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La suppression du crédit automobile en Algérie en question

dimanche 2 août 2009, par Rédaction

Les professionnels estiment que la suppression du crédit automobile en Algérie portera un coup dur à l’emploi dans le secteur automobile en Algérie.

Le crédit automobile en Algérie. La mesure de suppression des crédits bancaires à la consommation contenue dans la loi de finances complémentaire 2009, « portera un coup sérieux à l’investissement et à l’emploi dans le secteur automobile en Algérie », affirme un membre du bureau de l’Association des concessionnaires automobiles algériens (AC2A), énumérant d’autres effets négatifs « indirects » qui vont découler de cette mesure. S’exprimant sous le sceau de l’anonymat, « en attendant le communiqué qui sanctionnera la réunion du bureau national de l’AC2A devant se tenir au courant de cette semaine », un membre de cette association, lors d’un entretien téléphonique avec le Jeune Indépendant, a expliqué que « la chute attendue des ventes automobiles en Algérie va se répercuter par une réduction de l’investissement des concessionnaires en matière d’ouverture de succursales et de showrooms ». Suite logique, « une telle situation portera un coup de frein à la création de nouveaux emplois directs et indirects (gardiennage et nettoyage, entre autres), et risque même de pousser les concessionnaires à une compression des effectifs actuels », poursuit la même source en indiquant que « le plus petit concessionnaire, membre de notre association, dispose de 319 emplois directs, sans compter ceux de son réseau ».

Estimant par ailleurs que « le secteur automobile en Algérie est la principale cible et victime des mesures prises par le gouvernement depuis l’année passée », la même source indique « que la taxe sur l’achat du véhicule neuf imposée l’année dernière a entraîné une chute de 10 % des ventes ». Quant à la suppression des crédits, poursuit l’interlocuteur, « elle va engendrer une chute des ventes encore plus importante », soulignant que « les ventes de véhicules s’effectuant à crédit représentent 30 à 35 % du total des ventes enregistrées en Algérie ». La chaîne des effets négatifs de la mesure de suppression des crédits à la consommation ne se résume pas au seul secteur automobile, mais le dépasse pour toucher ses autres partenaires, selon le même concessionnaire. Rappelant le principe selon lequel « trop d’impôt tue l’impôt », le représentant de l’AC2A explique « que la baisse des ventes entraînera automatiquement une baisse dans le volume des taxes à payer à l’Etat, et donc les recettes fiscales vont pâtir elles aussi de cette mesure ». Idem pour le secteur des assurances qui enregistre l’un de ses plus beaux chiffres dans le volet automobile.

Synthèse de Mourad, www.algerie-dz.com
D’après le Jeune Indépendant