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La chute du pétrole inquiète le gouvernement en Algérie

vendredi 12 décembre 2008, par Rédaction

La forte chute des prix du pétrole suscite l’inquiète en Algérie où le’action du gouvernement dépend des recettes pétrolières.

La baisse du pétrole inquiète l'Algérie. Le baril de pétrole a perdu plus de 100 dollars de sa valeur en moins de 6 mois et la symbolique implacable de ce chiffre commence à susciter l’inquiétude du gouvernement qui a bâti son budget, mais aussi et surtout toute sa politique économique en Algérie, sur les seules recettes d’hydrocarbures. Bien que le fonds de régulation alimenté depuis plus de cinq ans par les excédents de recettes pétrolières procure au pays une certaine sécurité pour les quelques mois à venir, les autorités économiques algériennes, à leur tête le ministre des finances, ne sont plus aussi confiantes que par le passé. Notre argentier, qui n’ignore pas tous les excès de dépenses que l’Etat s’est permis durant toutes ces années de confort budgétaire, a de bonnes raisons de s’inquiéter. Comment constituer un budget à la hauteur des exigences démesurées de l’Etat si le prix du baril venait à descendre en dessous de la barre des 40 dollars ? Coupes budgétaires, recours au fonds de régulation, certains vont même jusqu’à évoquer l’emprunt extérieur auquel l’Algérie serait astreinte si la baisse des prix du pétrole venait à s’installer dans la durée. Le débat est ouvert et chacun y va de sa recette pour consolider le budget de l’Etat dont dépendent, est-il nécessaire de le rappeler, le développement économique et la stabilité sociale du pays.

Les dépenses incompressibles de fonctionnement de l’Etat ont, en effet, explosé ces cinq dernières années, pour payer des fonctionnaires de plus en plus pléthoriques et, de surcroît, beaucoup mieux payés que durant la décennie 1990. Les transferts budgétaires pour assurer les pensions et avantages accordés aux anciens moudjahidine en Algérie et autres ayants droit, maintes fois réajustés en hausse, engloutissent chaque année des sommes vertigineuses qu’il sera difficile d’assurer en cas de baisse drastique des recettes d’hydrocarbures. Les entreprises publiques algériennes que le gouvernement s’entête à garder dans son giron vont en outre requérir plus d’une centaine de milliards de dinars supplémentaires pour assurer leur énième assainissement financier. Pour maintenir le niveau actuel des importations qui avoisine aujourd’hui les 40 milliards de dollars, il faudrait maintenir les recettes d’hydrocarbures à un niveau à peu près semblable à celui de cette année, à savoir 80 milliards de dollars. Et il en faudra certainement un peu plus chaque année tant que l’appareil de production national ne sera pas en mesure d’alimenter en quantité mais également en qualité le marché intérieur soumis à la concurrence étrangère.

Synthèse de Rayane, www.algerie-dz.com
D’après El Watan