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La Banque d’Algérie va revoir la réglementation sur les risques de liquidités bancaires

mardi 2 novembre 2010, par Rédaction

Le gouverneur de la Banque d’Algérie a indiqué que la réglementation sur les risques de liquidité bancaire sera revue et renforcée.

La Banque d'Algérie va revoir la réglementation sur les risques de liquidités bancaires. Une nouvelle réglementation sur les risques de liquidité bancaire est en cours de préparation, a annoncé avant-hier Mohammed Laksaci, gouverneur de la Banque d’Algérie, lors d’une réunion avec les PDG des banques publiques. Le gouverneur de la BA a indiqué que cette nouvelle réglementation sera soumise au Conseil de la monnaie et du crédit avant la fin de l’année. Selon le gouverneur de la Banque d’Algérie, cette réglementation « sera en phase avec les nouvelles normes fixées par le comité de Bâle en matière de règles de supervision ». En effet, dans les indices fournis par le premier responsable de la Banque d’Algérie, les liquidités bancaires en Algérie ont atteint 1 100 milliards de DA à fin juin 2010, soit le même niveau enregistré à la fin 2009. De plus, cette liquidité bancaire est en excès depuis des années, ce qui s’exprime, selon M. Laksaci, « surtout par un excès d’épargne par rapport à l’investissement ».

C’est depuis 2002, année de l’apparition des surliquidités bancaires, que des efforts ont été entrepris pour résorber ce surplus. M. Laksaci a évoqué la possibilité « aux banques de placer leur argent en dépôts rémunérés ». Il faut dire que ces dépôts ont atteint 829 milliards de DA à fin juin 2010. Evoquant dans ce contexte l’ordonnance 10-04 amendant l’ordonnance sur la monnaie et le crédit de 2003, le gouverneur de la BA estime qu’il y a « élargissement des prérogatives de la Banque d’Algérie afin qu’elle puisse lancer tout type d’investigation au niveau des banques ». A l’avenir, la BA devra détecter « toute vulnérabilité et seuil critique au sein des organismes bancaires », explique-t-il. Aussi, indique-t-il à l’adresse des P-DG des banques, la surveillance des systèmes de paiement sera davantage renforcée avec la mise en place, durant le premier semestre 2011, d’un système de notation des banques et la mise en œuvre de la nouvelle centrale des risques qui permettra parallèlement de mieux gérer les risques bancaires.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant