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Les compagnies pétrolières en Algérie vont réduire leurs effectifs

lundi 4 mai 2009, par Rédaction

Plusieurs compagnies pétrolières activant en Algérie prévoient de réduire leurs effectifs en raison de la baisse des prix du pétrole.

Les compagnies pétrolières en Algérie vont licencier. La crise financière et économique internationale rattrape les salariés algériens des compagnies pétrolières étrangères. Des informations sur des plans de compression des effectifs menés par les sociétés étrangères spécialisées dans l’exploration de gisement hydrocarbures qui circulent depuis un mois, se confirment peu à peu ces derniers jours. De grosses pointures des hydrocarbures en Algérie, à l’exemple de l’Américaine « Halliburton Energy Services Algérie », deuxième groupe mondial de services pétroliers, et la société Schlumberger procèdent, dans la discrétion la plus totale, à des plans de « dégraissage » de leurs effectifs. Selon des informations relayées par les milieux d’affaires et la presse spécialisée, le taux de compression tourne autour de 10 à 30% de la masse salariale des deux compagnies. Les sociétés étrangères justifient ce plan de compression par « les conditions contractuelles fixées par le ministère de l’Energie et des Mines algérien trop contraignantes ». En réalité, les groupes pétroliers, en anticipant la durée de la crise économique mondiale, ajustent, dès à présent, leur masse salariale en prévision du durcissement de la conjoncture. La demande mondiale ne devrait connaître aucune variation, sinon vers le bas, selon un récent rapport de l’Opep sur la perspective du marché pétrolier en 2009. La même organisation vient donc de revoir à la baisse la production mondiale, estimée à 1,2 million de barils en moins par jour, (soit 400.000 de plus que les 800.000 initialement estimés). Premières concernées, les firmes spécialisées dans l’exploration de nouveaux gisements et dépendant des compagnies productrices.

Pour ces compagnies spécialisées dans l’exploration, à l’instar du leader mondial Schlumberger, les perspectives ne sont pas bonnes et les recherches nécessitent des investissements colossaux, parfois sans résultats probants. Il faut ainsi faire la différence entre les compagnies de services pétroliers et les compagnies pétrolières. « Les premières (Halliburton, Schlumberger, Kellog, Parker, Saïpem…), spécialisées dans l’engineering, la construction et le forage, sont victimes, au plan mondial, de la baisse du plan de charge des compagnies productrices, et en Algérie, du retard dans les appels d’offres depuis 2005. Activité à la baisse Les secondes (Exxon, Total ou Repsol) sont, elles, effectivement touchées par la crise économique puisqu’elles n’arrivent pas à vendre autant. Même si le prix du baril est encore largement suffisant pour couvrir les frais d’extraction et de traitement. « Quand elles ont un large spectre d’activités, allant de la recherche à la distribution, elles sont tout de même surtout touchées en aval, à l’image des compagnies de services pétroliers », précise un consultant en hydrocarbures. Si des compressions sont prévues à l’échelle mondiale, l’opération dégraissage en Algérie se fait en catimini. Les compagnies étrangères ont tout intérêt à agir dans la discrétion la plus totale pour éviter d’affoler un marché qui doute. D’ailleurs, le dernier rapport de l’ONG Transparency International a récemment épinglé les compagnies pétrolières et gazières, mauvais élèves en matière de transparence.

Synthèse de Samir, www.algerie-dz.com
D’après Le Financier