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L’entretien d’un véhicule en Algérie coûte cher

mercredi 2 avril 2008, par Souad

L’entretien d’un véhicule coûte relativement cher en Algérie selon Messaoud-Nacer Tahar qui est un cadre au ministère des Transports.

Entretien d'un véhicule en Algérie. Pouvoir d’achat et prix de la pièce détachée automobile en Algérie ont été au cœur des débats lors d’une conférence sur le thème « l’après-vente automobile algérienne » organisée hier en marge du Salon EquipAuto qui se tient du 31 mars au 3 avril 2008 au palais des Expositions des Pins Maritimes. Selon l’animateur de la conférence, le budget minimum que consacre annuellement l’automobiliste algérien à l’entretien annuel de son véhicule avoisine les 5 000 DA. Ce qui est relativement élevé, dira ce dernier. D’autant plus que le pouvoir d’achat du citoyen ne cesse de se laminer d’année en année et, de ce fait, nombre d’automobilistes pour les besoins d’entretien de leur véhicule vont souvent à la recherche du moindre coût lors de réparations. Et d’après Messaoud-Nacer Tahar, sous-directeur de la circulation routière au ministère des Transports, sollicité à intervenir sur le sujet, « les impératifs liés au pouvoir d’achat algérien ne laissent guère de place à l’équipement d’origine tant il est inabordable financièrement ».

Le sous-directeur lancera aussi dans la foulée : « Il faut comprendre qu’il faut concilier les impératifs de sécurité et les impératifs liés au pouvoir d’achat. » Il a aussi admis que le coût de l’entretien d’un véhicule en Algérie est très élevé : « C’est aussi une des raisons importantes de la vente de nombreuses pièces à bas prix mais de contrefaçon », a soutenu l’animateur de la conférence qui, par ailleurs, a donné raison au représentant du ministre des Transports : « Il s’agit de ménager la chèvre et le chou : les besoins de sécurité avec le pouvoir d’achat. »
A cette conférence, des importateurs de pièces détachées ont pris la parole, laissant entendre que leurs fournisseurs devraient appliquer des prix en fonction du pouvoir d’achat du pays auquel est destinée la marchandise. Un autre suggérera de professionnaliser le réseau de la distribution de la pièce détachée afin de barrer la route à la concurrence déloyale mise en évidence par la pratique de la sous-facturation qui a tendance à se généraliser. D’où l’intérêt d’instaurer de nouvelles règles à l’après-vente quand on sait la croissance du parc automobile.

Synthèse de Souad, www.algerie-dz.com
D’après La Tribune