ». Le règlement de cette problématique nécessite une reconfiguration des mécanismes de partenariats entre l’Algérie et ses partenaires européens. « Sonatrach a des ambitions de s’intégrer dans l’aval international et chacun de ses partenaires dispose de portefeuilles qui peuvent lui permettre de réaliser ces ambitions, notamment à travers les mécanismes swaps », a souligné M. Ali Hached, conseiller au ministère de l’Energie.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant