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L’Algérie souhaite un pétrole à plus de 70 dollars

dimanche 1er mars 2009, par Rédaction

L’Algérie et les autres pays de l’OPEP espèrent pousser le prix du baril de pétrole à plus de 70 dollars mais la mission d’annonce des plus difficiles.

L'Algérie a besoin d'un pétrole à plus de 70 dollars. Les cours du pétrole sont passés de près de 150 dollars le baril en juillet 2008 à moins de 40 ces derniers mois. La crise financière internationale à l’origine d’une récession qui frappe les Etats-Unis d’Amérique, l’Europe et la plupart des pays émergents en est la cause. « Dans le climat économique actuel, il sera quasi impossible à l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (OPEP, dont fait partie l’Algérie) de rapprocher un tant soit peu le prix du pétrole à 75 dollars le baril, niveau de prix qu’elle désire ». C’est la conclusion a laquelle est parvenue une étude réalisée par le cabinet londonien Global Energy Studies (CGES). La dégradation des perspectives mondiales, notamment aux Etats-Unis, premier pays consommateur de pétrole, a provoqué une baisse de la demande de pétrole. Ainsi, après avoir connu en 2008 son premier repli en 25 ans, la consommation mondiale devrait encore s’affaiblir cette année, selon des experts du secteur.

Le ministre de l’Energie et des Mines de l’Algérie, M. Chakib Khelil, a même parlé d’une baisse de 600 000 barils/jour de la demande. Dans ce contexte, l’OPEP a décidé de baisser sa production, mais ce ne sont pas tous les membres qui ont procédé à ces baisses, selon le rapport. Les membres doivent « encore tailler de façon importante dans leur production », à l’image de l’Iran, du Venezuela, de la Libye, du Nigeria et de l’Angola. « Si l’OPEP a toutes les peines à faire monter les prix, elle devrait avoir beaucoup moins de mal à les maintenir là où ils se trouvent », estime toutefois le cabinet. La stagnation des prix du pétrole autour des 40 dollars à New York et 45 dollars à Londres récompense les efforts que l’OPEP a mis en place jusqu’à présent, indique CGES. « Bien que la demande mondiale de pétrole ait chuté rapidement, l’offre de l’OPEP a baissé encore plus vite lors des derniers mois », et l’organisation a « retiré du marché l’excédent qui avait émergé au second semestre 2008 », expliquent-ils.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant