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L’investissement dans les hydrocarbures en Algérie pourrait pâtir de la crise

dimanche 9 novembre 2008, par Rédaction

Les investissements dans le secteur des hydrocarbures en Algérie pourraient baisser à cause de la crise financière internationale.

L'investissement dans les hydrocarbures en Algérie. Selon le ministre de l’énergie Chakib Khelil, la crise financière aura un impact négatif sur les investissements dans le secteur des hydrocarbures, y compris en Algérie, dans les deux ou trois prochaines années. Avec le ralentissement de la croissance économique mondiale qui se situera autour de 3% en 2009, cette baisse d’investissement dans le secteur des hydrocarbures est engendrée par la difficulté de mobiliser des crédits bancaires. « Les compagnies pétrolières développent leurs gisements en faisant appel aux banques », expliquera le ministre. D’ailleurs, pour les projets lourds, des entreprises étrangères ont déjà annoncé des retards en terme de réalisation. Les compagnies russes ont déjà affiché des difficultés pour le financement des projets, ce qui se répercutera sur le développement des gisements. Pour les pays membres de l’Opep, l’incertitude de mobiliser des financements engendrera des retards dans la mise en application du programme de développement des gisements. Au sujet des investisseurs étrangers en Algérie, il estime qu’un baril à 60 dollars ne les dissuadera pas puisque « ce n’est pas un bas prix ». Ces mêmes compagnies ont investi lorsque le baril était à 20 dollars, a souligné Chakib Khelil. Du fait que 2008 est considéré comme année spectaculaire en terme de prix du pétrole qui ont dépassé en juillet les 140 dollars, un baril à 60 dollars n’est pas bas, a-t-il encore expliqué. Pour l’heure, les compagnies étrangères n’ont pas affiché de difficultés.

Selon lui, « les investissements seront poursuivis ». Se voulant rassurant, il a indiqué que même pour les futurs projets, l’Algérie ne court pas de risque. Au sujet de l’appel d’offres national et international pour l’adjudication des sites miniers pour la prospection et l’exploration lancé par l’Agence nationale du patrimoine minier (ANPM), le ministre a annoncé que l’ouverture des plis est prévue pour le 15 décembre. D’ici le lancement des projets, les compagnies étrangères auront largement le temps pour se décider. En direction de ces compagnies étrangères, le ministre a rassuré que « malgré la baisse du pétrole, l’Algérie ne renégociera pas les contrats déjà signés ». Les retombées de la crise financière ne se feront ressentir en Algérie que dans deux ou trois ans. L’Algérie qui a pris des engagements pour un programme d’investissement dépassant les 150 milliards de dollars doit étudier une nouvelle fois cette question. Soit, elle sera appelée à puiser dans le fonds des réserves de changes ou étaler le programme d’investissements et faire appel au financement extérieur, a proposé le ministre. Mais dans le cas où le prix du pétrole ne chute pas en dessous de 55 dollars le baril, « il n’y aura pas de problèmes dans les cinq prochaines années », a-t-il prédit. S’exprimant au sujet de la création d’un cartel du gaz, Chakib Khelil a rappelé que le gaz est vendu sur la base de contrats à long terme et que l’Algérie est tenue par des engagements commerciaux. « Nous essayons de protéger nos intérêts économiques et nous n’utilisons pas le pétrole comme un instrument politique. » En cas de création d’une organisation dans le secteur gazier, l’Algérie envisagera une adhésion dans le cas où cette organisation œuvrera pour l’amélioration des conditions pour la commercialisation du gaz.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après Le Jour d’Algérie