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L’Algérie s’engage pour le gazoduc transsaharien

lundi 23 février 2009, par Rédaction

L’Algérie espère convaincre les investisseurs étrangers de l’interêt économique du gazoduc transsaharien.

L'Algérie veut concrétiser le gazoduc transsaharien. Une rencontre a regroupé, il y a quelques jours, à Abuja, des responsables des compagnies pétrolières de l’Algérie, du Niger et du Nigeria. Les trois pays peaufinent la première mouture du mémorandum d’accord qu’il devrait bientôt signé, en gage de leur engagement pour la concrétisation de cet important projet en attendant la signature de l’accord de joint-venture. Long de 4.128 kilomètres, le gazoduc transsaharien pourrait transporter 20 à 30 milliards de m3 de gaz naturel du Nigeria vers l’Europe via le Niger et l’Algérie dès 2015. Le projet prévoit la construction d’une vingtaine de stations de compression. Il aboutira dans sa partie onshore, soit à Beni Saf, à l’Ouest, soit à El Kala à l’Est. Le montant total de cet investissement s’élève à 12 milliards de dollars. Deux autres gazoducs devraient entrer en production dès 2009 : le Medgaz devant relier par voie sous-marine l’Algérie à l’Espagne et le « Galsi » qui reliera l’Algérie à l’Italie via la Sardaigne. Le « Galsi », d’une capacité équivalente, sera mis en service un peu plus tard. Le gazoduc Maghreb-Europe (GME), mis en service en 1996 entre l’Algérie et l’Espagne via le Maroc et le détroit de Gibraltar, fournit déjà à l’Espagne 60% de ses besoins en gaz et dessert le Portugal (2,5 milliards de m3/an) et plusieurs autres pays de l’Europe occidentale.

Le mégaprojet algéro-nigérian « Trans-Saharan Gas Pipeline » (TSGP), le gazoduc transsaharien, devra permettre de récupérer le gaz à partir du sud du Nigeria et le transporter vers le Nord, d’alimenter cette zone et de créer des activités liées à l’énergie et de toucher le Niger qui est dépourvu de ressources énergétiques. Selon des experts, le Nigeria dispose de réserves qui représentent 10 ans de consommation européenne. Une étude économique, d’environnement et de risque a été réalisée par un bureau d’études anglais, sur initiative commune de Sonatrach et la compagnie nigériane. Cette étude a déterminé la rentabilité globale du projet qui doit relier le Nigeria à l’Algérie et à l’Europe via le Niger. Ce projet est inscrit dans le cadre du Nepad (nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique). Une rencontre avait été organisée à Bruxelles l’année dernière par les pays concernés afin de convaincre les bailleurs de fonds et les pays consommateurs de la rentabilité de ce projet. Ses initiateurs reconnaissant néanmoins qu’il est très complexe. L’Algérie insiste cependant pour sa concrétisation afin de rehausser sa position dans l’échiquier mondial des entreprises exportatrices de gaz.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après Le Financier