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La Banque d’Algérie veut protéger les épargnants

mercredi 31 décembre 2008, par Rédaction

La Banque d’Algérie a pris des mesures visant à renforcer le système financier algérien tout en veillant à protéger les déposants et autres épargnants.

Mohammed Laksaci le Gouverneur de la Banque d'Algérie. C’est ce qu’a affirmé Abderrahmane Benkhalfa, délégué général de l’Association des banques et des établissements financiers (ABEF), qui s’exprimait sur les dernières mesures prises par la Banque d’Algérie en matière de révision à la hausse du capital des banques publiques et privées. « Toutes les banques qui existent aujourd’hui sur la place financière, sont solvables. La révision à la hausse du seuil minimal du capital, qui est passé de 2,5 milliards à 10 milliards de dinars, tend d’un côté à protéger les déposants et, de l’autre, à étendre le financement des banques aux grands projets », a affirmé, sur les ondes de la chaîne III, le délégué général de l’ABEF. Il a ajouté que l’Algérie dispose actuellement de l’un des meilleurs systèmes pour garantir les dépôts bancaires. « La place financière nationale est en expansion constante, d’où la nécessité d’une mise en place d’une législation mieux adaptée pour la régularisation du système financier », explique-t-il. Selon le délégué général de l’ABEF, le portefeuille actuel des banques, exerçant sur la place financière, pèse près de 2.400 milliards de dinars, soit plus de 25 milliards d’euros.

En dépit de la hausse de financement des projets en Algérie, estimée à 14% en 2008, il existe une surliquidité dans nos banques à cause des limites de l’économie nationale. « Il y a un déséquilibre entre les capacités financières des banques algériennes et les capacités d’absorption de l’économie nationale », note le même responsable. Questionné sur la dévalorisation du dinar de près de -20% en un seul mois, il a estimé que la parité du dinar a été moins touchée par rapport aux autres monnaies qui avaient perdu plus dans le change. Selon Aberrahmane Benkhlafa, la Banque d’Algérie a réussi à maitriser le taux de change du dinar malgré les secousses de la crise financière internationale. L’association des banques et établissements financiers algériens continue à considérer, en effet, que la revalorisation du dinar constituerait une menace pour la stabilité de l’économie nationale car elle va autoriser non seulement l’encouragement des importations inutiles, mais elle pourra accélérer les fuites des capitaux vers l’étranger. Un dinar « fort » dans une Algérie où la majorité des entrées financières viennent des hydrocarbures pourrait avoir des répercussions irréversibles sur l’économie nationale.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Financier